Michael Schumacher

Allemand. Né le 3 Janvier 1969 à Hurt-Hermulheim.
Age:
Taille: 1m 74
Poids: 75 kg

Début en compétition :
1983 en karting.
Début en F1:
Belgique 1991.
Ecuries :
  • Jordan : 1991
  • Benetton : 1991, 1992, 1993, 1994, 1995
  • Ferrari : 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006
  • Grands Prix : 249
    Pole Positions : 68
    Victoires :
    91
    Points : 1369



    Champion du Monde :1994, 1995, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004
     

    L'album photo de Michael Schumacher
    1997
    - 1998 - 1999 - 2000 - 2001
    - 2002 - 2003 - 2004 -
    2005 - 2006

    1991

    1993

    1994

    1995
     

    1996

    1997

    1998

    1999
    San San San Monaco Monaco Monaco: Monaco Espagne

    2000

    2001

    2002
     

    2003

    2004

    2005

    2006

    La Formule 1

     
    F1 avec Jordan

    (une seule course : Belgique).
    F1 avec Benetton

    5e en Italie, 6e au Portugal et en Espagne (4 pts - 12e au Championnat)
    Michael Schumacher débute en Formule 1 au Grand Prix de Belgique 1991 dans des circonstances rocambolesques. En effet, le pilote titulaire de l’équipe Jordan, le Belge Bertrand Gachot, est emprisonné à Londres pour avoir utilisé une bombe anti-agression sur un chauffeur de taxi londonien, laissant ainsi Eddie Jordan sans pilote pour seconder Andrea De Cesaris.
    Willy Weber, le manager de Schumacher, saute sur l’occasion et convainc Eddie Jordan, moyennant 150 000 livres sterling (payés par Mercedes), d’engager le jeune Allemand pour le GP de Spa.
    Le mardi précédent la course, Michael effectue ses premiers tours sur une F1 sur le petit circuit de Silverstone, et il impressionne les cadres de l’équipe. Ceux-ci lui font signer une lettre d’intention, pour le GP de Belgique et les suivants, sous la contrainte car en cas de refus de ce contrat de 3 ans, il aurait été remplacé par Stefan Johansson.
    Ses premiers tours de roues sur le circuit belge marquent les esprits. Ces premiers essais feront dire, plus tard, à Frank Williams : « Spa 1991, Vendredi matin. Essais libres : ces six mots sont restés dans la mémoire de tous. Je suis depuis à l’affût de tout nouveau talent potentiel »
    Schumacher se qualifie sur la 7ème place sur la grille, égalant la meilleure qualification d’une Jordan cette saison. Peu importe que son embrayage cède au bout de 300m de course, sa carrière est lancée.
    Le plus rapide à avoir compris qu’une nouvelle comète était arrivée dans le cirque de la F1 est Flavio Briatore, patron de l’écurie Benetton sous les bons conseils de Tom Walkinshaw. Il engage Schumacher avec effet immédiat pour un contrat de 4 saisons.
    Schumacher se retrouve ainsi au volant de la Benetton B191 Ford pour le Grand Prix d'Italie à Monza, aux cotés du triple-champion du monde brésilien Nelson Piquet, et à la place du Brésilien Roberto Moreno, "gentillement" remercié par Benetton et qui lui hérite du volant de ... la Jordan.
    Il devance le Brésilien de 0.3s aux essais, et en course, il s’échappe par rapport à son coéquipier au rythme de 0.5s au tour, le tout en réussissant à ménager ses pneus pour ne pas s’arrêter de la course, contrairement aux recommandations du manufacturier Pirelli. Piquet n’en revient pas « Je ne pouvais tout simplement pas le suivre ». Le reste de la saison sera du même ordre, sauf à Adelaide où Piquet le devance en qualifications comme en course.

    F1 avec Benetton - 3e au Championnat, 53 points, 1 victoire.

