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Grand Prix de Malaisie | Sepang 21 mars 2004 |
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Schumacher sans souci | ![]() |
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Maigre concurrence. Alors que la course vient de s'élancer, qu'Alonso parti avant-dernier et Trulli huitième sur leurs Renault remontent dans le peloton ; que Webber a perdu le bénéfice de sa place en première ligne en manquant de caler ; que les Mclaren-Mercedes semblent en délicatesse ; que Barrichello retient sensiblement les poursuivants de Schumacher, et que Button confirme son statut d'outsider, on se dit que l'on va enfin assister à un excitant Grand Prix. Et surtout, à voir la cadence de la Williams-BMW du Colombien, on croit déceler une faille dans la forteresse rouge surmontée d'un blason au cheval cabré.
Pas de suspense. Dès le début du troisième tour, la fête est finie ou presque. La piste portée à près de 50 °C par le soleil de la matinée a déjà séché et Schumacher s'est envolé. Comme les espoirs de suspense. Alors qu'il reste presque 300 kilomètres à parcourir, il n'y a déjà plus qu'un caprice de la mécanique qui puisse vraiment enrayer la marche en avant du champion du monde allemand. Très vite, Montoya constate les dégâts et mesure les limites de sa machine. Schumacher, fin stratège, n'a plus qu'à contrôler à sa main. Comme d'habitude, la stratégie de l'écurie italienne est irréprochable.
Assommée par la lourde chaleur, l'assistance (90 000 spectateurs) essaie de garder un oeil ouvert pour assister aux somptueux efforts du jeune Button au volant de sa BAR-Honda, qui va les voir récompensés par le premier podium de sa carrière. Une petite colonie de Finlandais remballe ses drapeaux quand Raikkonen subit son deuxième abandon consécutif, confirmant le manque de fiabilité des McLaren-Mercedes en plus de leur déplorable compétitivité. Alors que dans cette fournaise malaise on s'attendait à une hécatombe mécanique, Ralf Schumacher en est presque l'unique victime. Juste avant, Webber avait abandonné sa Jaguar dans un bac à graviers. En fin de course, Barrichello joue une fois de plus les équipiers modèles en retenant Montoya dans son sillage jusqu'à son dernier ravitaillement. Schumacher n'avait sûrement pas besoin de ça.
Seize courses. Soucieux de ne pas se mettre les
amateurs d'imprévu à dos, l'Allemand a juré que
cette 72e victoire n'avait pas été facile à obtenir. «Cela
a été une dure bataille du début à la
fin. J'ai toujours été rapide quand il le fallait.
Nous voilà en meilleure position que l'an passé à la
même époque, mais il reste seize courses à disputer
et tout peut encore changer.» Peut-être à Bahreïn un
nouveau Grand Prix dans quinze jours.
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