C 21 2002
Pilotes C21
         
7
Nick Heidfeld
             8
Felipe Massa
Heinz Harald Frentzen
remplace Massa au GP des USA

Fiche technique C21

Chassis:

Carbon fibre monocoque

Engine:

PETRONAS 02A

Front Suspension:

Upper and lower wishbones, inboard springs and dampers (Sachs Race Engineering), actuated by pushrods

Rear Suspension:

Upper and lower wishbones, inboard springs and dampers (Sachs Race Engineering), actuated by pushrods

Brakes:

Six-piston calipers (Brembo) front and rear; carbon pads and discs (Brembo)

Transmission:

Semi-automatic, longitudinally mounted, seven-speed transmission (Sauber), carbon clutch (Sachs Race Engineering)

Chassis Electronics:

Magneti Marelli

Tyres:

Bridgestone
265/55R13 front
325/45R13 rear

Wheels:

BBS
12J13 front
13.7J13 rear

Dimensions:

Length: 4.450 mm
Width: 1.800 mm
Height: 1000 mm
Front Track: 1.470 mm
Rear Track: 1.410 mm
Wheel base: 3.080 mm

Weight:

600 kg (driveable car including driver, tank empty)


Moteur C21
Official Designation:

PETRONAS 02A

Number of Cylinders:

10

Configuration:

90-degree vee

Displacement:

2997 cc

Cylinder Block:

Aluminium

Number of Main Bearings:

6

Number of Camshafts:

4 OHC

Camshaft Drive:

Interlocked

Number of Valves:

40

Valve Mechanism:

Pneumatic

Ignition System:

Magneti Marelli

Injection System:

Magneti Marelli

Oil System:

Oil sump

Weight:

105 kilograms


Album photo C21

Australie

Malaisie

Brésil

San Marin

Espagne  

Autriche

Monaco

Canada

 Europe  

Grande Bretagne

France

Allemagne

Hongrie

Belgique

Italie

USA

Japon


Résultats

C21

5e au Championnat des Constructeurs
11 points
0n dit qu'il est toujours plus difficile de confirmer l'année suivante. Pour sa dixième saison d'existence en Formule 1, la valeureuse équipe helvétique savait que l'exploit de l'an passé, une formidable quatrième place au championnat des constructeurs, aurait du mal à être répété. Certes, Sauber repartait avec les mêmes ingrédients : un duo de jeunes pilotes talentueux dont un débutant, un châssis étroitement dérivé de celui qui avait si bien fonctionné en 2001, un moteur Ferrari performant et éprouvé, des gommes Bridgestone ayant, elles aussi, fait leurs preuves. Mais avec Renault, BAR et Jaguar paraissant tous mieux armés, le combat s'annonçait rude. Finalement, seule l'écurie franco-anglaise est passée devant, le bon Peter continuant à faire la Nick, pardon : la nique, aux possesseurs de V10 Honda ou Cosworth. Pas de quoi rougir.
L'aérodynamique de la C20 avait constitué l'une de ses principales qualités. Elle a donc été perfectionnée sur la C21 et l'intégration du bloc ex-Ferrari n'a, comme d'habitude, guère posé de problèmes. Dès les premiers essais, l'ensemble s'est avéré performant et robuste, et les premiers Grands Prix sont venus confirmer qu'il faudrait encore compter avec les Suisses pour jouer les outsiders. Quel dommage, simplement, que les deux voitures aient été crashées d'entrée à Melbourne. A Sepang - circuit qui, jusque-là, ne leur réussissait guère -, elles ont réussi un joli tir groupé, et plus encore à Barcelone avec, là aussi, une double brassée de points. A ce moment, Sauber était à égalité avec Renault au championnat. Avec pourtant quelques regrets : au Brésil comme à Imola, la compétitivité y était, mais la fiabilité fit défaut. Ce fut plus vrai encore au Canada, où les limiteurs de régime sont devenus fous, alors qu'en Autriche Heidfeld aurait dû finir 5e sans un coup de frein trop brutal qui lui fit vivre l'accident le plus terrifiant de sa jeune carrière.
A mi-championnat, le bilan n'était pas mauvais, même si le team n'avait pas décroché de podium comme l'an dernier (peu y parviendront) et n'avait marqué que lors de deux Grands Prix. Il s'est teinté de gris par la suite, Heidfeld et Massa ne récoltant plus que trois 6e' places. La fiabilité mécanique resta pourtant bonne avec quatre abandons seulement sur l'année, dont un seul dû au moteur, mais les performances furent de moins en moins convaincantes avec une seule qualification parmi les huit meilleurs. contre cinq lors de la première partie de saison. Les quatre derniers rendez-vous furent transparents, surtout Spa et Monza où les C21 étaient subitement devenues inconduisibles. Le manque de développement dû à un budget étriqué s'est sans doute, comme chaque année, fait ressentir. En prime, le climat s'était quelque peu dégradé entre le patron et Felipe Massa. homme au cigare commençait à en avoir soupé des écarts de trajectoires du pourtant doué Brésilien, trop chaud en plusieurs occasions. De son côté, celui-ci n'a guère apprécié de devoir s'effacer devant Heidfeld en Allemagne. L'accrochage avec De la Rosa en Italie, qui lui valut comme pénalité un recul de dix places sur la grille du prochain Grand Prix - raison pour laquelle c'est Frentzen qui roula aux Etats-Unis, sans s'illustrer outre mesure - acheva de prononcer un divorce regrettable.