    En 1992, Piquet, retraité, est remplacé par Martin Brundle aux cotés de Schumacher. Avec Schumacher, Benetton devient un acteur majeur des GP, et l'Allemand lutte régulièrement pour les premières positions derrière les intouchables Williams emmenées par Nigel Mansell, invincible jusqu'à l'obtention de son titre.
    Schumacher termine troisième du championnat du monde, derrière les pilotes Williams Mansell et Patrese, et devant les pilotes McLaren Senna et Berger. Brundle, qui n'a pas démérité, termine 6ème et permet à Benetton de récolter la troisième place au championnat du monde des constructeurs. Il sera néanmoins remercié par Briatore en fin de saison et remplacé par Riccardo Patrese. Pourtant, aussi bien Piquet que Brundle resteront les meilleurs coéquipiers que Schumacher ait eu jusqu'à ce que Barrichello rejoigne Ferrari en 2000.

    F1 avec Benetton - 4e au Championnat, 52 points, 1 victoire.

    Victoire au Portugal, 2e à San-Marin, au Canada, en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Belgique, 3e au Brésil, en France et en Espagne.
    L'année 1993 n'apporte finalement rien de nouveau à la carrière du jeune Allemand. Benetton continue à progresser, mais ne peut toujours pas rivaliser avec les Williams de Prost et de Damon Hill. Schumacher semble sans cesse progresser en vitesse, mais il est moins régulier que l'année précédente, et la fiabilité de la Benetton montre quelques failles. Il termine 9 courses, 9 fois sur le podium, gagne la deuxième course de sa carrière à Estoril, devant Alain Prost qui ce jour là glane son 4ème et dernier titre.


    F1 avec Benetton - Champion du Monde, 92 points, 8 victoires, 6 poles.

    L'année 1994 aurait du être l'année Senna. Le meilleur pilote de l'époque obtenait enfin un volant dans la meilleure voiture. Rien ne semblait pouvoir arrêter ce duo. Mais les changements de réglementation, interdisant l'électronique, firent perdre une large partie de son avance à la Williams, pendant que Benetton, sous l'impulsion toujours plus grande de Ford, progressait énormément.
    Et à l'ouverture de la saison, Michael Schumacher, à la surprise générale, venait à bout du Brésilien, qui partait à la faute en essayant de revenir sur Schumacher, qui l'avait passé aux stands lors des ravitaillements en essence, nouveau point du règlement. Un duel exaltant s'annonçait.
    Hélas, le 1er mai 1994, Ayrton Senna trouvait la mort au 8ème tour du Grand Prix de Saint-Marin, sur le circuit d'Imola, laissant Schumacher sans adversaire à sa hauteur, Schumacher qui remportait 6 des 7 premiers Grand Prix de la saison. Cette écrasante domination n'allait pas arranger le climat délétère qui s'était installé, où les polémiques sur la conformité des Benetton venaient ajouter au malaise engendré par la disparition du grand champion brésilien. La FIA ne fit ainsi plus aucun cadeau à Schumacher, et le pénalisa à Silverstone, pour avoir dépassé Damon Hill lors du tour de formation. Une faute insignifiante et fréquente à l'époque, mais jamais sanctionnée. Suite au non respect du drapeau noir présenté à cette occasion, Schumacher fut suspendu pour 2 Grand Prix. Damon Hill, qui avait courageusement repris la place de pilote n°1 chez Williams, se rapprochait ainsi au championnat, en remportant deux victoires en l'absence de Schumacher. De retour à Jerez pour le Grand-Prix d'Europe, le jeune Allemand impressionna le paddock par sa faculté à paraitre imperméable à toute sorte de pression engendrée par cette suspension. Pole, victoire et record du tour, Schumacher revenait aux affaires.
    Au Grand Prix de Belgique, Schumacher s'imposait une nouvelle fois magistralement, avant d'être à nouveau disqualifié pour fond plat non conforme. La saison se finirait donc en un duel serré entre lui et Damon Hill, brillant vainqueur de l'avant dernière course de la saison à Suzuka, sous la pluie, devant Schumacher, et sur une Williams en net progrès en cette fin de saison.
    Le Grand Prix d'Australie à Adélaïde tint toutes ses promesses jusqu'au 36ème tour. Schumacher était à l'attaque constante sur sa Benetton qui montrait ses limites, et Damon Hill non moins brillant suivait le rythme. Les deux pilotes étaient seuls au monde, Mansell, de retour pour épauler Hill, était à plus de 50s. Soudain Schumacher sortit large, perdit l'arrière de sa voiture, et effleura le mur et endommagea sa suspension avant. Damon Hill, n'ayant pas remarqué le choc, essaya de s'infiltrer à l'intérieur et Schumacher ferma la porte. L'accrochage entraîna l'abandon des deux pilotes. Triste fin pour une saison de tous les regrets et de toutes les amertumes.


