Jean Alesi |
|
![]() |
Français.
Né le 11 Juin 1964 à Avignon. |
| 1989 |
|
| | |
| 1990 |
|
| | |
| 1991 |
![]() |
| | |
| 1992 |
|
| | |
| 1993 |
|
| | |
| 1994 | |
| | |
1995![]() |
|
| | |
| 1996 |
![]()
|
| | |
1997 |
|
| | |
| 1998 |
|
| | |
1999 |
![]() |
| | |
2000![]() |
|
| | |
2001![]() |
![]()
![]()
|
| | |
| 2002 |
|
| 1989 |
F1 avec Tyrrell - 9e au Championnat, 8 points
![]() Les débuts de Jean se font sur le bitume surchauffé du Paul Ricard, quasiment a domicile (il n'effectuera pas d'essais préalables comme il est coutume de le faire). "Essaye de te qualifier" lui glisse Ken avant les essais. Jean Alesi voit au delà, et d'emblée, prend de vitesse son expérimenté équipier Jonathan Palmer. A l'issue des premiers essais, Gerhard Berger et Nigel Mansell, les pilotes Ferrari, font violemment irruption dans le stand Tyrrell pour se plaindre du comportement du jeune avignonnais, un peu trop agressif à leur goût. Ken Tyrrell fait profil bas, mais au fond de lui, il jubile. Il vient a nouveau de mettre le doigt sur une perle rare, un diamant brut qu'il lui appartiendra de polir. Alesi vient d'offrir une nouvelle jeunesse a son patron. Le dimanche, après avoir pointé un temps deuxième, il franchit son premier drapeau à damier à la quatrième place.
Alesi achève la saison pour Tyrrell, ce qui ne lui empêche pas de parallèlement remporter le titre en F3000. |
| 1990 | F1 avec
Tyrrell - 9e au Championnat, 13 points
![]() Toujours chez Tyrrell, 1990 débute en fanfare (après avoir servi d'ouvreur au Rallye de Monte Carlo). Dans les rues de Phonix, mettant à profit la forme étincelante de ses gommes Pirelli, il s'échappe en tête dès le début de la course. Il cède finalement le commandement à Ayrton Senna, non sans lui avoir vaillamment résisté, au prix d'un mano a mano qui marquera durablement les esprits et lui vaudra les compliments admiratifs de la star brésilienne qui dira après la course "La course à la limite, c'est ainsi que je conçois le sport automobile". Un nouveau podium, quelques semaines plus tard à Monaco, toujours derrière Senna, achève de le positionner comme la future star de la F1. Bien que prestigieuse, l'écurie Tyrrell n'en finit plus de courir après sa gloire passée, et n'a pas les moyens de satisfaire l'ambitieux Alesi. D'autant plus que celui ci subit la cour effrénée des meilleures écuries du plateau. Les propositions alléchantes affluent. En provenance notamment de Williams-Renault avec qui Alesi signe un pré-contrat. Mais finalement, Alesi, le petit-fils d'immigré sicilien, ne résiste pas aux sirènes de Maranello.
|
![]() |
Aux cotés d'Alain Prost, qui fait figure de favori du championnat 1991, Alesi s'apprête à cueillir ses premières victoires. Las... la Ferrari 642 (puis 643) est un échec, et au sein de la Scuderia, les luttes intestines reprennent de plus belle. Cesare Fiorio, le directeur sportif n'y résiste pas. Limogé. Tout comme Alain Prost, en fin de saison. Auteur de performances mitigées, Alesi conserve néanmoins sa place. 3e à Monaco,
en Allemagne et au Portugal, 4e en France et en Espagne, 5e en Hongrie,
6e au Brésil. |
| 1992 |
1992 sera pire en terme de résultats, mais Alesi conquiert progressivement le coeur des exigeants tifosi, qui voient en lui l'héritier de Gilles Villeneuve, son héros d'enfance. Même fougue, même enthousiasme, même absence de calcul. Malgré une monture rétive, Alesi démontre toute son habileté au volant, notamment sur piste humide. 3e en Espagne et au Canada, 4e au Brésil et en Australie, 5e en Allemagne
et au Japon.
|
![]() |
Exceptée une encourageante 3e place d'Alesi à Monaco où le pilotage «funambulesque» de l'avignonnais sur ce tracé torturé compensa les faiblesses de la F93A, la première demi-saison fut à l'image de 1992: catastrophique. Ce n'est que dans la deuxième partie de la saison que les choses commencèrent à évoluer dans le bon sens. la F93A se fit plus docile et permit notamment à Jean Alesi de décrocher une superbe deuxième place dans le temple de Monza derrière la Williams-Renault de Hill. C'était là le meilleur résultat de Jean depuis son arrivée chez Ferrari et l'obtenir devant son public fut pour lui comme une victoire. 2e en Italie, 3e à Monaco, 4e au Portugal et en Australie. |
![]() |
En 1994, il ratera 2 courses (Aïda et Imola suite à un accident en essais privés à Fiorano). Il offrira néanmoins une sublime pole position aux tifosi, chez eux, à Monza. 2e en Grande-Bretagne, 3e au Brésil, au Canada et au Japon, 4e en
Espagne, 5e à Monaco et 6e en Australie. |
![]() |
1995 est l'année de la consécration. Le jour de ses 31 ans, Jean remporte sa première et unique victoire en F1 à l'occasion du GP du Canada. La joie était non seulement sur son visage mais aussi sur toutes les personnalités du paddock qui trouvait enfin que Jean était récompensé de son courage, de son audace et de son talent.
