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Grand Prix du Brésil | Interlagos 6 avril 2003 |
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Raïkkönen la tête hors de l'eau | ![]() |
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Ferrari out. Après une averse tropicale de plus, la direction de course prenait la décision de retarder le départ et surtout de le donner sous le régime de la voiture de sécurité, jugeant trop dangereux de lâcher la meute de monoplaces équipées de pneumatiques mixtes. Pendant huit tours, le public assistait donc à la procession un peu ridicule des voitures les plus sophistiquées du monde, incapables d'affronter les éléments.
Quand le peloton part, le spectacle est intense. Les pilotes rattrapent le temps perdu. Barrichello se fait déborder par Coulthard, lui même dépassé par son équipier Raikkonen. Plus tard, les Ferrari profitent de l'assèchement de la piste pour leur remontée. Celle de Michael Schumacher est spectaculaire. Mais pour une fois, le quintuple champion du monde, troisième et pressant derrière les McLaren, se fait piéger par une coulée d'eau au même endroit que Montoya et Pizzonia, ce qui provoque l'intervention de la voiture de sécurité pour la troisième fois ! La quatrième est pour dégager la Ferrari de Schumacher, et la cinquième pour la monoplace de Button, surpris, comme beaucoup d'autres, par l'aquaplaning.
Restent les deux McLaren de David Coulthard et de Kimi Raikkonen pour prétendre à la victoire et surtout la Ferrari de Barrichello. De fait, le Brésilien parvient à doubler Coulthard lorsque l'Ecossais commet une petite faute. Hélas pour le public et le pilote Ferrari. Un tour plus tard, sa machine se tait et les tribunes lâchent un grondement de stupeur.
Débris. Il est pourtant écrit que cette course sera chaotique jusqu'à son dénouement. Alors que Raikkonen, à nouveau leader après l'arrêt de Coulthard, et en délicatesse avec ses pneus usés, il est inquiété par la Jordan de Fisichella, revenu de nulle part mais auteur d'une course sage. C'est alors que Webber sort de la piste à haute vitesse, éparpillant sa Jaguar sur la piste. C'est sur ces débris que vient s'empaler la Renault d'Alonso. Le choc est terrible et le jeune Espagnol est blessé aux jambes et hospitalisé. Cette fois la course est définitivement stoppée. La deuxième victoire d'affilée de Raikkonen en devient anecdotique.
LIONEL FROISSART ![]() ![]() Six jours après la course, Fisichella double Raikkonen Pour la première fois depuis la création
du championnat du monde de Formule 1 en 1950, un classement de Grand
Prix a été modifié sans que personne ne pose réclamation,
ou sans qu'aucun pilote n'ait été disqualifié ou
pénalisé. L'Italien Giancarlo Fisichella (Jordan) classé
deuxième dimanche du Grand Prix du Brésil derrière
le Finlandais Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) a obtenu sur tapis vert
une victoire à laquelle il ne s'attendait plus. Fisichella qui
avait cru un moment avoir remporté le premier Grand Prix de sa
carrière s'était résigné à voir Raikkonen
recevoir le trophée du vainqueur. La confusion d'une course marquée
par de nombreux accidents, survenus dans des conditions météo
dantesques, dont celui de l'Espagnol Fernando Alonso (Renault),
troisième, absent du podium car il était à l'infirmerie
, avait calmé les envies de protester.
C'est finalement la Fédération internationale (FIA) qui s'est rendu compte de sa méprise. La course, qui devait durer 71 tours, avait été arrêtée après le double accident de l'Australien Mark Weber et d'Alonso, alors dans leur 55e tour. Les chronométreurs prenant ce tour comme référence, appliquaient le règlement et tenaient compte du classement du 53e tour pour décider du vainqueur de la course. Au 53e tour, c'est Raikkonen qui était en tête. Ce n'est qu'ultérieurement que la FIA a réalisé qu'au moment de l'accident, Fisichella avait, lui, entamé son 56e tour et que, deux tours plus tôt, il avait dépassé la McLaren. |