Alain Prost



Français. Né le 24 Févier 1955 à Saint Chamond.
Age:
Début en compétition : 1971 en karting.
Début en F1: Argentine 1980.
Premier point marqué: Argentine 1980(1pt).
Ecuries :
  • McLaren : 1980, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989
  • Renault : 1981, 1982, 1983
  • Ferrari : 1990, 1991
  • Williams : 1993
  • Grands Prix : 199
    Pole Positions : 33
    Victoires : 51
    Podium : 106
    2éme place : 35
    3éme place : 20
    Points : 789.5


    Champion du monde :1985 1986 1989 1993

    L'album photo d' Alain Prost
    1980
    France

    1981
    Monaco Autriche France: 1ere Victoire

    1982
    Allemagne

    1983
    Prost et Arnoux en Grande Bretagne Hollande Monaco France France

    1984
    Monaco Imola France

    1985
    Monaco Monaco Belgique Grande Bretagne

    1986
    Allemagne Zeltweg Monaco

    1987
    Monaco Monaco

    1988
    Monaco Monaco Mexique Mexique Canada Canada Portugal Portugal Australie

    1989
    Italie USA

    1990
    Grande Bretagne France

    1991
    USA Monaco Monaco Grande Bretagne Allemagne Hongrie Belgique Italie

    1993
    Estoril, 23/01/93 Afrique du Sud Victoire d'Alain Prost en Afrique du Sud Victoire d'Alain Prost en Afrique du Sud Brésil Europe: Le départ Europe: Senna passe Prost Europe: Senna double Prost Prost attaque Senna San Marin Espagne Monaco: le départ Monaco Canada Canada: Prost double Damon Hill Canada : Victoire de Prost France France Grande Bretagne Allemagne: Alain Prost et Damon Hill Allemagne: Alain Prost et Ayrton Senna Italie Portugal Portugal Portugal Portugal Portugal Australie



    Les Années F1
    1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1993


    1980 McLaren M29b/M30- Ford V8
  • 15eme au championnat avec 5 points
  • 11 Grands Prix disputés
  • Le 13 janvier en Argentine pour son premier Grand Prix, Alain Prost fête son premier point. Il récidive au Brésil en prenant la 5éme place (2 points), en Angleterre (6éme) et en Hollande (6éme).

    1981 Renault RE30-Turbo
  • 5eme au championnat avec 43 points
  • 3 victoires (France, Hollade,Italie)
  • 2 Pole positions
  • 1 record du tour
  • 5 juillet : pour la première fois, au Grand Prix de France, Alain Prost accède à la plus haute marche du podium, avant de signer sa première pole position un mois plus tard à Hockenheim. Après le Grand Prix de Hollande, ou il signe son premier doublé -pole et victoire-, il s'impose pour une troisième et dernière fois de la saison lors du Grand Prix d'Italie à Monza.


    1982 Renault RE30B-Turbo
  • 4eme au championnat
  • 2 victoires : Afrique du Sud et Brésil
  • 4 podiums
  • 5 pole positions
  • 4 records du tour
  • Tiercé tricolore au Grand Prix de France (Arnoux-Prost-Pironi), mais première fissure au sein de l'équipe Renault. Prost n'a pas apprécié qu' Arnoux ne se soit pas plié à la discipline d'équipe. Le temps tourne donc à l'orage avant d'éclater dés le Grand Prix d'Allemagne et de pourrir la fin de la saison. Celle-ci commence très bien. Prost remporte les deux premières courses (Afrique du Sud et Brésil). Avec Arnoux, il enchaîne les poles, mais la voiture manque de fiabilité. Un moteur de pompe à injection cause beaucoup de soucis au V6 Turbo... Moins que l'extrême rivalité opposant les deux pilotes Renault!


