Mika Häkkinen

Finlandais. Né le 28 Septembre 1968 à Helsinki
Age:
Début en compétition : 1974, karting
Début en F1: 1991
Ecuries :
  • Lotus : 1991, 1992
  • McLaren : 1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001

  • Grands Prix : 162
    Pole Positions : 26
    Victoires : 20


    Champion du monde 1998, 1999

    L'album photo de Mika Häkkinen
    1994 - 1995 - 1996 - 1997 - 1998 - 1999 - 2000 - 2001

    1991

    1992

    1993

    1994

    1995

    1996

    1997

    1998

    1999
    Australie Hakkinen en qualification (Brésil) Hakkinen en qualification (Brésil) Hakkinen devant Coulthard dernier avant d'abandonner (Brésil) Italie : Hakkinen pendant les essais Italie : Hakkinen pendant les essais

    2000

    2001


    La Formule 1
    F1 avec Lotus - 15e au Championnat, 2 points

    Mika Hakkinen réalise dès sa première saison de solides prestations, même si la faiblesse de son matériel ne lui permet guère d'espérer mieux que de se battre au fond du peloton. (première course aux USA) - Meilleur résultat : 5e à San Marin.

    1992 F1 avec Lotus - 8e au Championnat, 11 points
    En 1992, l'arrivée d'une nouvelle voiture chez Lotus lui offre l'occasion de se mettre plus souvent en évidence. Bien que malmené en vitesse pure par son coéquipier et ami Johnny Herbert, il réalise à nouveau de belles courses qui lui permettent de terminer à la 8e place du championnat. (4e en France et en Hongrie, 5e au Portugal, 6e au Mexique, en Grande-Bretagne et en Belgique)

    F1 avec McLaren - 15e au Championnat, 4 points

    il est pilote d'essais, mais la saison de Michael Andretti est tellement décevante qu'il sera mis à pied à Estoril et remplacé par Mika pour les 3 derniers Grand Prix de la saison. Sa première qualification au Portugal résonne comme un coup de tonnerre puisqu'il devance Ayrton Senna sur la grille. En course toutefois, Häkkinen ne peut se hisser au niveau de son illustre coéquipier, mais réalise deux podiums en trois Grand Prix.

    F1 avec McLaren - 4e au Championnat, 26 points
    2e en Belgique, 3e à San Marin, en Grande-Bretagne, en Italie, au Portugal et au GP d'Europe
    Le départ de Senna pour Williams début 1994 fait d'Häkkinen le leader de l'écurie McLaren/Peugeot. Hakkinen confirme qu'il est l'une des valeurs sures du plateau. Mais au sein d'une équipe alors au creux de la vague, et instable techniquement (multiples changements de motoriste) il ne peut espérer mieux que se battre pour les places d'honneur.

    F1 avec McLaren - 7e au Championnat, 17 points
    2e en Italie et au Japon, 4e au Brésil, 5e à San Marin Fin 1995, sa carrière semble même devoir s'arrêter prématurément suite à une violente sortie de piste aux essais du GP d'Australie à Adelaide. Sa McLaren déséquilibrée par une crevaison, Hakkinen heurte à haute vitesse un muret de béton. Évacué inconscient, il restera plusieurs jours dans le coma avant de devoir observer une longue convalescence. Le Finlandais n'effectue son retour au volant que peu de temps avant le début de la saison 1996.

    F1 avec McLaren - 5e au Championnat, 31 points
    3e en Grande-Bretagne, en Belgique, en Italie et au Japon, 4e au Brésil et en Hongrie, 5e en Australie, en Espagne, au Canada et en France, 6e à Monaco . Hakkinen prouve que son accident n'a en rien entamé ses qualités de pilote (de son crash, il conserve néanmoins une très légère paralysie faciale), mais la faible compétitivité de la McLaren-Mercedes ne lui permet toujours pas de jouer la gagne.

    F1 avec McLaren - 6e au Championnat, 27 points
    1er en Europe, 3e en Australie et en Allemagne, 4e au Brésil et au Japon, 5e en Argentine, 6e à San Marin. Les choses changent en 1997 avec l'introduction par Mercedes d'un moteur dit de "nouvelle génération" qui combine à la fois performance et faible encombrement. Mais la fiabilité aléatoire du bloc allemand pose problème. Ainsi, Hakkinen doit abandonner cette année-là à trois reprises alors qu'il était en tête de la course (à Silverstone, au A1-Ring et au Nurburgring). La délivrance arrive au dernier GP de l'année à Jerez, où son coéquipier David Coulthard lui offre la victoire en vue de l'arrivée.


    F1 avec McLaren - Champion du Monde, 100 points

    1er en Australie, Brésil, Espagne, Monaco, Autriche, Allemagne, Luxembourg et au Japon
    2e en Argentine et en Grande Bretagne
    3e en France, 4e en Italie, 6e en Hongrie
    En 1998, l'écurie McLaren, renforcée par l'arrivée dans ses rangs de l'ingénieur Adrian Newey, confirme ses promesses de 1997 et Hakkinen remporte 8 victoires (soit une course sur deux). Il doit pourtant attendre le dernier GP de la saison pour venir à bout de Michael Schumacher et remporter son premier titre mondial.


