Jenson Button |
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Anglais. Né le
19 Janvier 1980 à Frome. Age: Taille: 1m 73 Poids: 68 kg Début en compétition : 1989 en karting. Début en F1: 2000. Ecuries : Pole Positions : 7 Victoires : 7 Meilleur résultat : 1er en 2009 Points: 327
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2000 |
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| 2009 | |
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Meilleur
espoir de la F1 depuis des années, Jenson est devenu en un
rien de temps la coqueluche du paddock. Souriant, talentueux, sincère
et honnête, avec une absence totale de préjugés,
il a effectivement réuni tous les suffrages tant il a d'atouts
dans son jeu. Passionné de course automobile il est l'un des
inconditionnels de Schumacher , aimant les choses de la vie plutôt
que celles du sport, Button a réussi son entrée dans
ce milieu difficile au delà de toute prévision. II était
justement opposé à Ralf, le frère de son idole,
qui lui a mené la vie dure. Mais, sur le simple plan du pilotage,
le jeune Britannique a trouvé deux occasions de dominer Ralf
dans l'exercice périlleux des qualifications. C'était à Francorchamps
et à Suzuka, les deux circuits les plus difficiles et les
plus techniques de toute la saison : ça parle.
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Une sacrée
dégringolade. Elle aurait pu être encore plus sévère
si, en fin de saison, il n'avait eu une belle réaction d'orgueil.
Que s'est il passé en un an ? Beaucoup de choses. Premièrement,
il a délaissé une voiture performante, la Williams-BMW,
pour une monoplace qui a péché par jeunesse et à cause
de choix techniques très (trop ?) audacieux. Et comme prévu,
cela a été très dur cette année. Deuxièmement,
et comme le test que Button avait passé auprès de Patrick
Head avant de signer chez Williams l'avait mis en avant, le jeune
Britannique a de lourdes faiblesses dans le domaine technique. "Ce
n'était pas brillant", avait remarqué Patrick
Head. Une raison de plus pour sombrer cette année. Pour sa
défense, on ne doute pas une seule seconde que Flavio Briatore
n'a pas dû mettre Button dans les meilleures conditions. En
fin de saison, il s'est rapproché de Fisichella au point de
le devancer à deux reprises.
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Pour sa première saison
chez BAR, Button a fait belle impression, contribuant largement au
résultat
final de son équipe.
Le défi Villeneuve s'annonçait de taille, l'Anglais l'a
relevé haut la main. Plus rapide globalement que le Québécois,
il lui a infligé aux essais jusqu'à 1"201 au Ring,
0"859 à Barcelone, Jacques le devançant à deux
reprises également de plus de 8/10', au Canada et en Allemagne.
Excellent en Australie, en Espagne, en Autriche, en Italie ou encore
au Japon, il ne fut vraiment aux abonnés absents qu'à Montréal,
et bien sûr en Principauté où une énorme
sortie de route à la chicane l'expédia à l'hôpital.
En course, beaucoup de bonnes choses, à commencer par ces très
belles quatrièmes places à Zeltweg et Suzuka, égalant
son meilleur résultat. Sept fois il entra
dans les points, souvent grâce à son opiniâtreté,
parfois comme en Angleterre ou en Allemagne suite
à
de splendides remontées.
En Malaisie, il perd deux unités
dans le dernier tour. A Indy, la
troisième place lui était promise - après qu'il
eut mené à la faveur des circonstances - sans une casse
mécanique.
