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Grand Prix de Bahrein | Sakhir 3 avril 2005 |
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Alonso toujours plus haut | ![]() |
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Comme en Malaisie quinze jours plus tôt, et toujours dans la fournaise (42 °C au moment du départ), Alonso a réalisé un sans-faute. Après avoir obtenu le meilleur temps samedi, il a confirmé dimanche, s'installant en pole position. Ainsi, il put mieux contrôler la course du départ à l'arrivée, confortant son avance au classement mondial des pilotes.
Influence. Mais l'intérêt de cette troisième course de la saison résidait surtout dans l'apparition de la nouvelle Ferrari. Après un début de championnat plus que décevant, la Scuderia a tout misé sur sa nouvelle monoplace. C'est Michael Schumacher, du haut de ses sept titres mondiaux, qui a usé de toute son influence pour que les débuts en course de cette prometteuse monoplace soient anticipés. Jean Todt, le patron français de la gestion sportive de Ferrari, aurait préféré n'aligner le nouveau bolide qu'une fois sa fiabilité avérée. Et, au vu du résultat de Bahreïn, c'est encore lui qui avait raison.
Bluff. La première journée d'essais soufflait le chaud et le froid dans le stand Ferrari. Tandis que Schumacher dégrossissait la mise au point, un sérieux problème de boîte de vitesses immobilisait Rubens Barrichello presque tout le week-end. Le Brésilien n'est parvenu à se qualifier qu'avec une boîte bricolée. C'est d'ailleurs avec les réglages de Schumacher que Barrichello s'est élancé pour les 308 kilomètres de la course et s'est retrouvé en difficulté, malgré un bon début de course, lorsque ses pneus ont commencé à se dégrader anormalement. C'est à l'agonie et hors des points que Barrichello a terminé sa course (9e). Cette usure prématurée des gommes ne manque pas d'inquiéter les techniciens italiens.
Pour Ferrari, il y a toutefois des raisons d'espérer. L'Allemand de la Scuderia a eu le temps de démontrer l'immense potentiel de sa nouvelle machine. Très rapide en qualification, il a titillé la Renault d'Alonso, s'installant même en première ligne. Mais sans doute avec une faible masse d'essence pour s'échapper en début de course. Un coup de bluff qui n'a pas fonctionné, Michael Schumacher butant sur la Renault d'Alonso, avant d'être contraint à l'abandon (problème hydraulique). Impossible dans ces conditions de savoir quel aurait été le rythme de l'Allemand en fin de course, avec des pneus usés. Cet abandon prématuré repousse le suspense jusqu'au Grand Prix de Saint-Marin (24 avril). En attendant, Alonso et Renault engrangent les points.
Lionel Froissart (Libération)
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