Victoire au Canada, 2e en Argentine, à San Marin, en Grande-Bretagne, au GP d'Europe, 5e au Brésil, en France, au Portugal et au GP du Pacifique. |
![]() |
Michael Schumacher ayant signé pour la Scuderia pour 1996, Jean ainsi que son ami Gerhard Berger font le voyage inverse. La Benetton a emmené 2 fois Schumacher au titre suprême, Jean a donc de grandes ambitions. Hélas, la B196 ne sera pas facile à mettre au point et à piloter mais Jean terminera la saison à la 4ème place du championnat et ratant de peu la victoire au GP de Monaco. 2e au Brésil, en Espagne, en Allemagne et en Italie, 3e en Argentine, au Canada, en France et en Hongrie, 4e en Belgique et au Portugal, 6e à San Marin. |
![]() |
La saison 1997 sera de la même trempe. Jean signera de nombreux podiums ainsi qu'une pole position à Monza. Les relations entre lui et Flavio Briatore ne seront plus au beau fixe et à la surprise générale, Jean révèle qu'il a signé chez Sauber pour 1998. Jean quitte donc Benetton en ayant signé une pole et 13 podiums en 2 ans. C'était loin de ses espérances. 2e au Canada, en Grande Bretagne, en Italie et au Luxembourg, 3e en Espagne, 5e à San Marin et au Japon. |
![]() |
A partir de la saison 1998, Jean ne roulera plus dans le groupe de tête mais dans le ventre mou du peloton. Il signera son dernier podium lors de l'incroyable GP de Belgique 1998. Il parviendra à amener sa Sauber sur la première ligne de la grille de départ du GP d'Autriche. 3e en Belgique, 5e en Argentine et en Italie, 6e à San Marin. |
![]() |
Un pilote aux qualités intactes, au sens de l'attaque aiguisé, au style flamboyant et au comportement fair-play. Même s'il a mené des combats au centre du peloton, Jean Alesi n'est jamais passé inaperçu malgré une voiture aux performances moyennes et qui n'a pas brillé par sa fiabilité une fois encore, notamment en matière de boîte de vitesses. Celle ci a de surcoît condamné la valeur du moteur comme celle du pilote, par des blocages intempestifs. Pourtant, l'Avignonnais a fait très souvent le spectacle, au moins dans deux domaines. Tout d'abord ses départs, toujours spectaculaires, qui lui ont permis de compenser ses positions très moyennes sur la grille; ses dépassements ensuite, sur des circuits complexes comme Francorchamps ou Suzuka, des bagarres terribles dont il est sorti vainqueur- Il reste envers et contre tout l'une des grandes vedettes et une valeur sûre de la Formule 1, dans et hors de son cockpit.
|
![]() |
C'est la
première fois en douze saisons, si l'on tient compte de l'année
1989, que le Français ne marque pas le moindre point. Un authentique
désastre, dont heureusement Alesi s'est tiré en préservant
sa réputation. Neuf abandons sur panne technique, trois accidents
qu'on ne peut lui imputer, et quelques arrivées toujours au
delà des points. Mais le Français a fait contre mauvaise
fortune bon coeur : tout le monde attendait l'une de ses légendaires
colères, il n'y en a pas eu. C'est qu'en chaque occasion malgré
tout, Alesi avait montré que son coup de volant était
resté intact: des dépassements, des démonstrations
sous la pluie, il ne pouvait que se raccrocher à cela, et il
fa fait. C'est une performance en soi car au fil des jours, il avait
de moins en moins confiance en sa voiture et en son moteur, car les
deux ne peuvent être dissociés.
|
![]() |
Après le désastre de la saison 2000, le bilan de Jean
Alesi est, cette année, déjà un peu plus conforme
à son statut. Ses six points ne sont pas grand chose mais ils
auront été chacun acquis de haute lutte. Que ce soit
chez Prost, mais aussi chez Jordan. Malgré d'excellents essais
hivernaux, la Prost ne lui a pas permis de mieux figurer. Toutefois,
sa déception mise de côté, il a donné le
meilleur de lui même et a décroché, comme parfois
lui seul sait le faire, quelques jolis résultats. Rarement
bien qualifié et souvent en proie à des problèmes
au départ, il ne doit qu'à une attaque de tous les instants
d'avoir pu entrer dans les points. Le divorce avec Prost étant
consommé, il a passé un sacré test en devenant
l'équipier de Jarno Trulli. Ce n'a pas été facile
en qualifications, mais en course, Jean Alesi a fait belle figure.
A Suzuka, il a pris le départ de son 201e et dernier Grand Prix.
|