    F1 avec McLaren - Champion du monde, 76 points
    1er au Brésil, en Espagne, Canada, Hongrie et Japon
    2e en France et en Belgique
    3e à Monaco,en Autriche et en Malaisie
    Hakkinen est resté au sommet : il a conquis à Suzuka son deuxième titre de champion du monde. Nombreux sont ceux qui ne sont pas véritablement persuadés que ses abandons à Imola et à Monza, les deux fois sur sortie de piste, sont véritablement de son fait : en ces deux occasions, il a perdu bizarrement sa voiture, comme s'il avait été trahi par une réaction totalement inattendue du châssis. Le bénéfice du doute, par conséquent. En revanche, et en oubliant les erreurs commises directement par son équipe perte d'une roue à Silverstone, ravitaillement manqué à Hockenheim, rappel aux stands au Nürburgring , on peut reprocher deux choses à Hakkinen : avoir pris un mauvais départ à Monaco, et avoir temporisé derrière Michael Schumacher à Sepang, sans tenter la manoeuvre d'un champion du monde en titre. Mais en contrepoint de tout cela, il y a onze pole positions et cinq victoires : c'est parlant. Et quelles victoires ! Nous en mettrons trois en exergue : Interlagos où il est revenu à la force du poignet après des problèmes d'électronique de boîte de vitesses, Barcelone où il mène de bout en bout, et Suzuka où la pression était telle qu'on lui aurait volontiers pardonné d'avoir lâché prise. Dans le fond, ce qu'on reproche à Hakkinen, c'est peut être d'avoir manqué d'étoffe pour faire la loi au sein de sa propre équipe, de n'avoir pas su convaincre Ron Dennis que le vrai patron sur la piste, c'était lui, Mika.

    F1 avec McLaren - 2e au Championnat, 89 points
    1er en Espagne, Autriche, Hongrie, Belgique
    2e à San Marin, en Grande Bretagne, Europe, France, Allemagne
    Hakkinen a été l'autre géant de cette saison 2000, il fallait au moins cela pour pouvoir donner la réplique à Michael Schumacher. Et lui seul, Mika le brave, le modeste, en a été capable. Ah ! bien sûr, contre un binôme aussi compétitif que le tandem Schumacher Ferrari, la tâche n'était pas aisée. D'autant qu'au même moment, Hakkinen ne parvenait pas à s'acclimater à une McLaren Mercedes quelquefois surprenante dans ses réactions. Mais, c'est justement dans ce domaine que le Finlandais a fait étalage de son talent et de sa vista de la course. II a courbé l'échine; il a limité les dégâts pour réapparaître au grand jour à partir du Grand Prix d'Autriche. En attendant, il avait été abandonné par les dieux de la mécanique en deux occasions déjà en Australie, puis au Brésil Et il le fut une nouvelle fois aux Etats Unis, mais hélas pour lui, ce fut à un instant crucial du championnat. Et au total, exactement comme Michael Schumacher, il n'a pas commis de grosses fautes. Peu de faux pas également qui lui soient imputables, et en quatre occasions au moins, il démontra qu'il n'avait pas été deux fois champion du monde par hasard : la pole position en Autriche où, dans (;et exercice de performance pure, il relègue Coulthard en deuxième position à près de 4/101 de seconde ; la course en Hongrie où il fut littéralement inaccessible ; le dépassement en Belgique où, prenant 1chumacher à son propre jeu, il lui montra qui était le patron, et au Japon enfin où, avec Schumacher, il démontra que l'un et l'autre boxaient dans une autre catégorie. De cette saison 2000, au terme de laquelle il s'inclina avec les honneurs, Hakkinen pourra se montrer fier, sans doute encore plus fier que de la saison 1999 à l'issue de laquelle il obtint son deuxième titre mondial.

    F1 avec McLaren - 5e au Championnat, 37 points
    II est des saisons noires. En 2001, Mika Hakkinen en a vécu une. Atteint au plus profond de lui même par la malchance (cinq abandons dans les sept premières courses, dont un à un tour de l'arrivée d'un G.P d'Espagne qu'il menait) et par une McLaren-Mercedes qui subitement se refusait à lui, tout autant que par les multiples allusions dont il a fait l'objet sur sa soudaine démotivation. Bref, il n'aurait plus été que l'ombre de lui même. C'en était trop: il a décidé de prendre une année sabbatique. Une annonce qui, une fois rendue officielle, lui a visiblement ôté un poids. Ses victoires à Silverstone et à Indianapolis lui ont fait énormément plaisir, mais également à d'autres pilotes qui vraiment ne souhaitaient pas que Hakkinen se retire de la sorte. Au vu de sa fin de saison, peut être regrette-t il d'avoir décidé de prendre une année sabbatique ? II a repris l'ascendant au sein de l'écurie McLaren. Un statut de leader qui, en fait, n'aurait jamais dû lui échapper.

    Sa carrière en bref

  • 1987 Champion de Finlande, de Suède et d'Europe en FF1600
  • 1988 Champion GM Lotus - Vice-Champion en Formule Vauxhall Lotus
  • 1989 7e au Championnat de Grande-Bretagne de F3
  • 1990 Champion de Grande-Bretagne de F3