    1983 Renault RE30C et RE40-Turbo
    France
  • 2eme au championnat du monde avec 57 points
  • 4 victoires : France, Belgique, Angleterre, Autriche
  • 7 podiums
  • 3 pole positions
  • 3 records du tour
  • Deuxième à San-Marin derrière Patrick Tambay, victoire au Grand Prix de France avant de connaître pareil réussite en Belgique, Angleterre et Autriche; le début de la saison est tonitruant et l'optimisme est de rigueur. Monza: moteur cassé, Alain Prost perd définitivement le championnat, alors que Piquet enlève son second titre et devient le premier champion du monde au volant d'une F1 turbo. René Arnoux offre la troisième place à Ferrari.
    Dans le paddock, circule le bruit que l'essence de la Brabham de Piquet n'est pas conforme. Prost décide de porter réclamation, mais la direction de Renault n'y est pas favorable. A cette époque, Prost n'a pas le poids nécessaire pour infléchir cette décision. D'un commun accord, les deux parties décident de se séparer.


    1984 McLaren MP4/2-TAG Porsche Turbo
  • 2eme au championnat du monde avec 71.5 points
  • 7 victoires : Brésil, San Marin, Monaco, Allemagne, Hollande, Europe, Portugal
  • 9 podiums
  • 3 pole positions
  • 3 records du tour
  • Pour sa première saison chez McLaren, Prost cohabite dans un parfait climat de complicité avec Niki Lauda, l'une de ses idoles de jeunesse, malgré ses 7 victoires contre 5 à son illustre aîné. Le pilote français doit cependant laisser (pour un demi point !) le titre mondial à l'Autrichien. Le sort, sous la forme d'une pluie redoublant d'intensité, a voulu qu'à à Monaco, la course soit arrêtée avant que les 3/4 de la distance aient été couverts. Ce jour là, comme le veut le règlement, Alain Prost n'a marqué que la moitié des points d'une victoire acquise d'extrême limite devant un certain Ayrton Senna.


    1985 McLaren MP4/2B-TAG Porsche Turbo
    Champion du monde avec 76 points
  • 5 victoires : Brésil, Monaco, Angleterre, Autriche, Italie
  • 11 podiums
  • 2 pole positions
  • 5 records du tour
  • Premier français champion du monde , Alain Prost a contenu tout au long de la saison les assauts de Michele Alboreto, second au Grand Prix de Grande-Bretagne, le pilote Ferrari en qui toute l'Italie attendait le successeur d'Alberto Ascari. Dominé irrémédiablement l'année précédente comme toutes les autres écuries de Formule 1, par la redoutable paire constituée par le châssis McLaren et le moteur TAG-Porsche turbo, la Scuderia termine cette fois-ci sur les talons de McLaren au championnat des constructeurs.


    1986 McLaren MP4/2B et MP4/2C-TAG Porsche Turbo
    Champion du monde avec 74 points
  • 4 victoires : San Marin, Monaco, Autriche, Australie
  • 11 podiums
  • 1 pole position
  • 2 records du tour
  • A Monaco, Prost réalise une fabuleuse passe de trois, assortie du score parfait : pole position, victoire et meilleur tour en course. Secondé par Keke Rosberg, qui a remplacé Niki Lauda retiré de la compétition, Alain Prost décroche son second titre. il est le quatrième pilote de l'histoire à obtenir deux couronnes consécutives, après Ascari (1952-53), Fangio (1954-55-56-57) et Brabham (1959-60).

    Petit malheurs et grands bonheurs de la course : en panne d'essence, Alain Prost pousse sa voiture jusqu'à la ligne d'arrivée du Grand Prix d'Allemagne. Un effort récompensé par le point de la sixième place. Trois semaines plus tard, à Zeltweg, il décroche une troisième victoire, après San-Marin et Monaco. mais surtout, à Adelaïde, pour le dernier Grand Prix de la saison, il remporte victoire et titre au nez et à la barbe de Nigel Mansell, donné grand favori avant la course. Un pneu arrière éclaté en décide autrement pour le Britannique. Cette fois-ci, après; les deux titres manqués de si peu en 1983 et 1984, la chance était du coté du Français.


