La fiabilité a fait défaut à
l'écurie Jordan. Une nouvelle fois, car le scénario de cette
saison est le même que l'an passé. En vélocité
pure, l'EJ11 est une très bonne monoplace, en tout cas assez pour,
à quelques reprises, devancer les Williams BMW. Elle l'a prouvé
en qualifications avec Jarno Trulli. Dans ce domaine, l'écurie Jordan
a pris l'ascendant sur son concurrent direct BAR Honda. En course, le constat
est tout autre. Bon nombre d'abandons (16), souvent en fin de course, alors
que les pilotes étaient confortablement installés dans les
points. Et quand la mécanique s'est décidée à
résister,

les pilotes ont manqué de sang froid (Frentzen a
heurté le rail à Monaco à quelques tours de l'arrivée).
Heureusement, en fin de saison, Jean Alesia apporté un peu de fiabilité puisqu'il a terminé quatre
de ses cinq courses, dont une dans les points. En revanche, pour Jarno Trulli,
rien ne s'est arrangé : six abandons dans les sept dernières
courses.