BAR 004
2002
Pilotes    BAR 004
       
11 Jacques Villeneuve             12 Olivier Panis

Fiche technique    BAR 004
  Chassis
Construction Moulded carbon fibre and honeycomb composite structure that surpasses latest FIA impact and strength regulations
Front suspension Wishbone & Pushrod-activated torsion springs and rockers, mechanical anti-roll bar
Rear suspension Wishbone & Pushrod-activated torsion springs and rockers, mechanical anti-roll bar
Dampers Koni
Wheels OZ forged magnesium
Front: 315mm wide
Rear: 360mm wide
Tyres Bridgestone Potenza radials
Brakes AP Racing
Front: 2 x 6-piston calipers
Back: 2 x 6-piston calipers
Brake discs/pads Carbon/carbon
Steering BAR Rack & Pinion
Steering wheel carbon-fibre construction
Driver's seat Anatomically formed carbon composite
Seat belts Six-point harness (75mm shoulder straps)
ATL Kevlar-reinforced rubber bladder
Fuel capacity 100 litres
Fuel provider Nisseki
Battery 12v 5Ah lead acid
Instrumentation BAR Steering Wheel Dash Display
Transmission
Gearbox BAR Xtrac 6 speed unit
Gear selection Sequential, semi-automatic, hydraulic activation
Clutch AP, triple-plate carbon
Dimensions
Overall length 4550 mm
Overall width 1800 mm
Overall height 950 mm
Wheelbase 3050 mm
Front track 1460 mm
Rear track 1420 mm
Weight 600 kg (with driver)


Honda RA002E V10

Name of Engine Honda RA002E
Type of Engine
V10 Normal aspiration
Capacity
3.0 Litres
Brake Horsepower
Over 800ps
Cylinder Heads
4 valves per cylinder
Injection System
Honda PGM-F1
Ignition System
Honda PGM-IG
RPM
Over 17,000 rpm


Album photo     BAR 004

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Europe

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USA

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Résultats    BAR 004
8e au Championnat des Constructeurs
7 points
Difficile de jauger l'apport de David Richards à la tête de BAR. Lorsqu'il fut appelé à relayer Craig Pollock, à quelques jours de la présentation de la monoplace 2002, celle-ci était déjà figée. Le patron de Prodrive n'a pu que constater les dégâts, et tenter de rectifier le tir. Le directeur technique Malcolm Oastler, notamment, allait faire les frais d'un début de saison calamiteux. Débauché de chez Williams mais sous contrat jusqu'à fin février, l'ingénieur Geoff Willis n'a pas eu, lui non plus, une grosse influence sur une voiture pas plus réussie que ses devancières C'est en 2003 qu'on verra si ces deux hommes doivent être considérés comme providentiels, où si le mal est encore plus profond.
Au moins, depuis trois ans d'une histoire tumultueuse, British American Racing ne cessait de progresser, l'équipe étant il est vrai partie de très bas. Premiers points en 2000, premiers podiums en 2001 grâce à une 003 qui n'était pourtant pas des plus réussies. Elle manquait de rigidité sur le train arrière, ce qui la rendait particulièrement compliquée à maîtriser. Une erreur de conception semble-t-il corrigée sur la 004... qui n'a pas fait meilleure figure pour autant. Le pire, c'est que les pilotes ont rarement stigmatisé un point noir particulier. Plus d'une fois, ils ont dit être globalement satisfaits du comportement de leur monture, la trouvant simplement trop lente. Le début de saison sera dramatique : sur les neuf premiers Grands Prix, onze abandons dont sept - consécutifs ! - pour le seul Olivier Panis, accablé par une noire malchance comme souvent.
Les qualifications sont décevantes (quatre fois seulement, une des voitures est dans le top dix, mais à quatre reprises aussi la moins bien classée est en huitième ligne, et même en neuvième au Ring), ce qui oblige les pilotes à de vaines courses-poursuites, souvent au prix de stratégies décalées et audacieuses. A Sao Paulo, Barcelone et Montréal, surtout, les blancs ne sont nulle part. Vient Silverstone où les essais ne sont pas trop mauvais (9e et 13e). Chance dimanche l'apparition de la pluie en début d'épreuve. Un caprice de la météo qui va être mie à profit par Villeneuve et Panis. Etincelants ils passent à travers les gouttes et finissent 4e et 5e. Enfin des points ! Un sacré bol d'air d'autant plus remarquable que ce sera quasiment le seul. Les courageux pilotes sauront profiter d'un regain de compétitivité en fin d'année, dû entre autres à un moteur évolué, pour encore aller chercher une unité chacun, au prix d'une offensive sans relâche. Rares furent les opportunités d'aller en prendre d'autres. Sept points pour un budget de plus de 200 millions de dollars, cela fait cher le top six !
Il est vrai que la fiabilité continuera à être des plus précaires dix-neuf retraits en tout, nul n'a fait moins bien, surtout quand on songe que Villeneuve et Panis ont commis un minimum d'erreurs. Boîte, accélérateur, embrayage, échappements, tout casse et principalement le moteur. Honda n'a pas de quoi être fier: à huit reprises, c'est le V10 nippon qui a fait preuve de panache... de fumée. Si on ajoute les cinq qui en ont fait autant chez Jordan, et tous ceux qui ont lâché loin des caméras, la faillite est complète. Décidément, le motoriste de Suzuka ne semble plus capable de concevoir un bloc moderne et puissant. La comparaison intra japonaise avec le débutant Toyota fut cruelle. Pire encore : comme l'an dernier, c'est le simple client, Jordan, qui a fait mieux que l'équipe officielle, celle qui bénéficie d'un soutien dépassant le cadre du simple partenariat moteur. Soutien encore renforcé en 2003, où BAR sera la seule écurie Honda.