    F1 avec Benetton - Champion du Monde, 102 points, 9 victoires, 4 poles.

    En 1995, Benetton abandonnait le moteur Ford et héritait du V10 Renault, alors meilleur moteur du plateau et équipant avec succès l'équipe Williams depuis plusieurs années. D'aucuns pensaient que la saison serait une formalité. Toutefois, l'adaptation du moteur au châssis posa quelques problèmes et Schumacher connut un début de saison difficile. Il parvint à s'imposer au premier Grand-Prix, au Brésil (fut disqualifié quelques jours puis réabilité), mais fut défait en Argentine et à Imola. Les choses rentrèrent dans l'ordre à partir du Grand Prix d'Espagne, et Schumacher entama sa marche triomphale vers son deuxième titre, remporté ce coup-ci sans polémique et sans discussion, glanant 9 victoires, record de victoires en une saison de Mansell égalé (avec toutefois 17 grand-prix disputés contre 16 pour le Britannique). Schumacher devint ainsi le plus jeune double-champion du monde de l'histoire et rien ne semblait pouvoir arrêter sa domination dans les années à venir. Mais, probablement conscient des réserves que l'on pouvait émettre sur la valeur de son règne en l'absence de Senna, Schumacher décida, au milieu de la saison, de signer chez Ferrari, toujours à la recherche de son premier titre pilote depuis le sacre de Jody Scheckter en 1979. Cette annonce fit l'effet d'un coup de tonnerre dans le paddock, d'aucuns n'hésitant pas à dire que Schumacher allait s'enterrer chez la Scuderia. Prost s'exclama: "Michael? Chez Ferrari? Impossible!". Quant à Bernard Dudot, chef du département moteur chez Renault, il était dépité : "Les Ferrari terminent à un tour quand elles terminent. Avec nous Michael aurait continué à enchaîné les titres. Vraiment je ne comprends pas". Quant à Flavio Briatore, il lançait un prophétique (et malheureux) "Nous verrons bien qui de Schumacher ou de Benetton a fait l'autre". Jean Todt, lui, lançait : "Ferrari fait partie de l'Histoire de la course automobile. Michael sait que si il arrive à faire gagner Ferrari, il entre dans la légende".

    F1 avec Ferrari - 3e au Championnat, 59 points, 3 victoires, 4 poles.

