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Grand Prix d'Australie | Melbourne 6 mars 2005 |
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Renault trace la route | ![]() |
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Cette course d'ouverture a également démontré que les écuries Ferrari, deuxième avec un Rubens Barrichello revenu lui aussi du milieu de la grille (11e), et McLaren-Mercedes, qui classe ses deux pilotes, Kimi Raikkonen et Juan Pablo Montoya, dans les points, seront les principales rivales des Renault.
Accrochage. La course a toutefois été perturbée d'entrée, samedi, par les intempéries qui ont donné une grille de départ inhabituelle, avec les McLaren perdues dans le ventre du peloton et la Ferrari du champion du monde, Michael Schumacher, reléguée en dernière ligne. L'écurie italienne a d'ailleurs exploité une des nombreuses subtilités du nouveau règlement en changeant le moteur de la voiture d'un Schumacher qui n'avait rien à gagner à participer à la seconde séance de qualification. Un changement de moteur avant la course coûte dix places au départ, mais comme le pilote allemand était, de toute façon, condamné au fond de la grille... S'il le souhaite, Schumacher pourra se présenter dans quinze jours en Malaisie avec un moteur frais, puisqu'il n'a pas terminé la course. Le sextuple champion du monde a en effet été éliminé à la suite d'un accrochage avec Nick Heidfeld (Williams-BMW), qui tentait de lui ravir la huitième place.
Sur la réserve. Michael Schumacher peut être rassuré. La «vieille» Ferrari championne du monde de la saison 2004, adaptée au règlement 2005, reste remarquable d'efficacité, comme l'a démontré Barrichello. L'écurie italienne a prévu d'exploiter cette machine pendant les quatre premières courses de la saison avant de passer au modèle de l'année, que l'on dit déjà redoutable. Schumacher pourrait quand même demander de forcer la cadence pour l'aligner en course dès le Grand Prix de Bahreïn ou, mieux, celui de Saint-Marin, en Italie, où débutera la saison européenne. Les nouvelles règles, qui imposent d'utiliser un moteur pour deux courses et un train de pneumatiques pour les deux séances de qualifications et le Grand Prix, n'ont pas totalement convaincu pour ce qui touche à l'intérêt du spectacle : pendant plus de la moitié de la course, à l'exception d'Alonso et de David Coulthard sur une étonnante Red Bull-Cosworth (ex-Jaguar), les pilotes sont restés sur la réserve et ont économisé les mécaniques et les pneus, sur une piste peu abrasive et par une température relativement fraîche (le bitume n'a pas dépassé les 26 °C). Il en sera sans doute autrement dans la fournaise malaisienne. Le rendez-vous de Kuala Lumpur, le 13 mars, sera d'ailleurs crucial pour les mécaniques. Par une température ambiante proche de 40 °C et sur une piste à plus de 60 °C, les moteurs de ceux qui ont fini la course en Australie auront plus de 520 kilomètres dans les pistons et la moindre faiblesse pourrait être fatale. Fisichella, qui défendra sa place en tête du championnat, y aura sans doute la vie moins facile.
Lionel Froissart (Libération)
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