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Grand Prix de Monaco | Monte-Carlo 22 mai 2005 |
| «Ice man» Raikkonen, le feu de Monaco |
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En Italie, il s'en est fallu d'une défaillance mécanique sur la voiture de Kimi Raikkonen, qui s'échappait en tête, pour que le Finlandais ne concrétise sa domination. Quinze jours plus tard, en Espagne, sur les terres d'Alonso, alors solide leader du championnat, Kimi Raikkonen réglait son compte à l'ensemble du peloton, à commencer par les pilotes Renault. Hier à Monaco, «Ice man», que seul une bonne rasade de vodka peut dérider, a continué sur sa lancée.
Eparpillée. D'une manière encore plus impressionnante et qui en dit long sur la supériorité de sa McLaren. Irrésistible en qualification puis inapprochable en course, Raikkonen a terminé le Grand Prix le plus éprouvant nerveusement de la saison avec une confortable avance sur la concurrence. Celle-ci s'est d'ailleurs éparpillée au fil des tours jusqu'à devenir quasi inexistante. Sur le tourniquet monégasque, seul un problème mécanique pouvait priver le jeune Finlandais d'un succès. Et jamais, sur ce tracé qui ne pardonne pas le moindre écart ils sont nombreux à pouvoir en témoigner , Raikkonen, rapide, sûr et d'un calme désarmant, n'a jamais été pris en flagrant délit de surconduite.
Après avoir engrangé le maximum de points en deux courses (20), Kimi Raikkonen se rapproche d'Alonso au classement du championnat. Un Alonso qui a vécu un après-midi difficile sous le soleil de la Principauté. Très vite, l'Espagnol a constaté qu'il ne pourrait rien faire pour revenir sur la McLaren-Mercedes. Pire, à partir de la mi-course, le pilote Renault a connu les pires difficultés pour se maintenir à la deuxième place. Il a fallu patienter jusqu'à quatre tours de l'arrivée pour voir ce bouchon sauter, le jeune Nick Heidfeld dégoupillant le premier, imité par son équipier Mark Webber au tour suivant. Malgré deux arrêts au stand, contre un seul pour les Renault, l'écurie Williams a réussi un énorme coup de poker en Principauté. En appelant ses pilotes au stand dans un parfait timing lors de l'intervention de la voiture de sécurité à 55 tours de l'arrivée la piste étant obstruée par un accrochage , l'écurie anglaise les a placés en position idéale une fois la course décantée. Sur une piste où il quasiment impossible de doubler, Heidfeld et Weber ont passé en force la Renault d'Alonso alors à l'agonie et manifestement ralentie par l'état de ses pneumatiques.
Vieux routiers. Même si elles apparaissent dans les points (6e et 7e), les Ferrari n'ont pas existé à Monaco, surtout lors des qualifications. Les pilotes de la Scuderia, Rubens Barrichello qui s'est fait (laissé ?) doubler par Michael Schumacher dans le dernier tour, en vieux routiers, ont saisi toutes les opportunités d'une course à rebondissements pour limiter les dégâts et grignoter quelques points en attendant des jours meilleurs. Toutefois, l'espace de quelques tours, Michael Schumacher a démontré que, dans les conditions de la course, la Ferrari reste une redoutable machine en signant le meilleur tour en course. Qu'elle retrouve des pneus capables d'exploiter son potentiel et les pilotes Renault auront un peu plus de soucis à se faire. Surtout si l'écurie Williams-BMW confirme son retour au sommet dans une semaine, à domicile, en Allemagne au Grand Prix d'Europe. Lionel Froissart (Libération)
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