Au volant de l'une des monoplaces les moins performantes du plateau bien qu'elle dispose d'un moteur Ferrari, Sutil effectue un début de saison discret sur le plan des résultats mais néanmoins fracassant puisqu'il s'accroche par trois fois au départ lors de ses trois premières courses. Puis il parvient peu à peu à prendre régulièrement l'ascendant sur son coéquipier Christijan Albers, causant accessoirement le licenciement de ce dernier. Il signe son premier exploit en réalisant sous la pluie le meilleur temps de la dernière séance d'essais libres du Grand Prix de Monaco. Lors du Grand Prix de Belgique, il mène une formidable course d'attaque le conduisant à doubler successivement Vitantonio Liuzzi, Jenson
Button et Jarno
Trulli, pilotes autrement plus expérimentés. Il confirme l'étendue de son talent lors du Grand Prix du Japon disputé sur le circuit du mont Fuji où, sous une pluie battante ayant provoqué de nombreux abandons, il finit 9e sous le drapeau à damiers avant de se voir attribuer sur tapis vert la 8e place suite au déclassement de Liuzzi qui l'avait dépassé sous drapeau jaune. Sutil inscrit ainsi son premier point au championnat du monde et permet à son écurie de faire de même au championnat du monde des constructeurs.