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Grand Prix du Canada | Montréal
9 juin 2002 |
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Toujours Michael Schumacher | ![]() |
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omme quinze jours plus tôt à Monaco, la pole position obtenue par Juan Pablo Montoya lors des qualifications du Grand Prix du Canada ne s'est pas concrétisée par le résultat qu'aurait mérité le Colombien. Alors qu'il pouvait espérer revenir sur Michael Schumacher, le leader, à moins de vingt tours de l'arrivée, le pilote de la Williams-BMW a senti sa mécanique faiblir et le trahir. Et avec ce nouvel abandon qui a une fois de plus profité à l'Allemand de chez Ferrari, le Colombien a perdu ses dernières illusions dans la course au titre mondial. Avant d'arriver à Montréal, Montoya accusait un retard de 33 points sur Schumacher, ce qui le mettait à égalité avec son équipier, Ralf, l'autre Schumacher. Ce dernier n'en a pas non plus profité pour se rapprocher de son frère au championnat. Lui aussi a connu quelques soucis surtout lors d'un ravitaillement raté qui l'ont repoussé au-delà d'une place dans les points. Et comme la judicieuse stratégie de Ferrari combinée à une intervention imprévue de la voiture de sécurité (le temps de dégager la monoplace de Jacques Villeneuve, moteur bloqué sur la piste) n'ont pas donné l'occasion à Rubens Barrichello de profiter de son début de course ultrarapide, Michael Schumacher n'a pas eu d'adversaire.
Petite larme. Une fois les Williams-BMW hors du coup pour la victoire, et son équipier occupé à défendre sa place, coincé entre les McLaren-Mercedes de Coulthard et Raikkonen, le champion du monde en titre, et qui va probablement le rester, s'est offert son cinquième succès sur le circuit Gilles-Villeneuve. Les innombrables supporteurs de l'écurie italienne ont versé une petite larme sur la 150e victoire de la Scuderia en Formule 1. C'est aussi la 59e de Michael Schumacher, qui pourrait bien arrondir ce chiffre dès la prochaine course, chez lui en Allemagne dans deux semaines. La bonne nouvelle de ce huitième Grand Prix de la saison, c'est sans aucun doute le retour en forme des McLaren-Mercedes qui retrouvent un niveau de performance digne de leur rang, et surtout une fiabilité qui devrait leur permettre de brouiller les cartes du duel Ferrari-Williams d'ici à la fin de la saison.
Moteur fragile. La mauvaise nouvelle concerne justement la dramatique chute de fiabilité du moteur BMW, considéré comme le plus performant du plateau, mais aussi de plus en plus fragile. Ralf Schumacher a d'ailleurs cassé le sien dans le tour de ralentissement. Les motoristes vont devoir se mettre au chevet de leur V10 avant d'aborder les éprouvants Grand Prix de l'été. Avec 70 points, Michael Schumacher apparaît donc intouchable en tête du classement, et sauf accident, il fêtera bientôt son cinquième titre. La bataille pour la place de dauphin est beaucoup plus incertaine. Le duo Montoya-Ralf Schumacher est désormais sous la menace de David Coulthard revenu à un point. C'est là que se situe l'intérêt des prochaines courses. LIONEL FROISSART |
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