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Grand Prix d'Italie | Monza 4 septembre 2005 |
| Raikkonen en déveine |
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Pole position virtuelle. A Monza, c'est encore un problème mécanique qui a hypothéqué ses chances de victoire. En étant victime d'une casse moteur aux essais, Raikkonen s'est vu repousser d'office de dix places sur la grille (le règlement l'impose pour chaque changement de moteur imprévu). Sa pole position obtenue à 257 km/h de moyenne est donc restée virtuelle. Et c'est son équipier Montoya, deuxième temps, et Alonso qui occupaient la première ligne au moment du départ.
Le blondinet a ainsi subi l'énorme handicap de s'élancer au milieu du peloton. Et comme, pour une fois, la bousculade du premier virage n'a pas eu lieu, Raikkonen n'a gagné aucune place lors du premier tour. Pire, 14 tours durant il n'a pas trouvé l'ouverture derrière la Sauber de Jacques Villeneuve jusqu'à l'arrêt du Canadien pour ravitailler. Ce n'est qu'une fois la piste libre devant lui que le Finlandais a pu exploiter tout le potentiel de sa machine. Pendant ce temps, ses adversaires s'arrêtaient aux stands les uns après les autres pour ravitailler. Pas Kimi, parti sur une audacieuse stratégie à un seul arrêt. Ce qui donne toute la dimension de sa performance en qualification avec une voiture surchargée en essence. Montoya fut en manque de réussite en Turquie. En Italie, ce fut le tour du Finlandais. A force d'attaquer comme un forcené et alors qu'il était revenu en deuxième position devant Alonso, Raikkonen devait passer à son stand pour changer son pneu arrière gauche martyrisé. Et, à huit tours de la fin, il partait en tête-à-queue à force de chevaucher les bordures, laissant là ses espoirs de podium.
Schumacher, 10e. Avec un peu plus de chance, Montoya ralliait l'arrivée avec un pneu arrière gauche donnant d'inquiétants signes de fatigue et devant un Alonso toujours prêt à saisir la moindre opportunité. Si, dans une semaine, en Belgique, l'Espagnol prend quatre points de plus au Finlandais, il ne pourra plus être rejoint au classement du championnat. Michael Schumacher, lointain 10e sur une Ferrari en perdition, a discrètement déposé sa couronne de champion aux pieds d'Alonso et de Raikkonen. Les deux pilotes la méritent.
Lionel Froissart (Libération)
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