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Grand Prix de Monaco | 1er juin 2003 |
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Mainmise de Montoya sur Monaco | ![]() |
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Le
Colombien devance Kimi Raikkonen et Michael Schumacher.
Avec 78 tours au programme et 260 kilomètres à couvrir, le Colombien fait d'abord sauter le verrou que représente Raikkonen devant lui sur la première ligne (ce sera l'unique dépassement de toute la course). Ensuite, il se cale dans le sillage de l'autre Williams, celle de Ralf Schumacher, son équipier, qui avait réussi l'exploit de décrocher la pole. Son frère Michael ne pointait qu'à la 5e place sur la grille.
Comme n'importe quel pilote, le champion du monde a subi la loi du trafic en début de course. C'est là qu'il a perdu toutes ses chances de succès. «Mal qualifiés, notre stratégie était de partir pour un premier relais assez long, mais j'ai perdu du temps derrière Trulli. Dès lors, je ne pouvais pas espérer mieux que de finir 3e.» Sans une erreur de son frère Ralf, auteur d'un tout droit après avoir perdu du temps à chacun de ses ravitaillements, le pilote Ferrari n'aurait même pas décroché cette troisième place qui lui permet de rester au contact de Raikkonen au championnat.
En tête à la régulière, Juan Pablo Montoya a, pour une fois, réfréné ses ardeurs pour terminer à sa main, laissant même croire qu'il pouvait être inquiété par Raikkonen et Michael Schumacher en fin de course. Cette victoire d'une Williams devant une McLaren, aux dépens d'une Ferrari, est aussi celle de Michelin face à Bridgestone. Une bataille de manufacturiers qui laisse espérer une suite de championnat passionnante.
LIONEL FROISSART |
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