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Grand Prix des USA | Indianapolis 20 juin 2004 |
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Michael Schumacher en vedette américaine
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C'est que Michael Schumacher n'a pas son pareil pour profiter de la moindre opportunité. En général, il ne gâche pas les occasions de gagner une place. Hier, après s'être sagement contenté de laisser filer son équipier brésilien mieux parti que lui, Schumacher s'est emparé de sa position favorite la première après une courte intervention de la voiture de sécurité, le temps de remettre de l'ordre sur la piste après un accrochage au départ entre la Toyota de Da Matta, la Jaguar de Klien et la Sauber de Massa. Barrichello, à force de jouer au chat et à la souris avec l'autre Ferrari, s'est fait piéger à la relance et n'a pas su empêcher Michael Schumacher de se glisser dans son sillage pour profiter d'une belle aspiration. Après trois tours, la course tombe dans sa morosité habituelle. Schumacher devant et les autres derrière. Il n'y a que les pilotes des BAR-Honda surtout Takuma Sato qui file vers son premier podium pour animer les débats et aussi la Renault de l'Espagnol Fernando Alonso, auteur d'un superdépart. Hélas, sa démonstration ne dure pas. Victime d'une crevaison brutale à l'arrière droit, le pilote Renault est expédié dans le décor à plus de 300 km/heure. Avec Trulli parti en fond de grille, les affaires ne sont pas brillantes pour l'écurie française après le double abandon du Canada. C'est à peine mieux pour Williams : Juan Pablo Montoya, l'idole des foules sur le circuit d'Indianapolis, en souvenir de ses exploits passés en IndyCar, a été retardé au départ par un incident et s'est jeté au volant de sa voiture de réserve. Un incident de procédure va lui coûter une disqualification. Mais il y a plus grave encore, quand son équipier Ralf Schumacher perd le contrôle de sa machine à l'entrée de l'interminable ligne droite au 11e tour. Quand son épave s'immobilise, le jeune allemand est KO. Il est ensuite dirigé vers l'hôpital pour des examens. Alors que les voitures sont à nouveau sous les ordres de la voiture de sécurité, Michael Schumacher regarde avec anxiété vers l'épave de son frère à chaque fois qu'il passe devant. Quelques heures plus tard, les nouvelles seront rassurantes concernant son état de santé.
Quand la course reprend, Michael Schumacher n'a rien perdu de son mordant. Barrichello le constate quand, après son deuxième ravitaillement, il voit une de ses attaques sèchement repoussée par son chef de file. Les deux Ferrari se sont frôlées. C'est fini. Barrichello n'a pas été en mesure de prendre l'avantage. Michael Schumacher file vers sa huitième victoire cette saison. C'est lui le patron et, presque à coup sûr, le futur champion du monde. Lionel Froissart (Libération)
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