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Grand Prix de Hongrie | Hungaroring 18 août 2002 |
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Doublé
Ferrari en Hongrie, un scénario bien huilé |
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ela devient une habitude. Au Grand Prix de Hongrie à Budapest, treizième manche du championnat du monde, l'écurie Ferrari s'est adjugé un nouveau doublé, le cinquième de la saison (après ceux des GP de San Marin, d'Autriche, d'Europe et de Grande-Bretagne). Elle empoche du coup le titre mondial des constructeurs. Le quatrième en quatre ans. Le douzième de son histoire.
Il reste encore quatre courses cette saison. Il ne restera que des miettes à s'y partager. Notamment, la place de vice-champion du monde. Sur laquelle Rubens Barrichello, vainqueur hier devant Michael Schumacher, reconverti en équipier de luxe, a mis une option. Il devance désormais de cinq points les deux pilotes Williams, Ralf Schumacher (troisième) et Juan Pablo Montoya (onzième à un tour).
Expérience. Très exigeant, le circuit du Hungaroring propose peu de possibilités de dépassement. Les pilotes n'apprécient guère son tracé bosselé et poussiéreux. Les vingt au départ hier (l'écurie Arrows avait renoncé pour difficultés financières) ont vite compris que la moindre erreur de freinage se payait «cash», pour terminer dans le bac à gravier. En témoigne la sortie de piste du «rookie» de l'épreuve, l'Anglais Anthony Davidson, Minardi, 23 ans, (remplaçant d'Alex Yoong jugé trop lent). Dans ce genre de course, l'expérience est donc essentielle. «Ce circuit que j'ai découvert en 1993 ne me plaisait guère. Il est très difficile pour les réglages et rend les dépassements impossibles. Mais avec les années... c'est de la pertinence de l'analyse plus que du pilotage que l'on tire du plaisir», explique Barrichello.
En occupant les deux premières places sur la ligne de départ, l'écurie Ferrari avait pris une sérieuse option sur la victoire. Déjà durant les qualifications, la Scuderia avait nettement montré sa supériorité en devançant les deux Williams de plus d'une seconde. Le départ et les différents arrêts au stand n'ont rien changé. Les deux voitures rouges creusant même l'écart durant la course. Et Schumacher se gardant bien d'attaquer son coéquipier parti en pole position : chez Ferrari, la consigne veut que l'on assure, plutôt que de tout perdre.
Imbattable.
Carton plein donc pour la Scuderia. En F1, il faut bien admettre que,
cette saison, il y a Ferrari et les autres... Patrick Head, directeur
technique de Williams-BMW, l'a bien compris : «Ferrari est vraiment
une division au-dessus.» Quant à «Schumi»,
il attendra Spa-Francorchamps (Belgique) dans quinze jours pour tenter
de battre le record du nombre de victoires dans une saison. Un record
qu'il codétient toujours avec l'Anglais Nigel Mansell
(1992). Alexandre PECH |
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