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Jordan EJ14 |
2004
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| Pilotes | ![]() |
JORDAN EJ14 |
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18 Nick
Heidfeld |
19 Giorgio
Pantano |
Timo Glock remplace Pantano au Canada et à partir du GP de Chine ![]() |
| Fiche technique | ![]() |
JORDAN EJ14 |
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Chassis
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Full carbon fibre composite monocoque |
Front Suspension |
Composite pushrods activating chassis mounted Jordan Penske dampers and torsion bars, unequal length composite aerodynamic wishbones, front anti-roll bar and cast uprights. | |
Rear Suspension |
Composite pushrods activating gearbox mounted Jordan Penske dampers, unequal length composite aerodynamic wishbones, rear anti-roll bar and cast uprights. | |
Transmission |
In-house Jordan Grand Prix design. 7 speed + reverse longitudinal gearbox with electrohydraulic sequential gear change. | |
Wheel Base |
Over 3000mm | |
Front Track |
1480mm | |
Rear Track |
1418mm | |
Overall Height |
950mm | |
Overall Length |
4670mm | |
Overall Weight |
601kg with driver | |
Clutch |
Triple plate Jordan/ AP racing clutch | |
Brakes |
Brembo braking system | |
Wheels |
Forged BBS racing to Jordan GP specification | |
Tyres |
Bridgestone | |
Fuel Tank Capacity |
Over 95kg |
| Moteur | ![]() |
JORDAN EJ14 |
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| Album photo | ![]() |
EJ14 |
| Test |
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| Australie |
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| Malaisie |
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| Bahrein |
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| San Marin |
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| Espagne | |
| Monaco |
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| Europe |
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| Canada |
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| USA |
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| France |
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| Grande Bretagne |
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| Allemagne |
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| Hongrie |
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| Belgique |
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| Italie |
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| Chine |
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| Japon |
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| Brésil |
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| Résultats | ![]() |
EJ14 |
9e au Championnat Constructeurs, 5 points |
Les perfusions ne suffisent plus, Lazare est aux portes du tombeau. Même les investisseurs arabes courtisés par Jordan ont préféré ne pas se risquer à reprendre un team à l'électrocardiogramme désespérément plat. Be on edge vous dites ?
Cette fois, ça sent vraiment le sapin pour l'écurie irlandaise. Certes, ce vieux filou d'Eddie n'a rien à envier à Paul Stoddart pour ce qui est de la lutte pour la survie, mais l'agonie de son bébé est telle qu'il va bien devoir se résoudre à pratiquer l'euthanasie. Par quel miracle ou tour de passe-passe les monoplaces jaunes figureraient-elles encore sur la grille en 2005 ? On le disait en négociations avancées avec des repreneurs arabes, l'annonce du lancement en 2006 du Team Dubaï F1 met sans doute un ternie à ces espoirs. D'autres pistes resteraient activées, mais lesquelles ? Si elles sont aussi fiables que l'imbroglio Verstappen-Trust, on n'est pas rendu, même si la compagnie hollandaise a fini par orner les pontons des Jordan. C'est qu'avec Eddie, on n'est jamais très sûr de ce qu'on va retrouver dans les placards. Par contre, on sait que racheter ne suffira pas, il faudra moderniser des installations vieillissantes. Avec Ford qui cesse toute implication en F1, voilà l'équipe au trèfle en panne de motoriste. Jordan a eu beau se plaindre continuellement du V10 Cosworth qui lui coûtait près de 18 millions de dollars par an, il aurait été bien content de pouvoir en disposer une saison de plus... à condition de pouvoir le financer. Renault et surtout Toyota sont ouvertement courtisés, le géant nippon répond non officiellement seulement, mais est-ce bien réaliste ?
Cette saison s'apparentait, on le savait, à un quitte ou double. Ce fut un fiasco sur toute la ligne. Les cinq points engrangés (deux si les Williams et Toyota n'avaient été disqualifiées à Montréal...) tiennent de la chance, en aucun cas de la performance. Conçue à moindres frais par le quasi-inconnu John McQuilliam (hormis James Robinson, le staff technique fait très bas de gamme), l'EJ14 cache mal sa filiation avec sa calamiteuse devancière. Une voiture de facture très classique, arrivée en Australie sans le kilométrage s'essais nécessaire, qui fit donc ses maladies de jeunesse lors des premiers Prix. Il fallut ainsi attendre le Ring pour voir Heidfeld et Pantano terminer tous deux l'épreuve. Désespérément à l'arrêt en qualification - souvent plus de trois secondes de retard -, elle prit régulièrement ses quartiers en huitième ligne seulement, Heidfeld réussissant l'exploit de la hisser en 13e position en Europe. En course, il fallu toute la hargne de l'ex-pilote Sauber pour faire parfois illusion, mais après quelques débuts de Grand Prix prometteurs, Nick fut souvent contraint de rentrer dans le rang. Quand on pense que ce baratineur de Jordan lui prédisait une victoire et une année en milieu de tableau, le jeune Allemand lui-même annonçant une campagne bien au delà des espérances de beaucoup, c'est ce qui s'appelle abuser de la méthode Coué !
Plus la saison avançait, moins la voiture connaissait de développements, les caisses: étant désespérément vides. On assista alors à l'habituel recours aux pilotes payants, Deutsche Post étant tout heureuse de mettre quelques euros pour voir Timo Glock passer de réserviste à titulaire à l'une ou l'autre occasion. Le Britannique Richard Lyon (Formula Nippon) fut à deux doigts de lui succéder au Japon, et ce n'est pas pour ses beaux yeux que le Hollandais Doornbos fut bombardé troisième pilote.