Williams FW 14
1991


Williams 1990
Pilotes Résultats Photos Moteur L'année 1991 Retour à Williams Williams 1992


Pilotes
       
5
Nigel Mansell
           
6
Riccardo Patrese
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Fiche technique FW 14

Moteur:
Renault V10 RS3 de 3,5 litres, à aspiration atmosphérique
Système de gestion du moteur:
Magneti Marelli
Boîte de vitesses:
Boîte transversale semi-automatique 6 vitesses Williams
Embrayage:
AP
Châssis:
en tube, poids: 50 kg
Suspension:
poussoirs
Freins:
Disques et plaquettes Carbone Industrie; actionnés par des étriers serreurs AP
Carburant:
Elf
Huile:
Elf
Largeur roues:
293mm à l'avant; 414mm à l'arrière
Pneus:
Radiaux Goodyear Eagle
Bougies d'allumage:
Champion
Voie avant:
1 739 mm
Voie arrière:
1 617 mm
Empattement:
2 817 mm
Poids:
505 kg à sec
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RENAULT V10 RS3
Configuration : 10 cylindres en V à 67°. 700 ch à 12.500 tours
Longueur: 668 mm
Largeur: 550 mm
Hauteur aux culasses : 411 mm
Poids: 137 kg
Matériaux: culasses en aluminium, blocs-cylindres, pompe à huile et carter de distribution en aluminium mince
Soupapes: rappel pneumatique
Gestion électronique du moteur et allumage statique : Magneti Marelli
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Résultats
7 Victoires & 6 pole positions sur 16 Grands Prix
Mexique R. Patrese
France N. Mansell
Grande-Bretagne N. Mansell
Allemagne N. Mansell
Italie N. Mansell
Portugal R. Patrese
Espagne N. Mansell

La FW14 dessinée par Adrian Newey est beaucoup moins heurtée et plus fluide que sa devancière, quand au V10 Renault, c'est une nouvelle version plus souple et plus puissante qui va propulser le châssis anglais. La grande nouveauté est la présence d'une boîte semi-automatique. Prenant exemple sur Ferrari, Patrick Head sera donc le premier à s'engager dans cette voie, et il est clair qu'une telle transmission promet un gain de temps non négligeable dans le passage des rapports. L'expérience acquise dans l'écurie italienne par Mansell en ce domaine sera aussi un atout de poids.
Paradoxalement, ce qui va se révéler un avantage dans le courant de la saison sera certainement une des raisons de l'échec futur des Williams et de ses pilotes au championnat. Une fois qu'elles furent au point, les Williams-Renault écrasèrent les McLaren-Honda. Mais ceci uniquement à partir du sixième Grand Prix. Les quatre premières courses furent en effet passées à fiabiliser cette nouvelle boîte avec comme maigre résultat une seconde place pour Patrese à Interlagos et pour Mansell à Monaco. Pendant ce temps, Ayrton Senna remportait impérialement les quatre victoires et creusait une avance conséquente qu'il se contentera ensuite de gérer au mieux au cours d'une saison pourtant riche en péripéties.
Lors du cinquième Grand Prix au Canada, la boite fonctionna sans problème... jusqu'au dernier tour. Nigel avait largement course gagnée lorsque dans le dernier tour, sa boite se bloqua et le moteur coupa, laissant une facile victoire à Piquet sur sa Benetton. Le fait que le moustachu crut bon de saluer ses supporters durant cette dernière boucle et donc de lâcher des mains son volant fut avancé comme explication à cette panne cruelle, mais chez Williams on parla simplement de fatalité. Une fatalité qui coûtait un nouveau Grand Prix! Le programme de gestion électronique de la boîte de vitesses fut changé et tout fut oublié quinze jours plus tard à Mexico où Patrese et Mansell signèrent un éclatant doublé qui pourtant aurait bien pu ne jamais exister: la bagarre dangereuse à laquelle se livrèrent les deux hommes faillit se terminer par un accrochage et Nigel l'entêté se résolut finalement à laisser passer Riccardo bien plus rapide ce jour-là, un Riccardo qui dut serrer les fesses, au propre comme au figuré, tant l'affrontement fut chaud et ses intestins détraqués par la tristement célèbre «turista». Mansell va prendre sa revanche en remportant les trois épreuves suivantes de manière éclatante. Dans son style tout empreint de fougue et de maestria, le «Lion» ne laissa aucune chance à ses adversaires et fut particulièrement impressionnant dans son jardin de Silverstone où il signa le meilleur temps de toutes les séances d'essais, gagna la course et établit un nouveau record du tour. Au soir du Grand-Prix d'Allemagne, il n'était plus qu'à 8 points du leader Ayrton Senna et Williams venait de dépasser McLaren d'un point. La machine tournait à plein régime et rien ne semblait pouvoir la stopper, tant les FW14 laissaient sur place les MP4/6. Les vieux démons et quelques erreurs aux mauvais moments auront raison de cette belle harmonie.
Si Mansell et Patrese réussissent à terminer deuxième et troisième derrière Senna au Hungaroring où tout dépassement est impossible, ils vont laisser filer le Brésilien en Belgique par la faute d'une boîte de vitesse en proie à de nouveaux problèmes de blocage. Nigel va gagner en Italie, mais abandonner au Portugal par la faute d'un de ses mécaniciens qui oublia de serrer un écrou de roue lors du changement de pneumatiques. Ce jour-là, la splendide victoire de Riccardo Patrese ne pouvait pas effacer toute l'amertume et la déception régnant dans le clan Williams: pour une erreur stupide (si tant est qu'il en existe d'intelligentes!), Senna, qui marquait à chaque fois avec une régularité métronomique, s'éloignait à grands tours de roues vers son troisième titre mondial.
Malgré un baroud d'honneur en Espagne où Mansell enlevait une cinquième victoire, tout fut réglé au Japon. McLaren avait mis le paquet pour s'imposer sur les terres de son motoriste et il semble que ce ne fut pas exactement le cas chez Williams ou l'on n'avait pas prévu par exemple une voiture de rechange pour chaque pilote, ce qui était le cas chez McLaren. Des détails qui peuvent avoir leur importance à l'heure du décompte final. Quoi qu'il en soit, Senna et Berger furent intouchables en course et c'est en voulant absolument tenir le rythme que Mansell perdit tout. Blotti dans le sillage de la McLaren de Senna, il fut d'un seul coup déventé dans la courbe rapide en appui après les stands et termina sa course dans le bac à graviers.
Finalement, c'est bien en début de saison que Williams et Mansell loupèrent le coche et le message était désormais clair: en 1992, il faudra être opérationnel dès le premier Grand Prix!

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L'album photo FW 14

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Brésil
Mansell Mansell Patrese
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