Grands
Prix : 148 (fin 2002)
Pole Positions : 0
Record du tour : 1
Victoires : 4
Points marqués: 191
L'album photo d'Eddie
Irvine
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
La Formule 1
1993
F1 avec Jordan - première course
au Japon - 6e (1 pt - 20e ex-æquo au Championnat)
F1 avec Jordan - Après avoir
été suspendu par la FIA pour 3 épreuves, il fait un retour remarqué
: 4e au GP d'Europe, 5e au Japon, 6e en Espagne (6 pts - 16e au Championnat)
F1 avec Jordan - 3e au Canada, 4e au Japon, 5e en
Espagne, 6e au GP d'Europe (10 pts - 12e au Championnat)
F1 avec Ferrari- Début de saison
brillant : 3e en Australie, 5e en Argentine et 4e à SanMarin. Il est
ensuite confronté à de sérieux problèmes sur sa voiture. Un autre classement
dans les points : 5e au Portugal (11 pts - 10e au Championnat)
F1 avec Ferrari-
Eddie Irvine a remporté cette saison quatre victoires, les
quatre premières de sa carrière, c'est une somme. Pourtant,
malgré les progrès et les résultats concrets,
le bel Eddie n'a pas convaincu. II n'a pas fait de faute directe,
il a rallié quinze fois l'arrivée sur seize grands prix,
et quatorze fois dans les points, personne ne pet en dire autant cette
saison. C'est véritablen ent flatteur. Mais il y a, à
notre avis, deux facto cars qui jouent contre Irvine. De ses quatre
victo res tout d'abord, une seule est probante, encore lue due à
l'origine à une erreur de Coulthard : c est celle du Grand
Prix d'Autriche où Eddie a magnifiquement résisté,
à Coulthard précisément. A Melbourne, en revanche,
Hakkinen était en tête lorsqu'il a été
victime d'un problème électronique, Irvine en a profité.
A Hockenheim, Salo l'a laissé passer, et à Sepang, ce
sera Schumacher, tout cela sur ordre de la Scuderia. Des victoires
donc, m tis qui n'ont pas plaidé pour l'Irlandais. De plus,
Schumacher a montré ce qu'on pouvait faire au volant d'une
Ferrari, ce qu'Irvine n'a pas fait : une comparaison au détriment
de l'Irlandais qui, promu premier pilote par la force des événements,
a montré qu'il ne pouvait égaler Schumacher en matière
de mise au point. En réalité, aujourd'hui, le résultat
de Suzuka paraît logique. Avec une observation supplémentaire
au passif d'Irvine sur cette épreuve : il n'a pas tenu sous
la pression, il a "surconduit" aux essais, et en course,
il n'était pas en lice pour l'indispensable victoire.
F1 avec Jaguar - Une sanction sans
appel pour celui qui, l'an passé, était en lice pour
le titre et qui avait terminé au deuxième rang de la
hiérarchie mondiale: Sic transit gloria mundi ("Ainsi
passe la gloire du monde."). Certes, Jaguar a tiré un
très mauvais parti de l'héritage Stewart : quelques
pépins mécaniques, des ravitaillements exécrables,
beaucoup trop de marketing, pas assez de stratégie technique.
Mais Irvine porte sa part de responsabilité en ayant commis
beaucoup de fautes d'un bout à l'autre de la saison, il a eu
le plus grand mal à mettre sa voiture au point, mais le reproche
principal qui lui est fait est justement, avec la stature qui était
la sienne, de n'avoir pas pris son écurie à bras le
corps, de ne pas s'être impliqué à tous les échelons
pour essayer d'améliorer les choses. Un dilettante en quelque
sorte. On aurait aimé le voir conduire toute la saison comme
on l'a vu à Monaco où il fut vraiment héroïque.
F1 avec Jaguar - Une nouvelle
fois, Eddie Irvine nous a gratifiés du meilleur comme du pire.
Le meilleur comme à Monaco (3e) et à Indianapolis (4e),
où son pilotage lui a permis de se rapprocher des plus grands,
et le pire comme lorsque Pedro De La Rosa a pris largement l'ascendant
sur lui. Bien sûr, on ne peut plus comparer l'Irvine de chez
Jaguar à l'ancien vice champion du monde qu'il étanchez
Ferrari. Ni le matériel, ni l'équipe ne sont plus vraiment
les mêmes. Pourtant, la motivation semble parfois lui faire
défaut, et de sa confrontation interne avec son équipier,
il ne sort pas grandi. Contrairement à l'an passé, Irvine
n'a que rarement fait des coups d'éclat en qualifications (exception
faite de Monaco ou il s'est hissé au 6e rang), et en course,
il a eu quelques ratés : trois sorties de piste et deux accrochages.
Bref, le reproche est le même que l'an passé Irvine,
tout talentueux qu'il puisse être, n'a jamais réussi
à endosser le costume du leader, capable de porter une équipe
vers les sommets. Ce dont Jaguar aurait bien besoin.