| Kimi Räikkönen | |
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Finlandais. Né le
17 octobre 1979 à Espoo. |
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Champion du monde 2007 |

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2001 |
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| 2002 | |
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| 2007 |
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| 2008 |
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Après
Jenson Button l'an passé, la Formule 1 a trouvé en
2001 son nouveau chouchou: Kimi Räikkönen. Impossible de
passer à côté de ce phénomène.
Performant dès le premier G.P alors que passer de la Formule
Renault à la F1 pouvait paraître très osé,
il a fait preuve de beaucoup de cran pour faire face à ses
nouvelles obligations apprendre les circuits, gérer les départs
en peloton, appréhender la presse et, enfin, ne pas céder
sous la pression. Dans tous ces domaines, il est très proche
du sans-faute. Face à Heidfeld, il a tenu son rang, même
si l'expérience de l'Allemand a payé au final. Propulsé comme
successeur de Häkkinen chez McLaren pour 2002 Räikkönen
sera encore mieux armé pour exprimer son talent, mais aussi
encore plus sous pression. |
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Sa première saison chez les "Gris" ne sera pas très fructueuse. Victime d'un total de 11 abandons, dont six consécutifs, il fut
classé 6e avec 24 points au compteur. En qualification, il surpasse son coéquipier David Coulthard à 10 reprises. Chaque fois qu'il a vu l'arrivée, le Finlandais est entré dans les points. Räikkönen passa à deux doigts de sa première victoire en France à Magny-Cours lorsqu'en fin de course et en tête du GP devant Michael Schumacher qui lui met la pression, il manque son freinage à Adelaïde sur une flaque d'huile laissée par le moteur à l'agonie d'Allan McNish et termine deuxième. |
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Révélation 2001, Räikkönen n'avait pas eu de réussite pour sa première année chez McLaren. Iceman a failli mettre tout le monde d'accord, Schumacher y compris, lors de la deuxième. La saison de Kimi, c'est d'abord une impressionnante régularité : treize fois dans les points, dont dix podiums. Seuls résultats vierges : Barcelone et Hockenheim à cause d'accidents au départ (pas franchement de sa faute) et à une casse moteur au Nürburgring alors qu'il était en tête. Excessivement rapide, le Finlandais a su tirer la quintessence d'une machine pourtant moins affûtée que la Ferrari et la Williams.
A la clé, un splendide succès malais, et des points précieux assurés faute de mieux quand la MP4/17D ne pouvait suivre le rythme.
En qualifs, non content de ridiculiser Coulthard, il s'est offert deux poles (Europe-USA). Räikkönen a su aussi retrouver un sang-froid qui lui fit parfois défaut sur un tour
jusqu'à mi-championnat, quand des erreurs l'obligèrent à partir du fond de grille à Melbourne (où il finit pourtant troisième malgré un drive-through), Barcelone et Montréal (sixième). Sans ça, qui sait si le titre... Ce n'est que partie remise, assurément. |
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Un point en huit courses, cinq abandons la plupart sur casse moteur : pour le vice-Champion du monde 2003, 2004 a commencé tel un
cauchemar. Incapable de signer le moindre chrono le samedi tant en Malaisie qu'à Bahrein, Kimi Raikkönen fut, assurément, le plus touché par les errements de McLaren en début d'année. A Sepang, il ne put s'empêcher de passer sa rage sur un commissaire. Si le
Finlandais quintupla son score d'un coup au Canada, ce fut surtout
grâce au déclassement des Williams. Serrant les dents à Indy et
Magny-Cours, il redevint lui-même à Silverstone où la version B de la MP4/19 enfin fiabilisée — grâce aussi aux efforts répétés des essayeurs Würz et De la Rosa — lui permit d'aller chercher une pole
inattendue. Le lendemain, Râikkônen s'est battu comme un ours
polaire pour s'intercaler entre les deux Ferrari. Un podium, enfin !
Mais à Hockenheim, il perd son aileron, à Budapest, de toute
façon compromis suite à
un mauvais choix de
pneus, c'est l'électricité
qui disjoncte. Le Grand
Prix de Belgique ne
s'annonçait pas sous
les meilleurs auspices :
dixième temps samedi.
