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Grand Prix de San Marin | Imola 24 avril 2005 |
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Duel au premier rang à Imola | ![]() |
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Hormis quelques doutes persistants sur sa fiabilité, comme l'a démontré l'abandon prématuré de Rubens Barrichello (électricité), l'écurie italienne sait qu'elle possède à nouveau la machine pour vaincre, d'autant que les ingénieurs de Bridgestone semblent avoir résolu les problèmes de performance et de longévité qui ont handicapé leurs pneumatiques lors des premières courses.
Science. Mieux, la Ferrari de Michael Schumacher est apparue plus fringante que la Renault dans la deuxième partie du grand prix. A tel point qu'Alonso a été obligé de faire appel à toute sa science du pilotage pour maintenir Schumacher dans son sillage jusqu'à l'arrivée. «Michael était au moins une seconde plus rapide que moi dans les derniers tours. Je me suis montré conservateur dans les virages les plus serrés pour ménager mes pneumatiques là où j'avais des soucis de traction. J'ai donné le maximum. C'est ma meilleure victoire.» Après l'abandon de la McLaren-Mercedes du Finlandais Kimi Raikkonen, auteur de la pole position et intouchable lors des huit premiers tours, cette quatrième course du championnat s'est résumée à un duel, de plus en plus somptueux, à mesure que les tours s'égrenaient.
A cause d'une erreur lors de la qualification du matin, Michael Schumacher, parti de la 13e place sur la grille, s'est d'abord armé de patience pour s'extraire du peloton dans lequel il est resté englué jusqu'aux premiers arrêts au stand. Une fois la piste dégagée, Michael Schumacher a fait parler sa classe, en empilant les tours de magie, comme aux plus beaux jours. Effort terrible qui lui permit de ressortir des stands après son premier ravitaillement en troisième position.
L'Allemand était arrivé très remonté à Imola, déclarant qu'il n'avait pas l'intention de regarder Alonso filer en tête du championnat sans réagir. «Au vu de ma position, je n'ai rien à perdre. Je vais donc prendre des risques et lui mettre la pression.» D'autres que le petit taureau d'Oviedo auraient serré les fesses.
Comme Jenson Button, par exemple. Encore un peu tendre dans le combat rapproché et qui a vu Michael Schumacher lui ravir la deuxième place avec l'opportunisme dont il a le secret, profitant d'une hésitation de l'Anglais troublé par le duel des pilotes Williams-BMW (Heidfeld et Webber) devant lui.
Une fois deuxième, Schumacher n'en est pas resté là, ce n'est pas son genre. En voyant fondre la Ferrari sur la Renault, les tifosi se sont enfin réveillés. La suite fut une explication d'une rare intensité, au cours de laquelle l'écart entre Alonso et Schumacher n'a jamais été supérieur à quatre centièmes de seconde. Au prix de freinages fumants, l'aîné à bien essayé d'intimider le jeune Alonso, mais le pilote Renault n'a pas bronché. La marque des grands. Reste qu'avec la voiture la plus rapide, Michael Schumacher n'a jamais été en mesure de porter une attaque franche. Certains observateurs veulent y voir les prémices d'un passage de témoin en douceur.
Après enquête, les BAR de Button et Sato sont disqualifiées et suspendues pour les deux prochains Grands Prix (tricherie sur le poids minimum). Lionel Froissart (Libération)
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