C 22 2003
Pilotes C22
       
9
Nick Heidfeld
           10
Heinz Harald Frentzen

Fiche technique C22
Châssis:
monocoque en fibre de carbone
Suspension:
Avant/arrière à double triangulation, poussants et barres de torsion
Freins:
six pistons (avant et arrière), pinces et disques en carbone (Brembo)
Transmission:
longitudinale à 7 vitesses (Sauber), embrayage en carbone (Sachs Race Engineering)
Electronique:
Magneti Marelli
Pneus:
Bridgestone
Roues:
OZ (avant: 12J-13 front - arrière: 13.7J-13)
Longueur:
4470 mm
Largeur:
1800 mm
Hauteur:
1000 mm
Voie avant:
1470 mm
Voie arrière:
1410 mm
Empattement:
3100 mm
Poids:
600 kg (avec pilote et lest)

Moteur C22
Official Designation:

PETRONAS 03A

Number of Cylinders:

10

Configuration:

90-degree vee

Displacement:

2997 cc

Cylinder Block:

Aluminium

Number of Main Bearings:

6

Number of Camshafts:

4 OHC

Camshaft Drive:

Interlocked

Number of Valves:

40

Valve Mechanism:

Pneumatic

Ignition System:

Magneti Marelli

Injection System:

Magneti Marelli

Oil System:

Oil sump

Weight:

? kilograms


Album photo C22

Présentation
et tests

Australie

Malaisie

Brésil

San Marin

Espagne

Autriche

Monaco

Canada

 Europe

France

Grande Bretagne

Allemagne

Italie

USA

Japon



Résultats

C22

6e au Championnat Constructeurs
19 points

Le double exploit d'Indianapolis est l'arbre qui cache la forêt : une monoplace aux lacunes aérodynamiques criantes et aux mystérieux problèmes moteurs. Sauber s'en sort bien, ses pilotes nettement moins puisqu'ils sont tous les deux remerciés.
La joie de toute l'équipe helvétique au pied du podium du Grand Prix des USA tenait aussi du soupir de soulagement. Grâce à leur opportunisme, Frentzen, 3e, et son compère Heidfeld, 5e, venaient de propulser Sauber de la neuvième à la cinquième place mondiale (devenu sixième après Suzuka), celle acquise en 2002. Dix points d'un coup là où les quinze autres rendez-vous n'en rapportèrent que neuf (trois selon l'ancien barème !) : un fameux pactole, y compris financier, pour faire oublier une saison qui avait si bien commencé mais sombra vite dans la morosité.
Les premiers rendez-vous furent en trompe-l’œil. D'excellents Bridgestone et les errements des Renault, McLaren et Williams hissent les deux C22 dans le haut de la grille en Australie. L'assèchement de la piste, en course, ne jouera pas en leur faveur mais Frentzen sauvera trois points. Un quatrième vient s'ajouter en Malaisie malgré des coupures moteur, quatre autres au Brésil en grande partie grâce aux conditions climatiques. Car, déjà, les monoplaces suisses reculent sur la grille. Au retour sur le vieux continent, les choses iront de mal en pis, avec des week-ends noirs (Espagne, Monaco, France, Allemagne) et un été de misère, imputable en partie seulement aux gommes nipponnes. La fiabilité est en baisse - onze abandons -, même si elle reste meilleure que Jaguar, BAR ou Toyota, et les voitures souffrent de récurrentes faiblesses au niveau du moteur, le pourtant incassable Ferrari de 2002. Sauber admettra sa responsabilité dans ces ennuis.

Le pire concerne toutefois le châssis. Les premiers essais hivernaux avaient d'ailleurs été inquiétants, mais le dégrossissage avait semblé porter ses fruits. La C22 souffre d'un manque criant de tests en soufflerie. Dans l'attente du nouveau "ventilateur géant", complexe ultramoderne en cours de finition à Hinwill, Willy Rampf et ses hommes ont fait avec les moyens du bord. Séances limitée (notamment chez Lola) et progrès lents à mesure des tâtonnements. La limitation des essais privés n'a guère favorisé une écurie qui a regretté de ne pas avoir opté pour la session du vendredi matin les week-ends de course.