    Le premier contact de Schumacher avec les tifosi est tout juste poli. Il arrive à Fiorano entouré de gardes du corps, se fait insulter, et ne cherche pas, lors du premier roulage, à battre le record du tour, en dépit de la tradition qui veut que tout grand nom débarquant chez Ferrari inscrive son nom sur les tablettes du circuit. Schumacher provoque un mélange de respect et de défiance, d'espoir et de doutes. On attend beaucoup de lui, mais dans le même temps il a fait partir Berger et surtout Alesi, très cher au cœur des tifosis.
    A Melbourne, les Ferrari se qualifient en deuxième ligne. Schumacher abandonne et Eddie Irvine, le coéquipier de Schumacher, termine troisième. Mais le circuit peu exigeant d'Albert-Park cache des problèmes de la Ferrari, mal née, et qui a perdu un de ses atouts de la saison précédente : un moteur 12 cylindres, qui bien que brutal, développait la plus grande puissance de la Formule 1. Il faudra désormais compter avec un V10.
    Dès le GP du Brésil, le tableau se noirci. Schumacher concède un tour à Damon Hill et presque autant à Alesi, qui le remplace chez Benetton, sous la pluie pourtant. Il peut tout juste lutter avec la Jordan-Peugeot de Barrichello et les McLaren. Quant à Irvine, il est presque à deux tours du vainqueur. La Ferrari souffre d'une instabilité du train arrière. Irvine, plusieurs années plus tard, dira qu'elle est la voiture la plus désagréable et la plus difficile qu'il n'ait jamais eu à piloter, point sur lequel Schumacher sera parfaitement d'accord.
    Une fois le train arrière changé, les progrès commencent à se faire sentir. Lors du 4ème GP de la saison, au Nurburgring, Schumacher deuxième termine à quelques mètres de la Williams de Jacques Villeneuve, vainqueur ici de son premier grand-prix. Au GP suivant, il signe la pôle (sa première en rouge) et termine une nouvelle fois deuxième, à 16 secondes de Hill, son rival des années Benetton, toujours sur Williams. Si Schumacher ne peut pas encore prétendre rivaliser avec les Williams, il arrive désormais à prendre le dessus sur les Benetton-Renault et surtout se détache nettement des McLaren d'Häkkinen et de Coulthard et des Jordan de Barrichello et Brundle. A Monaco, il réalise une sublime pole position, reléguant son poursuivant immédiat à plus d'une demi-seconde. Le jour de la course, la pluie est de la partie. Tout s'annonce bien pour l'Allemand, qui va pourtant faire une grossière erreur au virage du Portier dans le premier tour, gâchant ainsi une bonne chance de victoire, la première avec Ferrari. Furieux contre lui-même, Schumacher n'a pourtant ni le temps ni le caractère pour se livrer à une introspection métaphysique, comme l'avait fait Senna en 1988, pour une faute sensiblement au même endroit. En effet, le GP suivant est le GP d'Espagne, couru dans des conditions météo dantesques. Cette course est probablement à ce jour la plus grande démonstration de brillance de la carrière de Schumacher.
    Qualifié en deuxième ligne, la voiture cale presque au moment du départ. Aucune vitesse ne passe. Schumacher se retrouve débordé par 7 voitures, et parvient finalement à s’élancer. Il entame le premier virage en dixième position. Dans un nuage d'eau, Schumacher passe 4 concurrents dans ce premier tour. Il est sixième à 6 secondes de Villeneuve en tête. Irvine sort au deuxième tour : Schumacher 5ème. Lors du 3ème et 4ème tour, Schumacher, bloqué derrière Berger perd 2 secondes supplémentaires sur Villeneuve et est désormais à 8.5 secondes. Hill part dans l'herbe au 4ème tour. Schumacher 4ème. Dans le même tour, il passe Berger et établit le record du tour. A la fin du 6ème tour, il est déjà dans les roues d'Alesi qui n'a pas quitté Villeneuve depuis le début. Au 8ème tour, il passe Alesi. Au 11ème il passe Villeneuve et établit un nouveau record du tour. Au 12ème tour il prend 4 secondes à Villeneuve, et fait de même les 20 tours suivants, jusqu'à ce qu'à mi-course, le moteur se mette à tourner sur 8 cylindres. Il termine la course sur un rythme tranquille, et franchit la ligne avec 50 secondes d'avance sur Alesi.
    Malheureusement, cette première victoire avec Ferrari allait marquer le début d'une période noire, alors qu'elle avait soulevé une vague d'espoir.
    Trois abandons allaient suivre, dont un dans le tour de chauffe du GP de France. La tempête menaçait Ferrari. Les promesses entrevues plus tôt dans la saison, les fondations pour la saison suivante, tout cela était à marée basse. La presse transalpine se déchaînait, et Todt présenta sa démission. Schumacher alors monta en première ligne pour le défendre. Le département qualité fut restructuré, et la Ferrari retrouva de la fiabilité en Allemagne, où Schumacher termina 4ème. En Hongrie il décrocha la pôle, mais il ne vit pas le drapeau à damiers. Arriva alors Spa, et Schumacher y remporta la première victoire sur le sec, malgré du jeu dans sa direction qui faillit le contraindre à l'abandon. Schumacher avoua qu'il avait été effrayé par les risques. Il gagna à nouveau à Monza devant des Tifosi en délire, et finit l'année en 3ème position du championnat après une troisième place au Portugal, et une deuxième place au Japon.

