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Grand Prix d'Allemagne | Hockenheim 25 juillet 2004 |
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Button assure le spectacle et Schumi gagne encore | ![]() |
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Epingle. Il s'est toutefois passé des choses intéressantes derrière l'habituel vainqueur. Dès le départ d'ailleurs, avec les envols ratés de Raikkonen et de Montoya. Ce dernier pourtant installé en première ligne, et dont on attendait qu'il anime la course. A la première épingle ensuite, avec l'accrochage entre la Ferrari de Barrichello et la McLaren-Mercedes de Coulthard. Ce qui par ricochet coûtait cher à Montoya, ralenti par l'incident. Une raison de plus de s'en vouloir d'être englué dans le peloton.
Quelques minutes plus tard, Raikkonen pouvait à son tour jeter son volant de rage dans l'épave de sa McLaren après une sortie de piste à près de 300 km/h dont il n'est pas responsable. C'est peu après une première salve ridiculement prématurée de ravitaillement, dès le 10e tour , que le Finlandais était trahi par sa machine. Une frustration de plus, alors qu'il était sur le point de mettre le chouchou du public sous pression. Pour lot de consolation, il est reparti d'Allemagne avec le nouveau record de la piste en poche.
Les 250 kilomètres restant à parcourir ont été animés par les pilotes Renault et surtout par Jenson Button au volant de sa BAR-Honda. Malgré le troisième chrono réalisé aux essais, le Britannique s'était élancé de la 13e place à cause d'un de ces règlements stupides dont est victime la Formule 1 : un pilote ayant cassé un moteur en essai se voit pénalisé de dix places sur la grille après en avoir changé...
Casque. Malgré ce terrible handicap, Button a produit un effort somptueux, pointant plusieurs fois en tête de la course. Auteur de multiples dépassements de grande classe, finalement deuxième à l'arrivée après s'être joué de la Renault d'Alonso (mystérieusement privé d'adhérence pendant quelques tours), il souffrait pourtant d'un problème de casque, dont le système anticoup du lapin lui coupait la respiration. Son équipier japonais, Sato, a lui aussi été gêné par ce système qui s'arrime au casque. Toutefois, le Japonais n'a cette fois jamais été en position de prétendre à une place d'honneur. Tout comme Trulli, qui a vu sa course gâchée par une pièce traînant sur la piste et ayant endommagé l'avant de sa Renault. L'Italien est tout de même reparti rassuré sur son avenir. Il a confirmé qu'il ne piloterait plus pour l'équipe française la saison prochaine. Ses relations avec Flavio Briatore, le boss, ayant tourné au vinaigre. Trulli devrait rejoindre Ralf Schumacher chez Toyota à partir de 2005, ce qui risque de précipiter la retraite d'Olivier Panis, l'unique pilote français encore présent en F1. Lionel Froissart (Libération)
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