    1987 McLaren MP4/3-TAG Porsche Turbo
  • 4eme au championnat du monde avec 46 points
  • 3 victoires : Brésil, Belgique, Portugal
  • 7 podiums
  • 2 records du tour
  • Alain Prost et sa McLaren TAG-Porsche doivent s'incliner devant la puissance du moteur Honda : les Williams de Piquet et Mansell dominent la saison. Le Brésilien en profite pour s'adjuger un troisième titre mondial devant le Britannique tandis qu'Ayton Senna termine troisième au volant de sa Lotus. A Estoril, après ses succès au Brésil et en Belgique, Prost égale le record de Jackie Stewart : 28 victoires en Grand Prix.

    1988 McLaren MP4/3-Honda Turbo
  • 2eme au championnat du monde avec 105 points
  • 7 victoires : Brésil, Monaco, Mexique, France, Portugal, Espagne, Australie
  • 14 podiums
  • 2 pole positions
  • 7 records du tour
  • En même temps que le moteur Honda, Ayrton Senna fait son entrée chez McLaren. La saison 88 s'annonce palpitante. Elle tournera à la démonstration pour les McLaren qui manquent de peu le grand chelem, avec 15 victoires en 16 Grand Prix. Pas étonnant dans ces conditions, que le duel entre le Français et l'étoile montante de la Formule 1 atteigne les sommets. Très rapide et sans complexes, le Brésilien l'emportera d'une courte tête, avec 8 victoires, nouveau record. Prost qui a pourtant battu un autre record, celui des points marqués en une saison (105), ne profitera pas de sa régularité (7 victoires et 7 secondes places !) : le classement final ne retient que les onze meilleurs résultats... Mais il y a plus grave : Prost s'estime moins bien traité, notamment par Honda, que son équipier. Le début d'une dégradation entre les deux hommes...


    1989 McLaren MP4/5-Honda
    Champion du monde avec 76 points
  • 4 victoires : USA ( Phoenix ), France, Angleterre, Italie
  • 11 podiums
  • 2 pole positions
  • 3 records du tour
  • Le conflit qui couvait depuis la saison précédente éclate en 1989, année du retour des moteurs atmosphériques : rien ne va plus entre Prost et Senna, Prost et Honda et, bientôt, entre Prost et Ron Dennis. A tort ou à raison, le Français se sent marginalisé au sein de l'écurie McLaren au profit du Brésilien. Le doute, insidieux, fait son oeuvre, mais n'empêche pas Prost de s'imposer à 4 reprises et de rester dans la course au titre.

    Sur le circuit de Suzuka, au Japon, c'est l'accrochage : alors second derrière Prost, Senna tente le tout pour le tout dans la chicane. Le Français ne fait rien pour éviter le contact. C'est l'abandon. Le Brésilien, lui, continue, dans une tentative désespérée pour conserver son titre. Vainqueur, il sera déclassé, pour avoir court-circuité la chicane et emprunté partiellement la voie des stands. Prost est champion du monde pour la troisième fois, mais son titre subit les inévitables retombées négatives du climat de tension et de suspicion qui a empoisonné la saison.


    1990 Ferrari 641-2
  • 2e au championnat avec 71 points
  • 5 victoires : Brésil, Mexique, France, Angleterre, Espagne
  • 9 podiums
  • 2 records du tour
  • En arrivant chez Ferrari avec trois couronnes, Alain Prost ne cache pas ses ambitions : il veut aller encore plus loin, au sein de l'écurie la plus célèbre de l'histoire du sport automobile. Le premier défit est de remettre la Scuderia sur les rails. Grâce à l'aide de John Barnard, sans doute le plus génial des concepteurs de la formule 1 moderne, Prost se met au travail d'arrache-pied et remporte son premier Grand Prix au Brésil, pour la deuxième course de la saison. Apres un début de saison tonitruant d'Ayrton Senna qui a remporté 3 victoires en 5 courses, Alain Prost remet les pendules à l'heure en signant trois victoires consécutives , au Mexique, en France (100e victoire d'une Ferrari en Grand Prix!) et en Angleterre. En progrès constant la monoplace ornée du cheval cabré sert les desseins du Français : gagner une quatrième couronne et conquérir enfin, pour Ferrari, un nouveau titre pilote, onze ans après celui de Jody Scheckter.
    Pour Prost, tout bascule au Portugal. Cesare Fiorio a refusé de donner des consignes de courses à Nigel Mansell. Résultat : après avoir tassé le Français contre le muret des stands au moment du départ, le Britannique s'est envolé vers sa première et unique victoire de la saison. Senna, l'adversaire pour le titre, est second, Prost troisième. Au Grand Prix suivant, en Espagne, Alain Prost s'impose à nouveau. Le titre se jouera donc au Japon, où le Français doit absolument vaincre pour conserver ses chances.