     F1 avec Ferrari - Disqualifié au Championnat, 5 victoires, 3 poles
    En Australie, il se qualifia en deuxième ligne aux cotés de David Coulthard et sa McLaren, et derrière les deux Williams, Eddie Irvine étant en 3ème ligne aux cotés d’Häkkinen. Il termina 2ème à 20 secondes de Coulthard. Au Brésil il se plaça en première ligne. Mais en course il ne fut pas dans le rythme et se fit dominer par les Williams, les Benetton et les McLaren.
    Après avoir été sorti par Rubens Barrichello au départ du GP d’Argentine, Schumacher fut performant à Imola, terminant deuxième derrière Frentzen, et se plaça en deuxième place au championnat, avec 14 points, derrière Villeneuve 20 points , et devant Coulthard, Berger, Häkkinen, Frentzen et Irvine, avec 10 points.
    La pluie au Grand Prix de Monaco 1997 allait permettre à Schumacher de réaliser une des plus grandes courses de sa carrière. Une demi-heure avant le départ, une averse détrempa la piste. Puis le temps revint au beau. Williams et McLaren optèrent pour une course sur le sec, et chaussèrent des pneus slicks. Schumacher opta au dernier moment pour son mulet, en réglages et pneus intermédiaires. Lors du tour de formation, la pluie reprit. Chacun sut alors si il avait ou non fait le bon choix.
    Schumacher prit 6 secondes à Giancarlo Fisichella dans le premier tour, 5 secondes au suivant, 4 secondes aux tours suivants. Il termina 53 secondes devant Barrichello. « C’est pour moi la meilleure course de Schumacher, dit Nigel Stepney, le chef mécano de Schumacher. C’est un avis personnel, mais maîtriser Monaco sous la pluie correspond au top. Son succès à Barcelone en 1996 fut fantastique, mais simplement, j’aime sa victoire à Monaco ». Johnny Herbert, généralement pas avare de remarques envers l’Allemand, n’était évidemment pas d’accord : « Il a réalisé une grande performance. Toutefois je crois qu’il a été encore plus fort à Barcelone ». Il prit la tête du championnat.
    Le reste de la saison continua sur ce chassé-croisé entre Schumacher et Villeneuve au championnat, sans que jamais les deux ne montent ensemble sur un podium ou ne s’affrontent directement en course. Jusqu’à l'ultime grand-prix de la saison, à Jerez. L’affrontement eu lieu, et se termina dans le bac à sable pour Schumacher, après qu’il ait essayé d'harponner Villeneuve. Si la saison 1997 de Schumacher a atteint des sommets, elle se termine au plus bas. Disqualifié, Schumacher ne figura pas sur les tablettes du championnat.


     F1 avec Ferrari - 2e au Championnat, 86 points, 6 victoires, 3 poles.

    1998 commence sous le signe de la domination des McLaren : première ligne et doublé des Mclaren en Australie avec un tour d’avance sur Frentzen, toujours chez Williams, première ligne et doublé au Brésil, avec une minute d’avance sur Schumacher. Cette domination écrasante provient en partie des gommes Bridgestone que chaussent les McLaren. Les Bridgestone après quelques coup d’éclats en 97, montrent qu’ils sont supérieurs aux Goodyear de la Ferrari en ce début de saison, d’autant plus Goodyear est sur le départ et se retire de la F1 en fin de saison. Schumacher passa beaucoup de temps cette année là à mettre de la pression sur Goodyear pour obtenir de leur part une totale implication. Les premiers bénéfices furent palpable au troisième Grand Prix, en Argentine, où Schumacher put se hisser en première ligne, et remporter la victoire devant Mika Häkkinen. Dans l’ensemble, la saison fut une confrontation entre la performance des McLaren et la fiabilité des Ferrari. Les progrès continus de chacun dans leur point faible déboucha sur un affrontement plus ou moins équilibré sur le dernier tiers de la saison, où se détachèrent Schumacher et Häkkinen. L’affrontement final de Suzuka n’eut pas lieu, Schumacher cala sur la grille (il effectua son tour de chauffe trop rapidement, le peloton arrivant plus lentement sur la grille, l'embrayage de la Ferrari colla), et fut victime d’une crevaison alors qu’il remontait jusqu’à la troisième place. Häkkinen remporta la victoire et le titre, et McLaren le titre constructeur. Un résultat logique et mérité au vu du déroulement de la saison. Cependant la montée en puissance de Ferrari se poursuivait.

