TF103

2003


Pilotes TF103

 

20 Olivier Panis

 
21 Cristiano da Matta


Album photo TF103


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Fiche technique Toyota TF103
Moteur RVX-03
Toyota V 10 / 90°/2998 cc
Transmission:
Boite de vitesses Toyota semi-automatique à sept rapports
Embrayage:
Sachs
Châssis (TF103):
Fibre de carbone
Suspension:
Barres de torsion opérées par poussoir, à l'avant et à l'arrière
Freins:
Brembo
Disque:
Carbon Industries / Brembo
Amortisseur:
Sachs
Jantes:
BBS Magnésium Avant 13x12, Arrière 13x13.5
Pneus:
Michelin Pilot
Electronique:
Magneti Marelli
  Dimensions
Voie avant:
1,424 mm
Voie arrière:
1,411 mm
Empattement:
3,090 mm
Poids:
600 kg (avec pilote)
Longueur totale :
4,547 mm


Résultats TF103
8e au Championnat des constructeurs
16 points

Occasions manquées
Certes, le constructeur nippon est en progrès, mais sa deuxième campagne ressembla encore trop à la première. Trop souvent de bons essais n'ont pas été concrétisés.
Manque de chance, manque d'adresse, manque d'expérience ? Sûrement un peu des trois.

La grille de année le démontre : en performances pures. Toyota était bien la cinquième force cette année, derrière les intouchables Ferrari, Williams, McLaren et Renault. Excepté à Interlagos et Zeltweg, l’équipe niponne a toujours hissé au moins une voiture parmi les dix meilleures en qualifications. Jaguar et BAR ne peuvent en dire autant, encore moins Sauber. Et pourtant, la première marque japonaise termine huitième au championnat. Compétitives, les TF1-03 l'étaient, presque partout. Mais fiables…
Douze abandons contre quinze l'an dernier : amélioration insignifiante.. A combien de reprises les espoirs du samedi se sont-ils transformés en désillusions le dimanche alors qu'une pleine brassée de points (et même l'un on l'autre podium) tendaient les bras aux rouge et blanc !
A Melbourne et Sepang, d’insolubles problèmes de pression d’essence eurent raison des débuts de course euphoriques de Panis. A Interlagos la stratégie d’Olivier (mal qualifié) est parfaite, mais il est accroché tandis qu’il précède Fisichella, futur vainqueur. Sa boîte lâche en Espagne et en sa suspension en Autriche (comme pour da Mana à Montréal et Monza) ses freins au Ring et en Italie. Les qualifs de rêve de Suzuka devaient beaucoup à la pluie, mais avec une meilleure stratégie, on pouvait rafler davantage que deux points. Le Grand Prix des Etats-Unis aurait pu être somptueux, lui aussi sans des changements de pneus aux mauvais moments. Le joli tir groupé d’Hockenheim ne pouvait, seul compenser pareil déchet. On ne devient pas Ferrari en deux ans, quels que soient les moyens déployés. La Toyota 2003 ressemblait à s’y méprendre à la Championne du monde 2002. voire a la F2003-GA. Parti d'un schéma hvperclassique l’an passé pour limiter les risques, Gustav Brunner a dû gommer un manque d’appuis rédhibitoire et s’est largement inspiré de l’œuvre de Rory Byrne, y compris sur certains plans mécaniques comme les radiateurs inclinés ou les ouïes de refroidissement dans les pontons. Panis et da Matta, irréprochables, ont tirés la quintessence d’une machine beaucoup plus agréable à conduire. Le bloc moteur s’est montré le digne héritier, puissant et fiable, de son prédécesseur, mais le déluge d’ennuis en tout genres a coupé les bolides nippons dans leur élan.
Toyota apprend, dans la douleur. l'organigramme ne cesse d'être revu, réaménagé, dans une recherche d'excellence qui nuit hélas à la cohésion