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Grand Prix de Malaisie | Sepang
18 mars 2001 |
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Schumacher a l'aise en Malaisie | ![]() |
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ce rythme, il faudra bientôt revisiter une expression jusque-là réservée au football pour lui faire dire "la F1, ça se joue à 22 et à la fin c'est l'Allemand, Schumacher, qui gagne", tant la domination du pilote Ferrari est absolue. Après son succès en Australie, Schumacher a récidivé en Malaisie, remportant sa sixième victoire consécutive. Compte tenu de sa superbe fin de saison 2000, qui l'avait propulsé vers son troisième titre de champion de monde, le voilà sur la piste de tous les exploits.
Détrôner Prost. Avec 46 victoires, il se place à cinq longueurs du record d'Alain Prost (51 victoires pour 199 GP disputés), que le Français détient depuis l'année de sa retraite en 1993. A Sepang, Michael Schumacher a déjà détrôné Prost pour ce qui est des pole positions en s'imposant pour la 34e fois dans cet exercice, lors des qualifications de l'épreuve malaise (1). Il lui reste à rejoindre puis déborder le Français pour le nombre de titres (quatre en tout), avant d'espérer égaler le recordman, le mythique Juan Manuel Fangio, sacré à cinq reprises. Mais plus que les chiffres, c'est la manière dont Michael Schumacher les aligne sur son tableau de marche qui frappe les esprits.
A l'occasion de ce deuxième Grand Prix de l'année, l'homme fort de la Scuderia a démontré qu'il est au sommet de son art. Il en maîtrise tous les éléments et semble se sortir des situations les plus périlleuses. C'est ce qui fait la force des vrais champions. Schumacher a profité de ce chaotique Grand Prix de Malaisie pour le rappeler aux amnésiques. La course avait plutôt mal commencé, surtout pour l'Italien Giancarlo Fisichella, qui commettait l'erreur de se tromper de place en revenant sur la grille de départ. Cette étourderie imposait une neutralisation de la procédure faisant craindre une surchauffe des mécaniques. Moins de cinq minutes plus tard, la meute enfin libérée s'élançait vers le premier virage et une bousculade annoncée. Dans cette épingle, c'est Rubens Barrichello qui se faisait remarquer en éjectant Ralf Schumacher, comme il s'était déjà débarrassé de Frentzen à Melbourne. Après ce coup de force, les deux Ferrari s'échappent. Pas pour longtemps. Au début du 3e tour, un orage déverse des cataractes sur la piste. A la stupeur générale, les voitures rouges sont les premières à se faire piéger sur un mélange d'eau et d'huile lâchée par le moteur de la BAR-Honda de Panis qui vient d'exploser.
Enorme cafouillage. Les pilotes Ferrari se croient alors perdus. "J'ai vu les rails approcher et j'ai pensé que ma course était déjà finie", avouera Schumacher. Il se sort pourtant de ce mauvais pas, ainsi que Barrichello qui l'a suivi comme son ombre dans les graviers. "Quand je suis sorti, j'ai surtout eu peur de partir en tête à queue et de heurter Michael." Alors que la voiture de sécurité entre en piste pour sept tours, Barrichello et Schumacher s'arrêtent à leur stand pour faire monter des pneus "intermédiaires". Un énorme cafouillage leur fait perdre beaucoup de temps, mais c'est le bon choix. Leurs premiers tours sur la piste détrempée sont hasardeux puis les Ferrari deviennent irrésistibles. De la 11e place, Michael Schumacher passe en moins de six tours à la 1re. Il n'en sera plus délogé, profitant même de la course erratique des McLaren-Mercedes, peu performantes. Ce début de saison en trombe ne doit pourtant pas laisser croire que les jeux sont déjà faits comme le souligne prudemment Schumacher: "Même si la course m'a semblé ennuyeuse, j'aime ce genre de victoire qui arrive après que nous avons travaillé dur pour l'obtenir. Mais, attention, le reste de la saison risque de ne pas être aussi facile." Les pilotes McLaren l'espèrent très fort.
(1) Le maître absolu dans ce domaine reste Ayrton Senna avec 65 pole positions. LIONEL FROISSART |
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