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Grand Prix du Canada | Montréal 13 juin 2004 |
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Schumacher gagne dans les stands | ![]() |
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Abandon. Pourtant, les choses étaient plutôt mal engagées pour lui à l'issu des essais de qualification. Sixième sur la grille de départ, soit sa plus mauvaise qualification depuis le début de la saison, le pilote Ferrari avait du pain sur la planche pour revenir à l'avant du peloton, emmené en début de course par son frère Ralf, inattendu auteur de la pole position. Mais dès le départ Michael Schumacher avait bénéficié de l'abandon instantané de la Renault de l'Italien Jarno Trulli. Dans un premier temps, Michael Schumacher laissait Ralf Schumacher (Williams-BMW), l'Anglais Jenson Button (BAR-Honda), l'Espagnol Fernando Alonso (Renault) et le Colombien Juan Pablo Montoya sur l'autre Williams s'essouffler. Se sachant programmé sur une course à deux arrêts, Michael Schumacher se doutait qu'il pourrait peut-être éliminer son handicap à partir de la mi-course. Un cafouillage lors du ravitaillement d'Alonso (avant son abandon) devait lui faire gagner une place supplémentaire, et Schumacher prenait un malin plaisir à voir la Ferrari de son équipier s'impatienter dans son sillage.
Couac. C'est bien par le jeu des ravitaillements que Michael Schumacher prenait l'avantage sur Montoya, puis sur Button et enfin sur son frère Ralf. Aucun de ces trois pilotes ne devait retrouver une réelle opportunité d'inquiéter le pilote Ferrari. Seul petit couac au sein de la Scuderia : la mauvaise grâce de l'Allemand à aider son équipier Rubens Barrichello à gagner également du terrain sur ses adversaires. Plus rapide que son chef de file, mais bloqué derrière lui trop longtemps, le Brésilien a sans aucun doute perdu la possibilité de compléter le succès de Ferrari par un doublé, puisque Ralf Schumacher est resté intercalé d'un rien entre les deux Ferrari... avant d'être disqualifié dans la soirée (les équipes Willams et Toyota sont disqualifiées pour écopes de freins non conformes). Mais ce n'est pas l'altruisme qui caractérise le pilote allemand, lequel s'est contenté de déclarer pour juger son nouveau succès : «C'est fabuleux !» Lionel Froissart (Libération)
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