    F1 avec Ferrari - 5e au Championnat, 44 points, 2 victoires, 3 poles.

    Bien qu'ayant manqué six grands prix pour cause d'accident grave lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, l'aîné des Schumacher est bien le meilleur pilote du monde à l'heure actuelle, et il l'a prouvé cette année encore, malgré cette longue absence, cette traversée du désert de près de cent jours. Les images les plus marquantes qui restent dans la mémoire des observateurs sont, en remontant le temps, l'extraordinaire pole position obtenue par le pilote de la Ferrari n°3 au Japon, cela au terme d'une bataille de titans contre Mika Hakkinen, sur le circuit de Suzuka, une piste dangereuse, extrêmement technique, ne pardonnant aucune erreur et exigeant une exceptionnelle bravoure. Suzuka, c'est un monstre, et en termes de performances pure, Michael Schumacher l'a vaincu. Plus loin dans le temps, il y a le Grand Prix de Malaisie : avec l'appui de la Scuderia Ferrari, l'Allemand a fait étalage de son sens tactique et de sa maîtrise, il a littéralement survolé les débats pour offrir finalement la victoire à son équipier Eddie Irvine, selon les desiderata de la Scuderia. Sur le podium, Hakkinen était au bord de l'extinction, Irvine était défait et Schumacher recevait les honneurs, pas même décoiffé, et le teint frais. Pour un pilote revenant d'un accident l'ayant laissé avec une double fracture à la jambe droite, c'est exceptionnel. Bien sûr, ces deux prestations ne suffisent pas à classer Schumacher en haut de l'affiche car on ne peut uniquement mesurer le talent d'un pilote à l'aune de l'énergie qu'il déploie. II y a également dans ce classement les résultats du début de saison, et notamment ses deux victoires à Imola et à Monaco. Au Grand Prix de Saint Marin, le pilote allemand a effectué une course superbe, de celles qu'il aime tout particulièrement : un round d'observation, puis une stratégie passant de un à deux ravitaillements, avec l'obligation d'aligner des tours à bout de souffle comme en qualifications. Dans ces circonstances, Michael Schumacher donne sa vraie mesure : il pilote à la limite, et trouve de concert la possibilité de contrôler le fonctionnement de sa machine en même temps qu'il parle à son équipe. Sa copie vaut alors 20/20, la note maximale. Quant à Monaco, il a effectué un parcours qui nous a rappelé les trajectoires millimétrées d'un Alain Prost ou d'un Ayrton Senna. Du travail parfait. II y a aussi les fautes, qui sont à la mesure des succès. Celle de Montréal fut colossale, il l'a reconnu lui même, mais elle fut la seule à mettre à son compte. Le départ moyen de Suzuka exige une analyse technique trop poussée pour qu'on puisse en juger aujourd'hui. En résumé donc, un parcours exceptionnel qui le place en cinquième position au championnat du monde, avec dix grands prix seulement.


    F1 avec Ferrari - Champion du monde, 108 points, 9 victoires, 9 poles.

    Pour le chef de file de Ferrari, cette saison 2000 constituait un triple enjeu : entrer dans le club des triples champions du monde sept en tout dans l'histoire du championnat depuis 1950 avec une mention spéciale à Juan Manuel Fangio avec cinq titres, et à Prost avec quatre titres , redonner à Ferrari ce titre "Pilotes" depuis Jody Scheckter en 1979 et, enfin, démontrer preuves et chiffres à l'appui qu'il est le meilleur pilote du monde actuellement en exercice. Certains commençaient d'ailleurs à en douter, eu égard aux performances comparées de Mika Hakkinen. Ce triple pari, Michael Schumacher l'a gagné au delà de toute espérance. Bien servi par une machine remarquable dans la plupart des domaines, il n'a pas faibli sur la quasi totalité du parcours des dix sept grands prix de la saison, et, en Allemagne seulement, le doute a pu l'habiter l'espace d'un instant après un accident au départ. Sinon, il n'a rien lâché: il a gagné neuf grands prix, c'est une somme, c'est un record au palmarès duquel il a ajouté son nom pour la deuxième fois, (neuf victoires déjà en 1995 avec sa Benetton-Renault) à côté de celui de Nigel Mansell, neuf victoires en 1992 avec Williams Renautt. Quatre abandons ont ponctué son parcours : il a été deux fois trahi par sa mécanique, à Monaco et en France, et deux fois accidenté au bout de quelques dizaines de mètres après le départ, en Autriche et en Allemagne, et ce sont précisément les mauvais départs qui ont été son talon d'Achille. Mais, dans la plupart des cas, il a pu rétablir la situation grâce à la stratégie de la Scuderia dont les caciques n'ont jamais été en panne d'imagination. Si ce n'est pas la perfection, ça y ressemble.


