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1997 |
| MP4/12 | |
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|---|---|---|
|   | ![]() 10 David Coulthard |
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C'est
l'écurie qui affiche, et de loin, les meilleurs progrès.
Dans les chiffres, par exemple: 49 points l'an passé, 63 points
cette année. Aucune pole position, aucune victoire en 1996, une
pole position, trois victoires en 1997. Au point que l'an prochain, beaucoup
d'observateurs s'accordent à dire que McLaren Mercedes fera partie
des très grands favoris de la saison... Mais n'anticipons pas.
Globalement, l'action de Ron Dennis a porté sur les deux points
essentiels, châssis et moteur: il y a consacré l'essentiel
de son budget et il se murmure que, justement, McLaren dispose, avec l'apport
du cigarettier West, du plus gros budget de fonctionnement de la Formule
1. En tout cas, Ron Dennis a inauguré cette nouvelle association
en fanfare par une victoire à Melbourne, lors du premier grand
prix de la saison. McLaren n'avait plus gagné depuis l'Australie
en 1993. Le châssis donc : McLaren a fait de gros efforts de ce
côté là et la MP4/12 représente une belle avancée
comparativement à 1996. Et ce n'est pas fini car Adrian Newey,
spécialiste de la recherche et du développement chez Williams,
a renoncé à ses premières amours pour venir renforce
les rangs de Woking, officiellement à partir du mois d'août.
En attendant, il n'est pas resté les deux pieds dans le même
sabot et pour l'avoir vu prendre fébrilement des notes au dessus
du stand Ferrari à Monaco; il est facile de deviner qu'il a consacré
son repos forcé, pour clause de non concurrence avec Williams,
à travailler pour McLaren, Et la MP4/12 a bigrement évolué.
Côté moteur, c'est là que le bât a blessé.
D'ailleurs, le bilan de trois victoires est faible si l'on considère
les grands prix où les McLaren-Mercedes avaient potentiellement
la première place à leur portée : en Grande Bretagne,
en Autriche et au Luxembourg, par exemple. Ilmor, chez qui Mercedes sous
traite ses moteurs, a
pris
le taureau par les cornes devant le mécontentement généralisé
de l'équipe et de son bailleur de fonds à Stuttgart. Un
essai grandeur nature sur un banc dynamique a permis de déceler
l'anomalie (des bulles d'air dans le circuit d'huile) mais il était
trop tard. Enfin, il y a un domaine où McLaren n'a pas seulement
progressé mais carrément excellé : celui de la stratégie.
Une analyse comparative pointue a démontré aux tacticiens
de Woking que les dépassements seraient encore plus complexes en
1997 qu'en 1996. De cette constatation est née la stratégie
axée sur la voiture dotée du plein d'essence maximum au
départ de la course et le ravitaillement unique pour faire le complément
d'essence indispensable, le tout appuyé par une condition sine
qua non : un bon départ. C'est ainsi que McLaren s'est retrouvée
en position de gagner à Montréal - mais Coulthard chuta
à la fois à cause d'un mauvais train de pneus et d'ennuis
d'embrayage - et s'adjugea la victoire à Monza. A propos de départs,
c'est Coulthard qui s'impose dans ce bilan: il les a pratiquement tous
réussis, ce qui lui a permis de se trouver assez souvent aux avant-postes
pour jouer un rôle décisif. En revanche, cela lui a valu
de se retrouver également dans quelques accrochages comme à
Buenos Aires et Hockenheim. Souvent trahi par sa mécanique, Coulthard
a également connu des passages à vide, Interlagos, Monaco,
Silverstone et Francorchamps, peut-être à cause d'un châssis
insuffisamment au point. Coulthard a marqué six fois des points,
contre sept fois pour Hakkinen (huit si l'on ne devait pas tenir compte
de sa disqualification à Francorchamps). Hakkinen a abandonné
deux fois sur un incident de course - un accrochage- et il a été
trahi cinq fois par son moteur ou un accessoire afférent. C'est
dommage, car le Finlandais s'est finalement avéré plus régulier
que son équipier. Il a également pris son mal en patience,
et nombre de pilotes devraient prendre exemple sur la dignité d'Hakkinen
dans les circonstances difficiles. C'est avant tout cela qui a valu à
Mika des applaudissements à Jerez lors de sa première victoire,
plutôt que sa course proprement dite.