Jaguar R3
2002
Pilotes R3
 

16
Eddie Irvine

  17
Pedro De la Rosa


Fiche technique R3
   
Chassis: R3 composite monocoque structure, designed and built in-house, carrying the Cosworth Racing CR-3 V10 engine as fully stressed member, Jaguar steering and power assistance.
Engine: Ford Cosworth V10 CR-3
Transmission:

Jaguar magnesium-cased seven-speed gearbox, longitudinally mounted high-pressure hydraulic system for power shift and clutch operation.
AP Racing triple-plate pull-type clutch. Independent oil system using Castrol Fluid Technology.

Front suspension:

Cast titanium uprights/steel axles. Upper and lower carbon wishbones and pushrods. Torsion bar springing and anti-roll bar.
Jaguar/Penske damper layout.

Rear suspension: Cast titanium uprights/steel axles. Upper and lower carbon links and pushrods. Coil springs and torsion anti-roll bar.
Jaguar/Penske damper layout.
Front brakes: AP Racing lithium alloy six-piston callipers.Carbon Industrie or Brembo carbon/carbon discs and pads.
Rear brakes: AP Racing lithium alloy six-piston callipers.Carbon Industrie or Brembo carbon/carbon discs and pads.
Front wheels: 12.7 in x 13 in
Rear wheels: 13.4 in x 13in
Tyres: Michelin
Electronics: Pi 'VCS' system Integrated engine/chassis electronic control system

Moteur R3
Ford Cosworth V10 CR-3
Designation Ford Cosworth V10 CR-3
Number of cylinders 10 72°
No of valves 40
Capacity 2998 cc
Power Output Not Disclosed
Materials used Aluminium Block and Heads
Forged Aluminium Pistons
Steel Crankshaft
Engine management system Ford PI
Lubrication system Dry sump
Ignition system Cosworth Racing
Spark plugs Champion
Weight 105 kg including ballast
Length 569mm
Width 490mm
Height (including airbox) 490mm

Album photo R3

Présentation

Australie

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Brésil

San Marin

Espagne

Autriche

Monaco

Canada

Europe

Grande Bretagne

France

Allemagne  

Hongrie

Belgique

Italie

USA

Japon


Résultats R3
7e au Championnat des Constructeurs
8 points
Niki Lauda et Eddie Irvine résument assez bien la situation quand ils affirment : "Hormis les pilotes, nous avons tout changé sur cette voiture, je ne vois pas ce que nous aurions pu faire de plus." L'ennui, c'est que cela fait trois ans, soit depuis que Ford a racheté Stewart - qui, elle, marchait très bien -, que Jaguar nous pond une mauvaise monoplace. C'est même de mal en pis. Dès les premiers tours de roues de la R3, Irvine et De la Rosa avaient compris qu'ils allaient vivre un calvaire. Ils n'ont pas été déçus. Plus encore que sa devancière la Jaguar 2002 souffrait de graves lacunes aérodynamiques, surtout un gros manque d'appui sur le train avant qui la rendait parfaitement inconduisible. Logique, me direz-vous, quand on sait que l'écurie ne disposait alors toujours pas de soufflerie personnelle. Surréaliste !
Melbourne se profilait quand le brave Steve Nichols, père de quelques excellentes McLaren à une autre époque mais aujourd'hui dépassé, prit la porte, remplacé par Guenther Steiner, un ingénieur venu du rallye et n'ayant jamais vu une F1 d'aussi près, ce qui ne l'empêcha pas d'être bombardé directeur technique, faute de mieux ! Le Grand Prix d'Australie fut une authentique cour des miracles, Irvine sortant indemne du gros carton initial pour aller cueillir trois points. Inespéré quand on sait qu'il termine à près de deux tours avec un meilleur chrono, aux essais comme en course, de plus de quatre secondes supérieur à celui de Schumacher. Un bel adjuvant moral mais un feu de paille, évidemment. Les épreuves suivantes sont catastrophiques, les Jaguar étant le plus souvent réduites à se battre contre les Minardi. Seule exception Sao Paulo où tous les clients Michelin sont à leur avantage. Irvine et De la Rosa, 7e et 8e, échouent aux portes du bonheur.
Les retouches successives ne portent pas leurs fruits, au point qu'il sera un instant question de revenir à la R2 de 2001. A Silverstone, l'équipe sort une version B, profondément remaniée. Bilan 19e et 21e chronos samedi, une obscure 11e place dimanche. Ford gronde, Lauda est dans ses petits souliers, la tête du designer en chef John Russel et celle de l'aérodynamicien Mark Handford sont sur le billot, Irvine n'hésite plus à cracher sa bile. En prime, la fiabilité est épouvantable : plus de 55 % d'abandons, dont très peu de sorties de route. La transmission (y compris la boîte) casse fréquemment, mais tout y passe : hydraulique, accélérateur, freins, allumage, même le moteur parfois, pourtant le meilleur élément et de loin. Une véritable déroute, plus humiliante encore quand les Arrows, sous-financées, font mieux à V10 égal. Après un léger coin de ciel bleu en France, les verts retombent dans leurs travers... jusqu'à la Belgique. Enfin les améliorations portent leurs fruits, et pas uniquement grâce à Bibendum. Voilà les deux voitures dans les onze premières aux essais, et Eddie ramène un point le lendemain. La délivrance ? Apparemment oui vu l'exploit de Monza : une machine en troisième ligne, l'autre en quatrième et une troisième place en course comme suprême récompense. Fameux... mais à Indy comme à Suzuka, les Jaguar ont retrouvé l'anonymat du peloton. Impossible de cerner les errements d'une aérodynamique capricieuse.