Jaguar R4
2003
Pilotes R4


14
Mark Webber


15

 Antonio Pizzonia
(jusqu'au GP de Grande Bretagne)

15

Justin Wilson
(à partir du GP d'Allemagne)


Fiche technique R4
   
Chassis:
R4 composite monocoque structure, designed and built in-house, carrying the Cosworth Racing CR-5 V10 engine as fully stressed member, Jaguar steering and power assistance.
Engine:
Ford Cosworth V10 CR-5
Transmission:

Jaguar seven-speed gearbox, longitudinally mounted high-pressure hydraulic system for power shift and clutch operation. AP Racing triple-plate pull-type clutch. Independent oil system using Castrol Fluid Technology.

Front suspension:

Cast titanium uprights. Upper and lower carbon wishbones and pushrods. Torsion bar springing and anti-roll bar. Jaguar/Penske damper layout.

Rear suspension:
Cast titanium uprights. Upper and lower carbon links and pushrods. Coil springs and torsion anti-roll bar. Jaguar/Penske damper layout.
Front brakes:
AP Racing lithium alloy six-piston callipers. Carbon Industrie or Brembo carbon/carbon discs and pads.
Rear brakes:
AP Racing lithium alloy six-piston callipers. Carbon Industrie or Brembo carbon/carbon discs and pads.
Front wheels:
12.7 in x 13 in
Rear wheels:
13.4 in x 13in
Tyres:
Michelin
Electronics:
Pi ‘VCS’ System. Integrated engine/chassis electronic control system, DASM and DATA logger.

Moteur R4
Ford Cosworth V10 CR-5
Designation Ford Cosworth V10 CR-5
Number of cylinders 10 90°
No of valves 40
Capacity 2998 cc
Power Output Not Disclosed
Materials used Aluminium block and heads cast in Cosworth Racing’s own foundry. Aluminium alloy pistons. Steel crankshaft.
Engine management system Ford PI
Lubrication system Dry sump
Ignition system Cosworth Racing
Spark plugs Champion

Album photo R4

Présentation

Australie

Malaisie

Brésil

San Marin

Espagne

Autriche

Monaco

Canada

Europe

France

Grande Bretagne

Allemagne

Hongrie

Italie

USA

Japon


Résultats R4
7e au Championnat Constructeurs
18 points
La grande lessive de la fin 2002 a eu du bon. Avec une monoplace moins compliquée et un pilote, Mark Webber, talentueux et bûcheur, Jaguar a au moins réussi là où elle échouait désespérément depuis trois ans : elle a séduit.
Après une adolescence difficile, Jaguar a-t-elle atteind l'age de raison, celui de la maturité ? Trop tôt pour le dire mais les signes sont encourageants. Certes, l'écurie britannique s'est séparée d'un pilote en cours d'année, mais ce n'est rien comparé aux séismes successifs des campagnes précédentes. Les résultats ne sont toujours pas exceptionnels : sans le nouveau barème, qu'auraient représenté une volée de sixièmes, septièmes et huitièmes places ? Quasiment rien. Au moins les verts ont-ils montré, ne fût-ce qu'en qualification, qu'ils pouvaient être performants. Une éclosion tardive qui ne pouvait mieux tomber.
Après la désastreuse R3 et sa tenue de route fantaisiste, n’importe quelle voiture aurait semblée saine. Reste que la R4, si elle se voulait une sorte de copie au propre et en plus basique que sa devancière, s’est vite avérée d’un tout autre calibre. Depuis 2000 et les premiers pas du fauve en F1, jamais une de ses machines n’avait été capable de jouer les points à la régulière quasiment partout. Celle-ci,oui. Plus simple, voire simpliste, la R4 était peut-être la machine la moins élaborée du plateau, en total décalage avec l’image que véhicule Jaguar sur le marché automobile et loin des standards de la F1 moderne. Et pourtant, elle a bien fonctionné, se montrant un peu plus fiable et surtout beaucoup plus facile à exploiter (n'etait-ce pas le but recherché ?). Dotée des meilleurs pneus et d'un moteur à angle plus large d’où l'abaissement du centre de gravité, elle a tout de suite été compétitive.
Figure de proue de l’équipe, mark Webber correspond bien à l’image que voulait donner le directoire de Ford à son team de F1 : sympathique, talentueux et travailleur. Le jeune australien a fait sensation aux essais, et s’il eut parfois du mal à confirmer en course, ce fut rarement de sa faute, plutôt à des casses mécaniques. A Zeltweg, Montréal, Magny-Cours ou encore Budapest,
il a tiré le maximum de sa voiture face aux ténors du peloton. Dommage que Webber ait été si seul tout au long de l’année. Etonnant aussi, Pizzonia et Wilson ont du talent nul n'en doute. Bien sûr ils ont été mis sous une énorme pression, mais on ne nous enlèvera pas de l’idée que les deux monoplaces vertes n'étaient pas de même valeur.
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