Williams FW 15 1993



Pilotes Résultats Photos Le championnat 1993 Moteur


Pilotes FW 15

       

0  Damon Hill
   
2   Alain Prost

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Fiche technique FW 15

Moteur:
Renault V10 RS5 de 3 litres, à aspiration atmosphérique
Système de gestion du moteur:
Magneti Marelli
Boîte de vitesses:
Boîte transversale semi-automatique 6 vitesses Williams
Embrayage:
AP
Châssis:
en tube
Suspension:
tubes jumelés, mue par poussoir, hydropneumatique
Freins:
Disques et plaquettes Carbone Industrie; actionnés par des étriers serreurs AP
Carburant:
Elf
Huile:
Elf
Largeur roues:
293mm à l'avant; 414mm à l'arrière
Pneus:
Radiaux Goodyear Eagle
Bougies d'allumage:
Champion
Longueur:
4250 mm
Largeur:
2150 mm
Hauteur:
1200 mm
Poids:
505 kg à sec

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Renault RS5

Configuration : 10 cylindres en V à 67 degrés, 3500 cm3
Longueur: 620 mm
Largeur: 550 mm
Hauteur aux culasses : 411 mm
Poids: 137 kg
Matériaux: Culasses en aluminium, bloc-cylindres, carter principal et carter de distribution en aluminium léger
Soupapes: A commande pneumatique
Gestion électronique du moteur et allumage statique : Magneti Marelli
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Résultats FW 15
Champion du Monde Constructeurs
10 victoires, 168 points
Alain ProstAlain Prost retrouvait un volant après son année sabbatique. Comme à son habitude, le «professeur» avait mûrement réfléchi et étudié les différentes propositions. L'optique Williams lui semblait évidemment la meilleure et dès le contrat signé et dévoilé, le battage publicitaire pour 1993 démarra sur les chapeaux de roues, orchestré en grande partie par Renault qui retrouvait là celui qu'elle avait lamentablement fichu à la porte dix ans plus tôt. Les mentalités avaient naturellement évolué depuis cet échec et tout fut présenté comme étant établi d'avance: il n'y avait aucun doute là-dessus, Prost serait champion à la fin de l'année et on le fit savoir à grand renfort de médias. Aussi, lorsqu'au terme du premier tiers de la saison 1993, Ayrton Senna sur sa modeste McLaren-Ford menait au championnat de cinq points devant Alain Prost sur sa superbe Williams-Renault, une certaine gêne était quelque peu perceptible dans le clan franco-britannique.

