Grand Prix de Belgique Spa-Francorchamps
11 septembre 2005

Kimi Raikkonen fait durer le plaisir

Le départ Albers Karthikeyan Coulthard Villeneuve Barrichello Schumacher Sato Button Pizzonia Trulli Ralf Schumacher Alonso Alonso Montoya Raikkonen podium

L e Finlandais Kimi Raikkonen espérait un KO, il a dû se contenter d'un petit succès aux points. Malgré sa victoire dans le Grand Prix de Belgique, sa sixième de la saison, le pilote McLaren-Mercedes n'a repris que deux unités à son principal adversaire, Fernando Alonso. Au mieux, il aurait pu doubler la mise, mais son équipier Juan Pablo Montoya, qui s'était intercalé en protection entre lui et l'Espagnol, a été victime d'un accrochage avec un retardataire à trois tours de l'arrivée. Comme souvent cette saison, le pilote Renault était idéalement placé en embuscade pour rafler la mise. Alonso semble se satisfaire de ce résultat, sur un circuit où les McLaren-Mercedes étaient une fois de plus intouchables en performance pure : «Ce fut une course difficile pour tout le monde. Deuxième, c'est bien. C'est presque une victoire pour moi.» L'objectif de l'Espagnol est maintenant de grappiller six points de plus lors des trois dernières courses de la saison (au Brésil, au Japon et en Chine) pour assurer son premier titre de champion du monde.

 

Magie. La dernière épreuve européenne disputée sur le circuit monument de Spa-Francorchamps a toutefois confirmé que la McLaren-Mercedes est bien la meilleure monoplace sur la piste. Et l'équipe de Ron Dennis risque de regretter longtemps ses errements du début de saison quand les Renault engrangeaient un maximum de résultats et que sa propre équipe additionnait les déconvenues et les problèmes mécaniques. On pourra toujours reprocher à Alonso d'avoir joué les épiciers, mais l'Espagnol n'aurait rien eu à gagner à forcer sa chance. Même si le jeune homme d'Oviedo est un grand amateur de magie et qu'il régale ses mécaniciens de tours spectaculaires, il n'a pas encore le pouvoir d'un David Copperfield qui, lui, se ferait fort de faire disparaître les McLaren-Mercedes du décor. Alors le pilote Renault s'accommode de leur supériorité avec une patience de vieux routier. Hier, il s'est contenté d'observer de loin, puis de très loin, la lumineuse trajectoire des flèches d'argent. Sur une piste rendue glissante par les trombes d'eau matinales et nécessitant l'utilisation de pneus sculptés, Alonso a plutôt choisi sa cadence pour atteindre le podium.

 

Sioux. D'une prudence de Sioux au départ et dans les premiers tours, il a laissé les pilotes Toyota faire le spectacle, Jarno Trulli d'abord, Ralf Schumacher ensuite. Comme la plupart de ses adversaires, il a profité de la neutralisation de la course suite à l'accident de Fisichella pour ravitailler. Roulant isolé, il ne s'est pas inquiété du retour en trombe, en fin de course, de l'Anglais Button et n'a rien vu de l'accrochage entre la BAR du Japonais Sato et la Ferrari de Michael Schumacher. L'Allemand comptait beaucoup sur cette épreuve sur une piste détrempée pour s'inviter dans la course à la victoire. Il est reparti très fâché. Contrairement à Raikkonen, pas mécontent de rester dans la course au titre, sans être dupe du résultat final. «C'est une belle victoire. Je vais continuer à me battre. Même si je reprends peu de points à Fernando au championnat, chaque victoire est bonne à prendre.»


Lionel Froissart (Libération)

Les résultats du Grand Prix

 

 



le circuit
Le départ Albers Monteiro Klien Villeneuve Barrichello Schumacher & Sato Sato Button Webber Trulli Ralf Schumacher Alonso Fisichella Montoya Raikkonen Raikkonen

Retour à F1 2005