    Délibérément, ou inconsciemment, Senna joue son va-tout et percute l'arrière de la Ferrari au premier virage, là où il n'est, en théorie, pas possible de doubler. Les deux voitures sont éliminées et Senna, dans un bien titre épilogue, récupère son titre perdu l'année précédente.


    1991 Ferrari 643
  • 5e au championnat avec 34 points
  • 5 podiums
  • 1 record du tour
  • 15 Grands Prix disputés sur 16
  • Mansell parti chez Williams, Alain Prost accueille d'un oeil bienveillant l'arrivée de Jean Alesi au sein de la Scuderia. Pour le " Professeur ", cet élève au style généreux, qui n'est pas sans rappeler Gilles Villeneuve, deviendra au fil des mois un ami. Hélas, trop confiant dans ses résultats de la saison 1990, Ferrari oubliera de se remettre en question, se contentant de peaufiner la voiture de l'an passé. La concurrence, et surtout Williams qui a étrenné un tout nouveau châssis, à progressé, elle, à pas de géant.
    Dominé par une série de 4 victoires consécutives de la McLaren d'Ayrton Senna, le début de la saison plonge Prost dans le plus profond désarroi. Les Ferrari ne sont plus dans le coup et les relations entre le pilote et son directeur sportif, Cesare Fiorio, s'enveniment. Fiorio est évincé après le Grand Prix de Monaco.
    Alain Prost déclare après le Grand Prix du Japon que sa voiture ne se conduit pas seulement comme un camion, c'est un camion. Cela suffit pour un licenciement immédiat avant le dernier Grand Prix de la saison, en Australie.


    1993 Williams-Renault FW15C
    Champion du monde avec 99 points
  • 7 victoires : Afrique du Sud, San-Marin, Espagne, Canada, France, Angleterre
  • 12 podiums
  • 13 pole positions
  • 6 records du tour
  • La boucle est bouclée. Prost devient champion du monde des pilotes avec Renault. 1993 efface 1983, au terme de toutes les joies et de toutes les lassitudes. Joie de la 50e victoire et du 4e titre mondial; lassitude de la FISA, de la presse, d'une prise de risque devenue d'un coup superflue.



    Sa carrière en bref

  • 1971 Débute en karting.
  • 1973 2e du championnat de France Inter.
  • 1974 CHAMPION DE FRANCE INTER et CHAMPION D'EUROPE JUNIOR.
  • 1975 Pilote Elf-Winfield Paul Ricard.
  • 1976 Formule Renault Nationale (Martini MK17), CHAMPION DE FRANCE (12 victoires en 13 courses).
    Dispute 2 épreuves de Formule Renault Europe (1 pole à Dijon, 1 abandon à Zolder) .
  • 1977 Formule Renault Europe (Martini MK20), CHAMPION AVEC 6 VICTOIRES.
    Dispute 2 courses de Formule 2 sur Kaushen-Renault (10e à Nogaro, abandon à Estoril).
  • 1978 Formule 3 (Martini MK21B-Renault), CHAMPION DE FRANCE,
    9e DU CHAMPIONNAT D' EUROPE (1 victoire à Jarama).
    Dispute une course de Formule 2 sur Chevron B40-Hart (abandon à Pau).
  • 1979 Formule 3 (Martini MK27-Renault), CHAMPION D'EUROPE ET DE FRANCE
    (10 victoires, dont le Grand Prix de Monaco).