Quelques erreurs de jeunesse (Sepang, Interlagos, Barcelone) ne ternissent
pas un joli bulletin. |
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Dix podiums alors qu'il n'y était jamais monté, une première pole, 85 points et la troisième place finale au Championnat du monde derrière les deux poulains du cheval cabré : Jenson Button aura été l'un des grands bonshommes de l'année. Sans une grosse faute à Barcelone, un moteur cassé à Hockenheim et un naufrage collectif sous la pluie spadoise, l'Anglais se serait à chaque fois hissé dans le top six sur la grille. Son chef-d'oeuvre : un meilleur chrono à Imola, aidé il est vrai par un trop-plein d'optimisme de Schumacher. Mais la manière dont Jenson s'est porté au commandement d'emblée lors de ce Grand Prix de Saint-Marin prouve à quel point le pilote et sa machine étaient en osmose cette saison. 24 boucles en tête à Monza (davantage que le futur vainqueur Barrichello), les 11 tours parcourus devant la meute en Allemagne - où il effectua une étincelante remontée de la 13e à la deuxième place -, les 8 en relais de Barrichello en Chine (où il fut le seul à titiller le Brésilien) rendent plus amer encore le fait qu'il n'ait pu obtenir un succès au moins aussi mérité que ceux de Trulli, Raïkkönen et Montoya. Trahi par sa mécanique aux USA et au Brésil, par ses pneumatiques en Belgique, Button n'avait pourtant aucune raison sportive de vouloir quitter BAR. Tant mieux, vu qu'il devra rester ! |
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Jenson Button eut préféré faire l'actualité grâce à son premier succès en Grand Prix. Il a surtout fait la une des magasines sportifs pour la suite de la saga "je t'aime, moi non plus" avec Williams. En 2005, il voulait y aller, il n'a pas pu (et vu les résultats de l'écurie de Grove, il n'a pas vaiment perdu au change). En 2006, il aurait dû y aller, mais il ne voulait plus (comme on le comprend !). Résultat : des semaines de palabres pour finalement un accord à l'amiable qui coûtera quelques millions de dollars à l'intéressé. Pas grave vu ce que devrait lui rapporter son nouveau contrat Honda. Le constructeur japonais mise beaucoup sur le chéri de ces dames qui a su faire preuve d'une belle constance pour sauver les meubles cette saison. Seules sa sortie de route dans le mur du Québec, sous la pression de Schumacher, et sa pirouette en qualifications en Turquie peuvent lui être reprochées, pas le fait qu'il n'ait pas transformé ses deuxièmes chronos en Angleterre, en Allemagne et au Japon ou ses troisièmes en Italie et en Chine. Dès lors que les ténors ayant loupé leurs essais passaient la vitesse supérieure, il lui était impossible de suivre,
surtout quand la malchance s'en mêle comme à Monza ou Interlagos. |
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Les essais privés de l'intersaison 2005-2006 sont plutôt encourageant pour Honda. Malgré quelques qualifications plus difficiles, Jenson Button, secondé cette année par Rubens Barrichello, parvient à se placer sixième au championnat du monde, à moins de 10 points de Kimi Raïkkönen, derrière les trois écuries de tête que sont Renault, Ferrari et McLaren. Sur le tourniquet hongrois, Button, au volant de la RA106, remporte sa première victoire en Formule 1. |
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Saison décevante. Jenson Button finit le championnat à la 14ème place avec 6 petits points (la totalité de ceux de son équipe, Barrichello accrochant le premier 0 pointé de sa carrière). Il ne se qualifiera que 4 fois en "Q3", difficile dès lors d'espérer quoi que ce soit en course au vu de la fiabilité acquise par toutes les équipes. |
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Button est encore chez Honda en 2008, espérant des jours meilleurs sous l'égide d'un nouveau patron, le très expérimenté Ross Brawn. Hélas, ce n'est absolument pas le cas. Comme sa devancière, la RA108 est complétement ratée et Button, comme Barrichello, retrouve les fonds de grille. Jenson ne marque en tout et pour tout que trois points cette saison-là, avec une sixième place en Espagne. Pire, contrairement à ce qui s'était passé en 2007, Barrichello s'en sort mieux que son équipier et le devance au classement final. |