    F1 avec Ferrari - Champion du monde, 123 points, 9 victoires, 11 poles.

    Les chiffres ne trompent pas, Michael Schumacher a largement dominé cette saison 2001. Avec presque deux fois plus de points que son dauphin, il a assommé la concurrence, s'adjugeant le titre lors du G.P. de Hongrie, soit à quatre courses de la fin. Le désormais quadruple champion du monde a pu compter, et ce dès l'ouverture de la saison, sur une Ferrari ultra compétitive (onze pole positions) et surtout sur une fiabilité insolente. Deux abandons seulement au compteur, de quoi engranger des points précieux. Car, s'il a remporté neuf courses, Michael Schumacher a su également, quand la victoire ne lui était pas possible, se contenter de points intermédiaires mais qui, au final, pèsent lourd dans la balance. Sans compter que Barrichello n'a pas manqué, lorsque la situation l'exigeait, de s'effacer devant son chef de file (au G.P. d'Autriche). Parfois bien servi par la chance, le leader incontesté de la Scuderia a souvent regretté que son véritable challenger à ses yeux, Mika Hakkinen (et non David Coulthard), ait connu une année noire.


    F1 avec Ferrari - Champion du monde, 144 points, 11 victoires, 7 poles.

    L’année des records. La Ferrari F2002 s’avéra être l’arme absolue aux mains de Schumacher : 11 victoires, 144 points au championnat. Des records qui n’étaient pas près d’être battus. Et il rejoint le légendaire Fangio au palmarès des multiples champions, avec cinq titres. L'année est néanmoins marquée par le funeste GP d'Autriche où après avoir mené la course de bout en bout, Barrichello est contraint de céder la victoire à Michael à quelques mètres de l'arrivée. Michael expliqua son désarroi en offrant la plus haute marche du podium et la coupe allant avec à Rubens. Ferrari fut condamnée à une lourde amende par la FIA non pas pour la consigne d'équipe mais pour non respect du protocole du podium. Une façon de sanctionner quand même cette consigne.


    F1 avec Ferrari - Champion du monde, 93 points, 6 victoires, 5 poles.
    .
    On a cru un peu vite que le baron rouge avait perdu ses ailes. C'est vrai, en début de saison, il fut méconnaissable. Erreur en Australie, rebelote en Malaisie, sortie de piste sous le déluge au Brésil : une page de l'histoire de la F1 venait-elle de se tourner ? Non. Entre Imola (avec la F2002) et Zeltweg (avec la nouvelle la F2003-GA), Schumacher a rappelé à tous qui était le patron. L'été fut plus délicat à cause de pneus inférieurs à ceux de ses rivaux, mais il a su faire le gros dos - même quand il fut sur le point de se noyer à Silverstone et surtout Budapest - pour récolter des points précieux, non sans avoir infligé une sévère leçon tactique à son frère au Canada. Et alors que d'aucuns voyaient Montoya lui porter l'estocade, Michael s'est transcendé à Monza et Indy pour signer deux de ses plus beaux succès. Le final au Japon, rendu délicat par la pluie des essais lui valant une 14e place de grille, fut quelconque mais sans porter à conséquence. Certes, avec une monoplace moins souveraine, il n'a pas tué le championnat comme ces deux dernières années, mais Schumi reste le meilleur performeur 2003, le plus régulier aussi. Avec six titres, le voici désormais seul sur sa planète.


