C15 1996
Pilotes
C15
       
14Johnny Herbert
            15 Heinz Harald Frentzen

Fiche technique
C15

La C15 est un concept "original" dont la paternité revient au seul Léo Ress. Châssis, aérodynamique, boîte de vitesses, tout est nouveau jusqu'au moteur puisque l'inédit V10 Ford Zetec-R succède au V8 Ford Zetec-R de l'an passé. A signaler que contrairement à une mode de plus en plus répandue, cette monoplace est dépourvu de direction assistée.

Chassis :
Carbon fibre monocoque
Front Suspension:
Upper and lower wishbones, combined spring/damper units (Sachs), mounted inboard with pushrod actuation
Rear Suspension:
Upper and lower wishbones, combined spring/damper units(Sachs), mounted inboard with pushrod actuation
Transmission:
Semi-automatic, longitudinally mounted, six-speed transmission (SPE), carbon clutch (Sachs)
Chassis Electronics:
Magneti Marelli
Tyres:
Goodyear
Wheels:
Speedline
Dimensions:
Lenght: 4.340 mm
Height: 1.000 mm
Wheel base: 2.920 mm
Weight:
600 kg (including liquids and driver)


Moteur
C15
Ford Zetec-R V10
Puissance :
720 ch à 15100 tours
Régime maximum :
16000 tours/minutes
Poids :
120 kg
Cylindrée :
2998 cm3
Architecture :
10 cylindre en V à 72°
Materiau :
bloc en fonte, aluminium et titanium
Soupapes :
4 par cylindre

Album photo
C15

Présentation
& essais

Europe

San Marin

Monaco

Espagne

Canada

Belgique


Résultats
C15
11 points marqués
7e au Championnat du monde constructeur

Piètre saison que celle de la seule écurie suisse du plateau : un net recul dans les points et qui ne peut s'expliquer que par les difficultés techniques de l'équipe. Les pilotes se sont tenus dans la bonne moyenne, ni meilleurs ni pires: Herbert s'est avéré égal à lui-même et, s'il a moins brillé que l'an passé, Frentzen a cependant fourni des performances parfois exceptionnelles - Interlagos, Monaco, et Barcelone, notamment - dans des circonstances qui ne l'étaient pas moins. Le jeune Allemand a donc conservé un savoir-faire intact, justifiant en cela le choix de Frank Williams pour la saison 97. Mais ses résultats se résument à cette seule phrase à l'instant des soirs difficiles : "Je ne pouvais tout simplement pas aller plus vite." En apparence, c'est le châssis C 15 qu'il convient de mettre en cause, mais ce serait aller trop vite en besogne que de s'y tenir. Une voiture de course est un compromis - c'est l'adage - et par conséquent, le moteur Ford porte sans aucun doute une part de responsabilité dans le naufrage de Sauber. Un moteur qu'il est difficile de juger, excepté par le biais de Peter Sauber qui en a parlé en termes bien sentis au cours de quelques interviews demi-saison : visiblement, il y avait du sable dans les rouages entre le constructeur et son motoriste. Mais comme chez Cosworth, qui sous-traite le V10 Zetec-R pour Ford, le silence est d'or, il est délicat de porter un jugement. Soudainement cependant, les évolutions du Zetec se multiplièrent dans le dernier quart de la saison et de "creux", le V10 devint enfin un bon moteur. Chez Ford, on était en train de préparer 97... pour l'écurie Stewart. Le salut pourrait venir de Ferrari qui fournirait son V10 à Sauber.