| Nick Heidfeld | ![]()
|
![]() |
Allemand. Né le
10 mai 1977 à Mönchengladbach. |
2000![]() |
|
|
| |
2001
![]() |
|
|
| |
2002
|
|
|
| |
| 2003 |
|
|
| |
| |
| 2008 |
|
![]() |
Le jeune espoir allemand a manqué sa première
saison. On ne peut vraiment pas le juger sur la valeur absolue de ses
performances car, comme Jean Alesi, il a été victime
des multiples tribulations de son équipe et de sa machine. Mais
avec ses 184 grands prix, Alesi n'a jamais lâché prise,
il a essayé d'améliorer les choses, de participer, d'aider.
C'est l'inverse pour Heidfeld qui a paru constament en dehors du coup,
et n'a jamais apporté sa pierre à l'édifice. |
![]() |
En 2000, déstabilisé par une écurie Prost
en plein doute, le jeune pilote allemand était passé à côté de
sa première saison en F1. Or, l'application, qui lui faisait
défaut l'an dernier, fait aujourd'hui sa force. Travailleur
acharné, pinailleur, il est un fin metteur au point. Efficace
et constant en qualifications (deux sixièmes places), il
l'est encore davantage en course. Lorsqu'il a été en
position de marquer des points, il n'a que rarement laissé passer
cette opportunité, menant au passage de solides duels avec
des pilotes mieux armés que lui. Nick Heidfeld est d'ailleurs
parvenu à entrer dans les points à sept reprises.
Son podium au Brésil récompense une belle progression.
Bousculé par son jeune équipier finlandais Kimi Räikkönen, il a
su, grâce à son expérience, inverser la tendance à partir
de la mi-saison pour s'affirmer comme le leader de l'équipe.
|
![]() |
On attendait Nick Heidfeld chez McLaren, ce fut finalement Räikkönen. Le jeune Allemand aura finalement continué au sein de l'écurie Sauber à laquelle il a offert 7 points. Très prometteur, Nick Heidfeld a constamment dominé son coéquipier Felipe Massa tout au long de la saison mais a régulièrement mis en cause les qualités de sa monture. On se souviendra de sa colère à Imola où une mauvaise coordination dans les stands lui à fait perdre de précieux points. |
![]() |
En
resignant pour une troisième saison avec une écurie
qu'il savait condamnée à régresser dans la hiérarchie
par manque de moyens, Heidfeld devait bien être conscient qu'il
prenait un risque, lui qui eut des touches notamment avec Toyota fin
2002. Pas
grand-chose à lui reprocher pour autant, si ce n'est de n'avoir
pas pris plus nettement l'ascendant sur le "vieux" Frentzen.
Ils ont quasiment fait match nul aux essais, Heinz-Harald s'en est
mieux tiré en course. Qualifié trois
fois dans le top dix, Nick n'a pu en profiter qu'à Sepang - où son
moteur cale pourtant lors d'un ravitaillement, alors qu'il est troisième
-, une suspension l'arrêtant à Melbourne
et
le moteur à Zeltweg. Malgré une
erreur qui l'oblige à partir dernier
en qualifs, il récolte un point aux
forceps au Ring, mais en laisse filer
un sur la ligne à Monza. A Indy,
il ramène quatre nouvelles unités précieuses, mais
l'été avait été décevant, surtout
le triptyque Magny-Cours/ Silverstone/Hockenheim. |
![]() |
La planche de salut s'est transformée en planche savonnée pour Nick Heidfeld. L'ancien grand espoir allemand pouvait-il s'attendre à autre chose en rejoignant une écurie sans le sou ? En outre, Eddie Jordan
lui a fermé la porte (juste entrouverte, mais quand même) d'un test chez Williams-BMW, au moment où le prestigieux team britannique cherchait un remplaçant à Ralf Schumacher, blessé. Ça fait beaucoup à digérer pour un pilote qui a peu de chances de poursuivre sa carrière en Formule 1, bien que n'ayant jamais démérité. Les avis sont pourtant unanimes : Heidfeld s'est craché dans les mains au volant d'une voiture inconduisible aux essais et accablée d'ennuis en course. Sept abandons (embrayage en Australie et au Brésil, transmission en Malaisie et à Saint-Marin, hydraulique en Espagne, moteur aux USA, tenue de route en Allemagne), des problèmes de freins à Bahrein, un coupe-circuit faiblard en Belgique, des cafouillages électroniques au Japon... L'enfer'.-Au coeur d'une saison noire, deux points arrachés au mérite à Monaco, un autre par accident à Montréal (12e avant la disqualification des Williams et des Toyota). Trois des cinq unités péniblement récoltées par le team irlandais. |
![]() |
Bien que choisi in extremis et à l'instigation de BMW, Nick Heidfeld n'a mis que deux courses pour monter sur le podium malais, Webber étant il est vrai éliminé sur accrochage alors qu'il le précédait. L'Allemand récidivera en Principauté et chez lui pour le Grand Prix d'Europe, rappelant qu'il fut un des plus grands espoirs de sa génération. Ensuite, comme l'Australien, il reculera au classement sans que la faute puisse lui être imputée. Il devancera une dernière fois Webber en Hongrie avant de se blesser en tests juste avant Monza, puis à nouveau lors d'une balade à vélo. De toute manière, son futur transfert chez BMW le rendait indésirable. |
![]() |
Embauché par BMW qui a racheté l'écurie Sauber,
Nick effectue une solide saison, rentrant réguliérement dans les points et se classant 9 ème du championnat, offrant également le premier podium de son histoire à la jeune équipe BMW. Associé à Jacques Villeneuve puis à Robert Kubica, il permet à son équipe de conquérir la cinquième place du championnat.. |
![]() |
Ceux qui pensaient, fort des tonitruants débuts l'an dernier de son équipier Robert Kubica, qu'il allait mettre Heidfeld sous l'éteignoir ont fait chou blanc. Comme s'il avait besoin d'un aiguillon pour doper sa motivation, le petit barbu a livré la plus belle campagne de sa carrière. Aussi régulier qu'une horloge suisse, Nick est entré à quatorze reprises dans les points, grimpant deux fois sur le podium au pied duquel il échoua cinq fois. Auteur de 61 points, l'Allemand est en outre le seul, avec les pilotes McLaren, à s'être systématiquement qualifié parmi les dix premiers. |