![]() |
Grand Prix de Chine | Shanghaî 26 septembre 2004 |
![]() |
Barrichello, du bon boulot | ![]() |
|
Mauvais coup. Après un tête-à-queue en qualification reléguant son pilote vedette en fond de grille, l'équipe italienne décidait de changer le moteur de son bolide par sécurité, et de stratégie par la même occasion. Obligé de batailler avec des seconds couteaux, Schumacher a pris un mauvais coup au début de course en heurtant la Jaguar du jeune Klien, plus insolent que jamais. Il a enchaîné ensuite plusieurs tours sans relief et sans vraiment se mettre en évidence, sauf au moment de doubler son frère, de retour après une longue pause pour cause de convalescence. Michael a pris un malin plaisir à humilier son cadet, risquant même l'accrochage, avant de s'engouffrer dans les stands aussitôt doublé par la Williams-BMW du frérot.
Un peu plus tard, alors qu'il suivait de trop près une Renault, Michael a perdu ses appuis aérodynamiques et s'est offert son deuxième tête-à-queue du week-end, tout seul comme un bleu. Enfin, Michael Schumacher, victime d'une crevaison, a vu s'évanouir ses dernières chances de bien figurer dans cette course. Mais, comme le souligne Schumacher : «Chez nous (Ferrari, ndlr), quand un pilote a une défaillance, l'autre est là pour prendre ses responsabilités.»
Stratégie. Et là, le Brésilien Rubens Barrichello, déjà vainqueur il y a deux semaines en Italie, a été particulièrement brillant. Il faut dire que son équipe l'a chouchouté comme jamais. Parti de la pole position, il a su garder l'avantage en début de course. «J'ai été surpris d'avoir un tel niveau d'adhérence. Je m'attendais à souffrir dans les premiers tours.» D'autant que le Brésilien avait à ses trousses la McLaren de Kimi Raikkonen et la BAR-Honda de l'Anglais Jenson Button.
Encore une fois, la course s'est jouée sur la stratégie. Avec trois arrêts à son tableau de marche, contre deux pour Jenson Button, c'est passé juste pour Barrichello, et ce n'est pas passé pour Kimi Raikkonen, longtemps deuxième, qui a perdu sa place en s'arrêtant lui aussi à trois reprises.
Avec la deuxième position de Jenson Button (neuf fois sur le podium cette saison), l'équipe Renault fait une très mauvaise opération au championnat des constructeurs. Malgré les efforts d'Alonso (4e), l'écurie BAR-Honda a encore creusé l'écart. Le recrutement de Villeneuve ne se solde pour l'instant que par un bon coup marketing, mais pas le moindre point. Lionel Froissart (Libération)
|