1997

MP4/12

Pilotes Resultats Photos L'année 1997



Pilotes
 

9
Mika Häkkinen
 
10
David Coulthard

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L'album photo MP 4/12

Australie
David Coulthard David Coulthard David Coulthard
Brésil David Coulthard David Coulthard
Espagne David Coulthard
France Hakkinen
Grande Bretagne David Coulthard Mika Hakkinen Hakkinen
Hongrie
Belgique Hakkinen
Italie
David Coulthard
Autriche Hakkinen
Luxembourg le départ Hakkinen
Japon Hakkinen
Europe

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Fiche technique MP4/12

Longueur :
4530 mm
Moteur :
Mercedes F0110-E
Cylindres :
10 en V à 75°
Long. moteur :
590 mm
Larg. moteur :
522 mm
Haut. moteur :
500 mm
Poids moteur :
126 kg
Soupapes/cylindres :
4 avec rappel pneumatique
Gestion :
TAG Electronic
Boite de vitesse :
semi-automatique longitudinale retournée
Rapports :
6+ marche arrière
Pneus :
Goodyear

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Résultats MP4/12
Les McLaren Mercedes ont frappé fort d'entrée, lors du premier grand prix. Ron Denis venait de retrouver le goût de la victoire et, toute la saison, les monoplaces argentées sont restées présentes aux avant postes.

C'est l'écurie qui affiche, et de loin, les meilleurs progrès. Dans les chiffres, par exemple: 49 points l'an passé, 63 points cette année. Aucune pole position, aucune victoire en 1996, une pole position, trois victoires en 1997. Au point que l'an prochain, beaucoup d'observateurs s'accordent à dire que McLaren Mercedes fera partie des très grands favoris de la saison... Mais n'anticipons pas. Globalement, l'action de Ron Dennis a porté sur les deux points essentiels, châssis et moteur: il y a consacré l'essentiel de son budget et il se murmure que, justement, McLaren dispose, avec l'apport du cigarettier West, du plus gros budget de fonctionnement de la Formule 1. En tout cas, Ron Dennis a inauguré cette nouvelle association en fanfare par une victoire à Melbourne, lors du premier grand prix de la saison. McLaren n'avait plus gagné depuis l'Australie en 1993. Le châssis donc : McLaren a fait de gros efforts de ce côté là et la MP4/12 représente une belle avancée comparativement à 1996. Et ce n'est pas fini car Adrian Newey, spécialiste de la recherche et du développement chez Williams, a renoncé à ses premières amours pour venir renforce les rangs de Woking, officiellement à partir du mois d'août. En attendant, il n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot et pour l'avoir vu prendre fébrilement des notes au dessus du stand Ferrari à Monaco; il est facile de deviner qu'il a consacré son repos forcé, pour clause de non concurrence avec Williams, à travailler pour McLaren, Et la MP4/12 a bigrement évolué. Côté moteur, c'est là que le bât a blessé. D'ailleurs, le bilan de trois victoires est faible si l'on considère les grands prix où les McLaren-Mercedes avaient potentiellement la première place à leur portée : en Grande Bretagne, en Autriche et au Luxembourg, par exemple. Ilmor, chez qui Mercedes sous traite ses moteurs, a pris le taureau par les cornes devant le mécontentement généralisé de l'équipe et de son bailleur de fonds à Stuttgart. Un essai grandeur nature sur un banc dynamique a permis de déceler l'anomalie (des bulles d'air dans le circuit d'huile) mais il était trop tard. Enfin, il y a un domaine où McLaren n'a pas seulement progressé mais carrément excellé : celui de la stratégie. Une analyse comparative pointue a démontré aux tacticiens de Woking que les dépassements seraient encore plus complexes en 1997 qu'en 1996. De cette constatation est née la stratégie axée sur la voiture dotée du plein d'essence maximum au départ de la course et le ravitaillement unique pour faire le complément d'essence indispensable, le tout appuyé par une condition sine qua non : un bon départ. C'est ainsi que McLaren s'est retrouvée en position de gagner à Montréal - mais Coulthard chuta à la fois à cause d'un mauvais train de pneus et d'ennuis d'embrayage - et s'adjugea la victoire à Monza. A propos de départs, c'est Coulthard qui s'impose dans ce bilan: il les a pratiquement tous réussis, ce qui lui a permis de se trouver assez souvent aux avant-postes pour jouer un rôle décisif. En revanche, cela lui a valu de se retrouver également dans quelques accrochages comme à Buenos Aires et Hockenheim. Souvent trahi par sa mécanique, Coulthard a également connu des passages à vide, Interlagos, Monaco, Silverstone et Francorchamps, peut-être à cause d'un châssis insuffisamment au point. Coulthard a marqué six fois des points, contre sept fois pour Hakkinen (huit si l'on ne devait pas tenir compte de sa disqualification à Francorchamps). Hakkinen a abandonné deux fois sur un incident de course - un accrochage- et il a été trahi cinq fois par son moteur ou un accessoire afférent. C'est dommage, car le Finlandais s'est finalement avéré plus régulier que son équipier. Il a également pris son mal en patience, et nombre de pilotes devraient prendre exemple sur la dignité d'Hakkinen dans les circonstances difficiles. C'est avant tout cela qui a valu à Mika des applaudissements à Jerez lors de sa première victoire, plutôt que sa course proprement dite.
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