Tout avait pourtant bien démarré au Grand Prix d'Afrique du Sud où, comme l'exprimait un panneau brandi par un supporter, «the Prostfessor is back!» («le Prostfesseur est de retour!»). Pole position, victoire et meilleur tour en course, Alain venait de prouver qu'il était toujours Alain Prost et que la FW15 valait bien la FW14B. Puis arrive le Brésil. Là aussi, pole position et début de course en tête pour le Français, la routine logiquement en train de s'installer. Comme souvent à Sâo Paulo, un énorme orage tropical explose, noyant le circuit dans une lueur crépusculaire et transformant la piste en patinoire où s'abîment une à une les voitures désemparées. Prost aurait dû rentrer changer ses pneus mais un dysfonctionnement de sa liaison radio le fit patienter un peu plus que prévu sur le bitume détrempé et rencontrer la Minardi de Christian Fittipaldi bloquée en travers sur la ligne droite des stands. Senna remporte ce jour-là une victoire populaire et opportuniste. Le Grand Prix suivant se déroule exceptionnellement sur la piste anglaise de Donington. Après l'été tropical, l'hiver britannique. Les conditions météorologiques sont insensées le jour de la course: des averses succèdent aux accalmies et les pilotes vont passer l'épreuve à changer de pneumatiques. Cinq fois pour Senna et sept (!) pour Prost. C'est un loupé magistral pour Williams qui opta à chaque fois pour la mauvaise stratégie et pour celui qui dut justement son surnom de «professeur» en partie à cause de son flair infaillible quant au choix des gommes. Au soir de ce Grand Prix d'Europe incroyable, le Brésilien possédait 26 points contre 14 pour le Français qui tirait la gueule des mauvais jours. Alain va brillamment rattraper le coup en s'imposant sans conteste à Imola et à Barcelone mais Monaco lui réservera un autre coup du sort. Encore peu habitué aux multiples aides au pilotage, Prost avait tendance à manquer ses départs depuis le début de l'année. Aussi travailla-t-il cela et en Principauté, il effectua l'envol parfait. Du moins le croyait-il car les officiels jugèrent eux qu'il avait en fait «volé» le départ et le pénalisèrent d'un «stop and go» rédhibitoire qui lui fit perdre toute chance de victoire et offrit à Senna l'occasion de gagner son sixième Grand Prix de Monaco et de mener ainsi au championnat par ces cinq points dont nous parlions plus haut. La punition infligée à Prost était d'autant plus injuste que la vidéo révéla que Schumacher, Wendliger et Berger avaient eux aussi légèrement anticipé le feu vert, mais aucun de ces trois-là ne furent pénalisés. Beaucoup virent là une ingérence inadmissible des autorités dans le déroulement des Grands Prix destinée à relancer artificiellement un championnat trop fortement promis au pilote français. Mais on n'est pas triple champion du monde pour rien et Alain Prost, loin d'être déstabilisé par ce début de saison peu conforme aux prédictions, mis «le pied dedans» et aligna ensuite quatre victoires qui vont cette fois-ci faire la différence avec Senna. Pendant ce temps, son coéquipier Damon Hill devenait de plus en plus pressant et était bien décidé à profiter lui aussi des avantages de piloter une Williams-Renault. Celui qui était arrivé en Formule 1 un peu par hasard, sans palmarès aucun, va progressivement se révéler comme un élève doué et jouer sa propre carte. Devant son public à Silverstone, il a pratiquement course gagnée malgré Prost sur ses talons lorsque la légendaire fiabilité du V10 Renault va le trahir et le contraindre à arrêter sa voiture empanachée d'une fumée blanche sur le bord de la piste et à rentrer à pied sous les vivas d'un public ayant retrouvé un nouveau héros. Ironie de l'histoire, son père Graham, alors sur BRM, avait subi le même genre de revers de fortune mais acquit la reconnaissance du public trente-trois ans plus tôt sur ce même circuit lors de sa mémorable bagarre avec la Cooper de Jack Brabham. Quinze jours plus tard à Hockenheim, le pauvre Damon aura à nouveau toute la malchance du monde sur ses épaules: après avoir mené la course de bout en bout, il devra s'arrêter dans le dernier tour à cause de l'éclatement d'un pneu et laisser passer son chef de file qui remportait là sa 51e victoire de sa longue et fabuleuse carrière. Enfin, Damon Hill va remporter son premier Grand Prix en Hongrie et ayant trouvé cela épatant, va récidiver en Belgique et en Italie. 11 dépasse alors Senna au général et devient une menace directe pour Prost qui eut à son tour son lot de poisse lors de ces trois épreuves. Mais le Français possède tout de même une avance conséquente et compte bien régler tout cela définitivement lors du Grand Prix du Portugal.

Il va effectivement régler le sort de sa carrière à Estoril, mais à tous les niveaux, attendus ou inattendus. L'attendu c'est le titre qui lui tend les bras. En terminant tranquillement second derrière Michael Schumacher, il coiffe la couronne mondiale pour la quatrième fois de sa carrière... et pour la dernière fois. Le matin même, il fit sensation en annonçant sa décision de se retirer définitivement à la fin de la saison et de laisser sa place à Ayrton Senna. Pressé par les questions des journalistes ébahis par la brutalité raisons qui le poussèrent à raccrocher plus tôt que prévu: bien que toujours passionné par le pilotage d'une F1, il était las de tout ce qui tournait autour, les intrigues mesquines et la politique. De plus, il savait Frank Williams prêt à signer Senna et ne désirait pas subir une nouvelle cohabitation à un âge où il n'avait plus rien à prouver. Il était donc temps pour lui de tourner la page. En attendant, il avait une saison à terminer et il entendait bien partir sur une dernière victoire au Japon ou en Australie. Senna le privera de ce plaisir en remportant les deux courses grâce à une McLaren miraculeusement revigorée. Alain finira les deux fois second et sur le podium d'Adélaïde, les deux hommes se souriront franchement et se serreront longuement la main. Frank Williams était heureux: il réalisait une fois de plus le doublé conducteur/constructeur et voyait se succéder au sein de son écurie deux des plus prestigieux pilotes de tous les temps.

source: La Grande Encyclopédie de la Formule 1

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L'album photo FW 15
1er essais
Estoril, 23/01/93

Afrique du Sud

Afrique du Sud Senna, Prost et Schumacher Victoire d'Alain Prost en Afrique du Sud

Brésil
Le départ Duel Hill Senna Duel Hill Senna

Europe
Le départ Senna passe Prost Senna

San Marin
  Le départ Prost attaque Senna

Espagne
Hill, Prost & Senna Damon Hill

Monaco
le départ Damon Hill Damon Hill Prost

Canada
Prost double Damon Hill Prost Victoire de Prost

France
Hill Prost Prost

Grande Bretagne
Hill & Prost Hill Prost, Senna & Schumacher

Allemagne
Alain Prost et Damon Hill Alain Prost et Ayrton Senna

Hongrie
Berger

Belgique
Hill podium

Italie
le départ podium

Portugal Prost Prost Prost podium Prost

Australie Prost

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