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Après cette saison désastreuse, Honda décide de se retirer de la Formule 1, officiellement en raison de la crise économique. La poursuite de la carrière de Jenson dépend alors d'un éventuel rachat de l'équipe de Ross Brawn. C'est ce qu'il advient début 2009: une solution interne est trouvée et l'écurie est rebaptisée Brawn GP. Button, comme Barrichello, est confirmé à son poste. Lors des essais d'avant-saison, les Brawn propulsées par un V8 Mercedes se révèlent très compétitives, au grand étonnement des autres équipes. Ces dernières considèrent que ces performances surprenantes sont le fait d'un diffuseur arrière "miracle" jugé illégal. Toujours est-il que les Brawn dominent la première course en Australie. Parti en pole, Button remporte facilement la deuxième victoire de sa carrière devant Barrichello et prend la tête du championnat. Une semaine plus tard en Malaisie, Jenson signe une nouvelle pôle et est en tête lorsque la course est interrompue à cause de la pluie. Il est déclaré vainqueur, mais ne marque que la moitié des points car la course n'est pas allée au-delà des trois quarts des tours prévus. Qu'importe car la démonstration est faite : la Brawn est bien la meilleure monoplace du plateau. En Chine, Button et son équipe tombent toutefois sur un premier os : les Red-Bull-Renault de Vettel et de Webber qui signent le doublé tandis que Button sauve la troisième place. Les monoplaces anglo-autrichiennes vont être les principales rivales des Brawn cette saison-là. S'en suit une superbe série de quatre succès consécutifs pour le Britannique. La Brawn écrase véritablement la concurrence en ce printemps 2009, et Button en profite parfaitement. Il gagne à Bahreïn alors qu'il ne partait que quatrième, puis l'emporte facilement en Espagne et à Monaco devant Barrichello. En Turquie, Vettel signe la pôle, mais une erreur du jeune Allemand dans le premier tour permet à Button de prendre la tête et de filer vers sa sixième victoire en sept courses. Le titre de champion du monde lui semble alors à portée de main. Mais l'été va marquer le début de la baisse de régime des Brawn et la montée en puissance des Red-Bull. Lors de sa course domicile à Silverstone, Jenson rêve d'une victoire mais ne finit que sixième. Sa voiture perd beaucoup de terrain et les résultats s'en ressentent : cinquième en Allemagne, septième en Hongrie. Fin août, la Brawn reprend quelque peu du poil de la bête, mais c'est désormais Barrichello qui en profite. Le GP de Valence illustre bien cet état de fait : le Brésilien l'emporte tandis que son équipier est piètre septième. A Spa, Button connaît même son premier score vierge de la saison en étant percuté par Grosjean dès le départ. La situation commence à être difficile pour lui. S'il est toujours en tête du championnat, Barrichello est revenu à seize points, Vettel à dix-neuf. Les détracteurs du Britannique s'en donnent à cœur joie, raillant son pilotage d'épicier et son incapacité à gagner dès lors que sa machine n'est plus ultra-dominatrice. En Italie, il retrouve enfin le chemin du podium en finissant deuxième derrière Barrichello. Les deux coéquipiers ne vont désormais plus se lâcher : à Singapour, Barrichello occupe une bonne cinquième place devant Jenson, mais ce dernier va lui chiper cette position grâce à un arrêt complètement décalé en fin de course. A Suzuka, perdus dans le peloton, les deux hommes se battent comme des chiffonniers pour les deux points de la septième place, au profit final de Barrichello. Lorsqu'il arrive au Brésil, avant-dernier Grand Prix de l'année, Jenson Button compte quatorze points d'avance sur Barrichello et seize sur Vettel. Il peut donc remporter le titre à l'issue de cette épreuve, mais sa grande fragilité n'en fait pas un favori. Les essais qualificatifs sont d'ailleurs catastrophiques puisqu'il se qualifie quatorzième tandis que « Rubinho » est en pôle. Mais en course, il va faire taire tous ses détracteurs. Accusé de passivité lors des dernières courses, Jenson se bat comme un beau diable pour remonter vers la tête et multiplie les dépassements. Il revient finalement jusqu'à la cinquième place, devant Barrichello qui a connu une crevaison. Il devient ainsi à 29 ans le dixième champion du monde britannique de l'histoire. C'est aussi et surtout une superbe revanche après les années très délicates qu'il a connues avec cette équipe Brawn, ex-Honda, ex-BAR, qui décroche en même temps le titre des constructeurs. Il finit enfin l'année en beauté par une troisième place à Abou Dhabi. |