    F1 avec Ferrari- Champion du monde, 148 points, 13 victoires, 8 poles.

    Le temps et les honneurs à répétition n'ont décidément aucune prise sur Schumacher. En signant cinq succès consécutifs lors des cinq premières manches de la saison, le Champion du monde en exercice n'a laissé à aucun moment planer le doute : non, ce n'est pas encore cette année-ci que sa succession serait ouverte. Il fallut attendre Monaco, un choix de pneus trop durs en qualifications et un accrochage ridicule avec Montoya en course derrière la safety car, pour voir l'Allemand mordre la poussière. Son seul abandon de l'année. Michael reprit alors sa méthodique politique de la terre brûlée (sept victoires de rang) pour, paradoxalement, décrocher sa septième couronne à l'occasion de sa... deuxième et dernière défaite, à Spa-Francorchamps, circuit fétiche où il mit en vain la pression sur un Räikkönen des grands jours. Assuré de conserver le numéro 1 pour une cinquième année d'affilée, il a semblé perdre un peu de sa concentration, avec des erreurs inhabituelles à Monza, Shanghai et Interlagos. Entre-temps, il avait prouvé, à Suzuka, qu'il demeurait l'incontestable patron. Avec huit pôles de plus, le voilà en outre à deux marches du record (65) d'Ayrton Senna.

    F1 avec Ferrari- 3e au Championnat, 62 points, 1 victoire, 1 pole, 3 records du tour.

    La saison, pour Schumacher, avait mal débuté (accrochage avec Heidfeld à Melbourne), elle s'est mal terminée, et dans la confusion (gros contact avec Albers dans le tour de... mise en grille puis sortie de route sous safety car, à Shanghai). Entre les deux ? Un vrai morceau de bravoure, Saint-Marin, où seul un Alonso aux nerfs d'acier l'a empêché de s'imposer, un succès par défaut, Indy, une pôle surprise doublée d'un premier accessit, Budapest, quelques solides prestations passées inaperçues ou presque (Montréal, Magny-Cours, Interlagos) et de nombreux déboires. On crut un moment que l'ancienne F2004, alignée lors des deux Grands Prix initiaux, était la cause de tout. Bahreïn (malgré une panne hydraulique) et Imola parurent confirmer la compétitivité de la nouvelle voiture. Mais dès Barcelone, Michael avait compris qu'il allait perdre son beau numéro 1. La deuxième partie de saison fut plus difficile encore : cartons avec Webber en Turquie et avec Sato en Belgique, et des courses plombées par des pneus ne tenant pas la distance, celle de Monza, à domicile, en étant un cruel exemple. Le Dieu vivant, apparu parfois bien las, est lourdement retombé sur terre.

    F1 avec Ferrari- 2e au Championnat, 121 points, 7 victoires, 4 poles, 7 records du tour.

    Après trois Grands Prix, il comptait déjà 17 points de retard sur Alonso, et l'écart allait même monter jusqu'à 25. Qui, alors, aurait parié que Michael Schumacher resterait en lice pour un huitième et dernier titre mondial jusqu'au terme du championnat ? Qu'il recollerait au score à deux courses de la fin ? Qu'il disputerait au Brésil un 250e et dernier Grand Prix hallucinant d'audace, de talent, de pugnacité ? L'Allemand se retire en s'étant battu jusqu'au bout, effaçant les derniers records (de pole positions, notamment) qui lui résistaient encore. S'il est en partie responsable de sa défaite (sa sortie à Melbourne, son poker menteur à Monaco, un entêtement suicidaire à Budapest), il a aussi été trahi par sa machine, chose inhabituelle à Maranello: Un moteur en fumée au Japon, un pneu délaminé au Brésil.

    Sa carrière en bref

    1987: Champion d'Allemagne et d'Europe de Karting
    1988: 4e au Championnat d'Allemagne de FF1600, 2e en Euro FF1600
    1989: 3e au Championnat d'Allemagne de F3
    1990: Champion d'Allemagne de F3 - Vainqueur de la course de Macau en F3 - Pilote également pour Mercedes en Championnat du Monde des Voitures de Sport - Victoire au Mexique.