| Juan Pablo Montoya | |
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Colombien. Né le
20 septembre 1975 à Bogota. |
| 2001 | |
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| 2002 | |
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Juan Pablo Montoya ne laisse pas indifférent. Un jour admiré pour
ses dépassements osés sur Michael Schumacher qui
plus est, un autre critiqué pour ses sorties de piste et
ses joutes verbales avec Villeneuve, le Colombien a fait parler
de lui. Sa première saison en F1 est pour le moins réussie.
Trois pole (sur des circuits de vitesse comme Spa, Monza ou Hockenheim),
une victoire et des coups d'éclat retentissants : pas si
mal pour un rookie. La malchance (au Brésil, Jos Verstappen percute la Williams alors que celle ci lui prend un tour) et les
ruptures du moteur BMW (quatre en tout) ne l'ont pas empêché de
rentrer dans le cercle très fermé des vainqueurs
de G.P. Montoya est de ces pilotes qui ajoutent du piment aux courses:
attaquer le grand Schumacher n'est pas un problème pour
lui, bien au contraire. Même si Ralf Schumacher s'est montré plus
constant, la fin de saison du Colombien peut lui laisser espérer
une prise de pouvoir au sein de Williams. C'est important car,
comme on pouvait le deviner dès l'intersaison, les deux
hommes ne s'apprécient guère. |
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Sept poles pour Juan Pablo Montoya cette saison, ce qui porte son total à dix en 34 GP, une moyenne impressionnante.
Montoya n'est pas parvenu à tirer parti de ses poles, et pas uniquement à cause de la supériorité de Ferrari en course. Il fut trahit par sa mécanique (Monaco, Montréal, Monza), mais aussi par ses nerfs (accrochage avec Schumacher au Brésil, avec Coulthard en Europe). A Sepang, un autre contact avec Schumacher lui vaut une injuste pénalité qui le prive du succés. |
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Dans quelle mesure le tête-à-queue de Melbourne - qui lui coûte une victoire et deux points -, celui de Montréal - peut-être un autre succès et quatre unités - et la pénalité scandaleuse à Indianapolis ont-ils joué dans la perte du titre mondial pour Monty ? Et si on parlait du peu de compétitivité de la FW25 pendant un gros tiers de la saison, des casses mécaniques à Zeltweg et Suzuka alors qu'il est en tête, de Pizzonia qui détruit sa course d'entrée à Sepang ? Hormis les deux petites fautes précitées (qui n'en a pas commis ?), la campagne 2003 du Colombien aura été de toute beauté. Dès lors que sa monoplace fut à la hauteur, il s'est offert un succès de prestige à Monaco suivie de sept podiums consécutifs, dont une seconde victoire (pole incluse), impressionnante, à Hockenheim. Moins à la fête en qualification sur un tour, l'ex-roi de la pole a su se sublimer en course - son dépassement hallucinant sur Schum au Ring en fut le plus bel exemple - mais aussi assurer des résultats précieux. Des qualités indispensables pour un... futur Champion du monde. Juan Pablo Montoya a mûri, c'est certain. Son heure viendra, que ce soit chez Williams, McLaren ou ailleurs. |
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On ne pourra pas reprocher à Juan Pablo Montoya de ne pas s'être battu jusqu'au bout. En allant chercher au Brésil la victoire après laquelle il courait depuis plus d'un an (Allemagne 2003), le Colombien a partiellement gommé une saison noire dont les seuls faits marquants avaient été jusqu'alors une deuxième place en Malaisie, assortie de trois tours en tête et du chrono le plus rapide en course, et une troisième à Imola. Autant dire rien. Une année faite de frustrations à répétitions pour Monty. A Sakhir, sa boîte le lâche alors que la troisième place est en vue, en Espagne ce sont ses freins, au Ring il s'accroche d'entrée avec son équipier, à Montréal les Williams sont disqualifiées, à Indy il est arrêté au drapeau noir pour s'être replié trop tard sur le mulet, à Magny-Cours et Silverstone il perd un temps précieux suite à une erreur de pilotage, à Hockenheim il reste quasiment planté en première ligne à l'extinction des feux, à Spa un pneu explose. Ça fait beaucoup, beaucoup trop pour un garçon qui sembla parfois désabusé mais parvint à surmonter les critiques, y compris au sein de sa propre équipe, pour quitter Williams en beauté. |
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Montoya prend de plus en plus des allures de Mansell bis. Capable du meilleur - trois succès incontestables - comme du pire. Sa pénalité à Monaco (comportement dangereux aux essais), son exclusion à Montréal (feux rouges brûlés à la sortie des stands), ses sorties de route à Suzuka et en qualification à Hockenheim, ses imprudences avec des retardataires à Istanbul et Spa sont autant de points noirs qui écartèrent, finalement, ses employeurs de la course au titre. Une saison hachée, perturbée aussi par une absence de deux Grands Prix en début d'année (accident de tennis... ou de moto-cross ?) qui ne facilita pas son intégration. Avec Räikkönen, Montoya peut désormais étalonner son talent, et il lui faudra un gros travail y compris psychologique pour être à niveau en 2006.
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Attendu pour sa deuxième saison chez McLaren en 2006, Montoya est pourtant désavoué par sa propre équipe dès le mois de décembre 2005. En annonçant l'arrivée d'Alonso pour 2007 ainsi que sa volonté de conserver Kimi Räikkönen, l'équipe McLaren indique clairement au pilote colombien qu'elle ne compte plus sur lui à moyen terme. Cette délicate situation se traduit par des prestations décevantes de Montoya lors de la première moitié de saison 2006. A Indianapolis, Juan-Pablo accroche son équipier finlandais, créant un carambolage mais surtout éliminant les 2 flèches d'argent. Dès lors, les rumeurs annonçant le remplacement du pilote colombien avant la fin de la saison se faisaient de plus en plus insistantes.
Quelques jours plus tard, l'écurie McLaren annonce le remplacement du pilote colombien par Pedro de la Rosa, le pilote essayeur maison dès le GP de France.
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