Pourtant, Räikkönen
remonte comme un avion, s'installe en tête et gagne la course avec des nerfs d'acier. Il finira la saison en boulet de canon (deuxième à Interlagos, troisième à Shanghai), après un huitième abandon mécanique à Monza. Avec si peu de kilomètres parcourus, il
est déjà miraculeux que le Finlandais prenne la septième place du championnat, deux rangs devant son équipier. |
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Suzuka restera, et pour longtemps, son joyau. Le succès obtenu par Räikkönen au Japon, en partant 17e et en débordant, au culot, Fisichella à l'entame du dernier tour, aura été à l'image de la saison du Finlandais : à fond, tout le temps. Pas le choix : entre les faiblesses du V10 Mercedes qui ont perturbé ses essais et les déboires mécaniques divers qui l'ont privé de plusieurs victoires indéniables, Kimi a mené une longue chasse derrière Alonso, hélas vouée à l'échec. Imola, le Ring, Monza, Hockenheim, autant de bouquets qui n'auraient jamais dû lui échapper si sa monture avait tenu bon. Ses... dix records du tour en course (il égale Schumacher en 2004), parfois dans la toute dernière boucle, montrent à quel point Kimi n'a jamais baissé les bras malgré les coups du sort. Sur ses sept succès, seuls éventuellement ceux de Montréal et de Francorchamps peuvent être attribués à des facteurs extérieurs. Les cinq autres, au volant d'une monoplace qui semblait sur des rails, consacrèrent une implacable domination, digne du Champion du monde qu'il deviendra, c'est sûr. |
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Après deux titres de vice-champion, l'objectif 2006 est clair : le titre. Cependant, Kimi va vite revoir ses objectifs à la baisse. En effet, la MP4/21 n'est pas une mauvaise monoplace mais elle est nettement en dessous de la Renault ou de la Ferrari. Le Finlandais continua à se battre, décrochant trois pole positions réservoir vide et trois records du tour rageurs, mais sans jamais réellement être en mesure de conclure le dimanche, sauf peut-être en Hongrie. De plus en plus lassé, il signe avec Ferrari en cours d'année qui l'annonce à Monza en remplacement de Michael Schumacher. |
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A peine installé dans sa nouvelle écurie, Kimi Räikkönen débute la saison 2007 en fanfare. Lors du premier Grand Prix, en Australie, il devient le premier pilote Ferrari depuis Juan Manuel Fangio en 1956 à réussir un « hat-trick » (Pole position, meilleur tour en course, victoire) dès sa première course en rouge. Ces débuts tonitruants laissent bien augurer de la manière dont Kimi va pouvoir assumer la délicate succession du septuple champion du monde Michael Schumacher dont il a la charge. Mais, lors des deux courses suivantes, il est dominé par le champion du monde en titre Fernando Alonso en Malaisie, puis par son coéquipier Felipe Massa à Bahreïn et termine chaque fois sur la 3e marche du podium, devancé également par le surprenant débutant Lewis Hamilton. En Espagne, il est contraint à l'abandon dès le début de la course en raison de problèmes électriques. A Monaco, qualifié en 16e position suite à une touchette, il parvient péniblement à entrer dans les points, récoltant celui de la 8e place, en terminant à un tour du vainqueur (Fernando Alonso) au terme d'une course anonyme. Au terme de la campagne « américaine », qui voit les deux premières victoires du jeune Lewis Hamilton, Kimi, qui termine 5e au Canada et 4e à Indianapolis pour le GP des États-Unis, se retrouve distancé au championnat. Il réagit en remportant le GP de France ainsi que celui de Grande-Bretagne d'une manière qui n'est pas sans rappeler la stratégie qu'utilisait parfois Michael Schumacher. En effet, c'est grâce à des arrêts aux stands décalés qu'il a remporté ces deux courses, en effectuant en fin de deuxième relais, une série de tours très rapides avant le second ravitaillement. Cette tactique lui permit par deux fois de ressortir des stands en tête, à Magny-Cours en devançant son coéquipier Felipe Massa et Alonso à Silverstone. Il connaît la malchance au Nurburgring lorsqu'après une avoir réalisé la pole position, il est contraint à l'abandon sur panne mécanique. En Hongrie, si les Ferrari sont dominées en qualifications par les McLaren, il parvient néanmoins à réduire l'écart en course et finit dans les échappements d'Hamilton, reprenant ainsi 8 points à son coéquipier Massa. En Turquie, il ne se qualifie que troisième sur la grille, malgré une voiture moins chargée en essence que Massa, auteur de la pole position. Cette performance mitigée plombe sa course puisque, contraint à des arrêts aux stands précoces, il ne peut inquiéter son coéquipier et doit se contenter de la deuxième place (non sans avoir réalisé le meilleur tour en course dans l'ultime boucle). A Monza, il joue de malchance pendant les essais où il percute violemment les rails puis la barrière de pneus avant la 3e chicane. Ferrari attribue ce problème à une "bosse", mais Kimi s'en tire avec une blessure à la nuque qui l'handicape tout le week-end. Il signe un médiocre 5e temps en qualifications, qui cache des problèmes de performance mais surtout une voiture lourde en essence. Auteur d'un bon départ, puis profitant de l'abandon de Massa, il se hisse rapidement en troisième position, mais sur un rythme sensiblement plus lent que les McLaren. Sa stratégie à un seul arrêt lui permet de ressortir des stands devant Hamilton, mais il n'est pas en mesure de lui résister en doit se contenter de la troisième marche du podium. A Spa-Francochamps le Finlandais s'impose pour la 3e fois consécutive. Il a en effet remporté les deux dernières éditions en 2004 et 2005. Les deux Ferrari ont dominé les deux McLaren pendant la totalité de la cours et Kimi franchit la ligne d'arrivée en vainqueur de son Grand Prix fétiche. Après un GP du Japon disputé sur un circuit du Mont-Fuji faisant son retour en championnat du monde, et sous une pluie battante, où il termine troisième après être remonté de la dernière place, suite à un arrêt au stand forcé (la FIA avait ordonné à l'ensemble des équipes de parti en pneus « maxi-pluies » mais Ferrari n'en a eu connaissance qu'après le départ de la course et a dû faire s'arrêter ses deux voitures sous peine de disqualification), les chances du Finlandais s'amenuisent au championnat avec 17 points de retard sur le leader du championnat du monde, Lewis Hamilton, qui remporte cette course, tandis que Räikkönen termine derrière son compatriote Heikki Kovalainen qui parvient à décrocher sa première 2e place. Mais sur le circuit de Shanghai, il se replace dans la course au titre en s'imposant après avoir réussi un dépassement sur Hamilton, en difficulté avec ses pneumatiques, pour prendre la tête de la course. Le Britannique abandonnera après avoir fait une erreur en rentrant aux stands et Räikkönen reviendra à sept points de Hamilton, l'autre pilote McLaren Fernando Alonso étant intercalé en deuxième positon du championnat. Au Brésil, sur le circuit de São Paulo, et alors qu'il n'est qu'outsider, Kimi Räikkönen profite d'un incroyable concours de circonstances pour devancer ses deux adversaires Fernando Alonso et Lewis Hamilton et devenir Champion du monde de Formule 1 pour la première fois de sa carrière. |