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Grand Prix de Grande Bretagne | Silverstone 10 juillet 2005 |
| Montoya fait un sans-faute pour la gagne |
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Attaque. Avec ce handicap initial, il aurait fallu un miracle ou une cascade d'abandons pour que le Finlandais s'impose. Même si Raikkonen a comblé une grande partie de son retard au prix d'une attaque de tous les instants jusqu'à signer le meilleur tour de la course lors de l'ultime passage.
C'est donc entre Alonso, le leader du championnat, et le Colombien Montoya que s'est jouée la victoire lors du dernier ravitaillement. Il a manqué moins d'une demi-seconde à Alonso pour que celui-ci ne gagne son pari. La Toyota de son pote Trulli l'avait trop retardé sur la piste pour qu'il y parvienne. «Ce n'est pas la faute de Jarno. Mais quand je suis revenu sur lui, il n'y avait pas de drapeaux bleus et ça m'a coûté beaucoup de temps. J'ai alors perdu la possibilité de prendre Montoya.»
Et comme le Colombien n'a pas commis la moindre erreur pour aller cueillir sa première victoire de la saison et son premier succès chez McLaren, Fernando Alonso s'est contenté de la deuxième place qu'il considère comme une excellente affaire. «Pour nous, le rendez-vous de Silverstone était le plus redoutable du championnat. En essais privés, les McLaren-Mercedes étaient toujours très rapides ici. Finalement, on a réalisé la pole position et repris deux points à Raikkonen, c'est une bonne surprise. Tout cela prouve que notre voiture est rapide partout.»
Podium. Le bilan de l'écurie française aurait dû être plus remarquable encore sans un nouveau problème lors d'un ravitaillement pour Fisichella. Mais, cette fois, Flavio Briatore l'a presque pardonné. «Quitter Silverstone avec Alonso qui reprend deux points à Raikkonen et Giancarlo qui en grappille quelques-uns supplémentaires, c'est fantastique.» Juan Pablo Montoya, Fernando Alonso et Kimi Raikkonen, les trois premiers de ce Grand Prix de Grande-Bretagne, étaient déjà montés sur le podium quand les pilotes Ferrari (Schumacher et Barrichello) ont arrêté leur monoplace dans le parc fermé. Une image forte qui résume l'actuel désarroi de la Scuderia Ferrari dont les pilotes, classés 6e et 7e à plus d'une minute des vainqueurs, n'ont jamais été dans le coup aux essais comme en course.
Quinze jours avant de se produire devant son public, l'Allemand Michael Schumacher fait un constat amer. «Nous ne sommes pas assez rapides en ce moment. C'est aussi simple que ça. Si je n'avais pas perdu tout ce temps derrière Trulli, j'aurais sans doute pu me battre avec Button. Mais le "si" n'est pas une excuse. A l'évidence, nous reculons à nouveau en terme de performance. Je souhaite pouvoir offrir à mes supporters d'Hockenheim une meilleure prestation que celle d'aujourd'hui.» Toutefois, le septuple champion du monde semble se résigner à voir sa couronne aller orner une autre tête.
Lionel Froissart (Libération)
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