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Grand Prix du Japon | Suzuka 13 octobre 2002 |
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Schumacher,
une saison en records |
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omme prévu, Michael Schumacher a dominé le Grand Prix du Japon. Pour la dix-septième fois de la saison, soit la totalité des Grands Prix du championnat, le champion du monde allemand est monté sur le podium. Grâce à l'incroyable fiabilité de sa machine, c'est un record de plus pour le pilote Ferrari, qui explose toutes les statistiques de la Formule 1. Et après s'être attribué une cinquantième pole position en qualification, les 310 kilomètres de la course se sont résumés à une simple formalité pour l'Allemand. Sur ce circuit de Suzuka, considéré comme l'un des plus beaux de la saison, mais aussi l'un des plus délicats pour la mise au point des monoplaces, l'équilibre irréprochable des Ferrari a fait merveille. Comme souvent cette saison, les voitures de la Scuderia étaient installées en première ligne et leur supériorité a, bien sûr, tourné à la démonstration dès les premiers mètres de course.
Humiliation. Tandis que Barrichello bloque adroitement les pilotes McLaren-Mercedes et Williams-BMW, qui tentent de s'infiltrer, Michael Schumacher s'échappe en tête. Plus personne ne va le revoir, pas même son propre équipier. A la fin du premier des 53 tours, l'Allemand possède une avance de plus de deux secondes. Et, à chaque passage, il enfonce le clou, histoire de montrer qui est le patron, si jamais certains étourdis ne le savaient pas encore. A commencer par Barrichello, humilié comme les autres. Pour le Brésilien, c'est un peu plus grave puisqu'il dispose de la même machine que le champion du monde sans parvenir à en tirer le même profit.
Derrière les Ferrari, les capricieuses mécaniques décident du classement. Raikkonen récupère la troisième place après les abandons de son équipier David Coulthard, accélérateur défaillant sur sa McLaren-Mercedes, et celui de Ralf Schumacher, lui aussi abandonné par sa Williams-BMW.
Monotonie. Après un peu plus d'une heure d'une course monotone, sans aucun dépassement significatif, les Ferrari franchissent la ligne d'arrivée au ralenti. Le public japonais, enthousiaste et poli, salue la performance mais réserve une ovation au héros du jour. Le pilote nippon Takuma Sato, cinquième sur sa Jordan-Honda, marque là ses premiers points en F1. Loin, très loin des records de la Scuderia. Jean Todt, le directeur sportif de Ferrari, toujours amoureux des chiffres, résume la domination de son équipe : «C'est un final de rêve pour une saison de rêve. Quinze victoires, neuf "doublés", Michael remportant son troisième titre consécutif avec Ferrari qui a enlevé son quatrième consécutif des constructeurs, et la deuxième place de Rubens. C'est difficile d'imaginer mieux.» Michael Schumacher ne dit pas le contraire : «Ce que nous avons réussi est incroyable.» Les deux hommes ont déjà prévenu la concurrence. Ils ne veulent pas en rester là, comme le confirme Jean Todt. «Dès lundi matin, il faudra penser à 2003, saison pour laquelle notre motivation va être la même que cette année.».
Lionel Froissard
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