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Grand Prix du Japon | Suzuka 10 octobre 2004 |
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Schumacher comme un ouragan | ![]() |
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Si le tracé de Suzuka a été noyé sous les trombes d'eau une partie de la journée de samedi, justifiant la décision des organisateurs de reporter les qualifications, cet avatar météorologique n'a pas causé de dégâts sur le circuit. Il a simplement imposé un programme d'enfer aux pilotes et aux mécaniciens qui ont enchaîné les préqualifications, les qualifications et les 307 kilomètres de la course en l'espace d'une matinée et d'un début d'après-midi.
Praticable. Et Michael Schumacher, qui avait été lâché par «dame la chance» lors du Grand Prix de Chine, a retrouvé avec plaisir sa compagne préférée lors de cette épreuve nippone. L'Allemand le reconnaissait après l'arrivée. «Le fait de ne pas avoir été en réussite en Chine m'a certainement aidé pour les qualifications quand j'ai fait mon tour en préqualifications.» Comme le règlement l'impose, Schumacher s'est élancé tard dans la séance, à un moment où la difficile piste de Suzuka était devenue plus praticable et moins humide.
Avec une place en pole position, la 63e de sa carrière, l'Allemand pouvait s'élancer le coeur léger et imprimer le rythme souhaité à la course. «J'ai été étonné de voir Ralf (Schumacher) si près dans mes rétroviseurs, l'écart ne se creusait pas autant que je le voulais. N'ayant pas tourné la veille, il était difficile de comprendre la stratégie des autres équipes. Cela me tracassait.» C'était inutile. Comme d'habitude l'écurie Ferrari, a usé de la meilleure stratégie ne laissant aucune chance à ses adversaires. Schumi a décroché son jeune frère pour ne le retrouver que sur le podium. Et encore, les deux hommes étant en froid, ils ne se sont pas adressé la parole.
Opération. Derrière les Schumacher, la course a été animée par les pilotes BAR-Honda, Jenson Button se classant 3e devant Sato. C'est encore une mauvaise opération pour Renault, Alonso n'ayant marqué que les points de la 5e place, loin devant Jacques Villeneuve qui échoue à la 10e place.
Lionel Froissart (Libération)
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