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Grand Prix d'Australie | Melbourne
3 mars 2002 |
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Michael Schumacher, reprise de tête | ![]() |
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Peut-être rendu euphorique par cette flatteuse place, le Brésilien sème la panique au départ. Soucieux de ne pas perdre son avantage, il zigzague pour contenir Michael Schumacher. Mais il y a aussi le petit frère Ralf qui tente sa chance à droite puis à gauche. Barrichello essaye d'être partout à la fois. Alors que le règlement n'autorise qu'un changement de ligne pour défendre une position, il modifie trois fois sa trajectoire. Ralf, surpris et légèrement en survitesse, ne peut éviter le choc avec l'arrière de la Ferrari au premier freinage. Déjà à plus de 200 km/h, la Williams est catapultée dans les airs, avant de retomber sans trop de dommage dans l'échappatoire où gît déjà la Ferrari.
Contre-coup. Cet accrochage en tête a des répercussions pour le reste du peloton. Les touchettes s'y multiplient et provoquent des dégâts considérables. Quand la poussière retombe, huit monoplaces sont sur le carreau. La piste est jonchée de débris mais le directeur de course, en vertu d'un règlement parfois stupide, estime que la sécurité des pilotes n'est pas engagée et ne donne pas un nouveau départ. Il envoie juste la voiture de sécurité en piste le temps de faire le ménage. La course est décapitée. Outre Ralf Schumacher et Barrichello sont également éliminés Fisichella (Jordan-Honda), Massa et son équipier Heidfeld (Sauber), Button (Renault), Panis (Bar-Honda) et McNish (Toyota).
Coulthard a profité de la confusion pour prendre la tête, suivi de Juan Pablo Montoya et de Michael Schumacher qui a perdu du temps dans l'accident entre son frère et l'autre Ferrari. «Je n'ai rien vu, sauf quelques voitures qui s'envolaient dans tous les sens. J'ai eu peur d'être touché, aussi je suis passé un peu sur l'herbe. C'était la bonne décision.» La surprise vient de la Renault de Trulli qui a intégré ce groupe de tête. L'Italien pointe même un moment en 2e position. Une Renault dans le (petit) peloton de tête d'un GP fait plaisir aux responsables du constructeur français. Leur joie est de courte durée.
Piège. Au 8e tour, l'Italien, qui tente de résister aux assauts de Schumacher, se fait piéger par une dérobade de son train arrière. La Renault immobilisée au milieu de la piste impose une nouvelle apparition de la voiture de sécurité. Ce qui provoque le regroupement des treize voitures encore en course. A la reprise, Coulthard perd la tête en faisant un nouveau crochet dans l'herbe. Il finira par abandonner. Schumacher et Montoya se retrouvent seuls en tête. Le Colombien porte aussitôt une attaque tranchante à l'extérieur et passe. Mais sa Williams-BMW a quelques soucis dans les zones de freinages et la partie sinueuse, au contraire de la Ferrari. La Scuderia, qui débute le championnat avec le modèle de la saison 2001, sur laquelle de nombreuses pièces 2002 ont été adaptées, joue la fiabilité.
C'est à l'usure que
Schumacher repasse Montoya. Le Colombien est impuissant: «Quand
je l'ai passé, je pensais que je pourrais m'échapper.
J'ai rapidement réalisé qu'en fait, je le gênais,
car il était plus rapide que moi...» Schumacher ne sera
plus inquiété, Montoya se contentant de contrôler
la McLaren
de Kimi Raikkonen.
Derrière, les rescapés s'entre-déchirent pour une
place dans les points. C'est le cas pour la Jaguar
d'Irvine et
surtout la modeste Minardi
de Webber qui signe ses débuts en F1 par une magnifique 5e place.
La nouvelle Toyota, celle de Salo, malgré un tête-à-queue
dans le dernier tour, marque le début de son histoire en F1 en
terminant 6e. L'opposition sera plus vive pour Schumacher dans quinze
jours en Malaisie. LIONEL FROISSART |
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