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Grand Prix d'Allemagne | Hockenheim 24 juillet 2005 |
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Alonso, six victoires au compteur | ![]() |
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Mathématiques. Alonso, qui ne pouvait pas prétendre suivre le rythme de son rival n'en demandait pas temps pour conforter sa place de leader au championnat. Grâce à une sixième victoire cette saison, l'Espagnol possède 36 points d'avance sur Raikkonen, désormais son unique rival pour le titre mondial, même si les chances du Finlandais sont plus mathématiques que réelles après cette nouvelle déconvenue. Dans le pire des cas, Fernando Alonso peut se permettre de céder cinq points en moyenne lors des sept courses restant à disputer. D'autant que le taux de réussite et surtout de fiabilité penche nettement en faveur du clan français. Raikkonen a reconnu que cet abandon est un coup dur: «Que puis je dire ? Il est toujours terrible d'abandonner, mais cela l'est encore plus quand vous avez une avance confortable sur le deuxième.» L'écurie McLaren-Mercedes a bien d'autres raisons de ruminer son manque de réussite. La deuxième place du Colombien Juan Pablo Montoya ne peut pas suffire à la consoler après l'erreur de celui-ci en qualification. «J'espère que mon résultat me rachète un peu. Mais partir de si loin (dernière ligne, ndlr) n'est pas une expérience que je voudrais réitérer car je ne pouvais même pas voir les feux et je me suis élancé quand j'ai vu les autres voitures bouger.» La course de Montoya, comme celle de son équipier Raikkonen a démontré l'énorme potentiel de la McLaren-Mercedes quand celle-ci va jusqu'au bout. C'est aussi une stratégie parfaite qui a propulsé le Colombien sur la deuxième marche du podium.
Détresse. L'Anglais Jenson Button s'est contenté d'une course sage pour compléter l'estrade. Son seul fait d'armes fut un dépassement autoritaire sur la Ferrari de Michael Schumacher. Finalement cinquième, le champion allemand dit la détresse de la Scuderia et reconnaît qu'il ne compte plus au nombre des prétendants au titre en avouant les faiblesses de sa machine. «Il est évident que nous avons des problèmes. Nous manquons de vitesse et d'adhérence.» Malgré des milliers de kilomètres parcourus en essais privés, l'équipe italienne est irrémédiablement décrochée (Barrichello s'est classé 10e à un tour) par la concurrence. Les tifosi doivent s'y résoudre, l'ère Ferrari s'achève. Celle de Renault a peut-être commencé.
Lionel Froissart (Libération)
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