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Grand Prix de France | Magny-Cours
1er juillet 2001 |
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Schumi talonne Prost | ![]() |
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omme par homme, Michael Schumacher passe ses troupes en revue. Il touche tous les bras qui se tendent vers lui, serre des mains. Certains ont droit à une chaleureuse accolade. Il n'oublie personne. S'il avait ôté son casque à sa descente de voiture, il en embrasserait quelques-uns. Le préposé au protocole du podium a beau s'impatienter, en lui tiraillant nerveusement la manche, le pilote Ferrari prend son temps.
Champagne. Quelques instants plus tard, expédiée la cérémonie du champagne, le pilote de la Scuderia a reconnu que cette cinquantième victoire lui fait particulièrement plaisir. «Oui, vraiment! Parce que ce fut dur sur la piste et 50, c'est un beau chiffre.» Et puis ce succès de l'Allemand au Grand Prix de France, devant son frère Ralf et son équipier Rubens Barrichello, le rapproche un peu plus d'un quatrième titre mondial qui le mettrait à égalité avec Alain Prost. Tout comme la prochaine fois qu'il franchira la ligne en vainqueur, il rejoindra le Français au nombre de victoires en grands prix (51). Le champion de la Scuderia a beau répéter à longueur d'interview qu'il se fiche des statistiques et de ce qu'il laissera comme trace dans l'histoire de la F1, il se rend compte qu'il est en passe d'en devenir un des noms incontournables.
Relève. Plus concrètement, Michael Schumacher a surtout remis quelques petites choses au point avec son frère, qui se voyait peut-être, déjà, prendre la relève. Ralf s'était d'ailleurs attribué la pole position, samedi. La première de sa carrière et qu'il a parfaitement exploitée au départ. Au bout de la longue ligne droite, à l'approche de l'épingle d'Adélaïde, théâtre de tant de frictions les années précédentes, la Williams-BMW est toujours en tête. Pour les deux frangins, très attendus au premier tournant, après leur départ mouvementé à domicile huit jours plus tôt, le plus dur est passé. Pour Mika Hakkinen aussi. Le Finlandais est accablé par le mauvais sort. Pour la 3e fois cette saison, il n'a pas pu prendre le départ. Pire, sa course s'est arrêtée avant même le tour de formation.
Erreur. Alors que la course ne fait que commencer, David Coulthard croit encore en ses chances. Devant lui, il voit Ralf mis sous pression par Michael et espère bien profiter de la moindre erreur de ce duo. Mais c'est lui qui va la commettre, à son premier arrêt au stand. Comme lors des essais, il est coupable d'un petit excès de vitesse. Cette fois, il n'est pas question d'amende mais d'une pénalité. Parfois, le temps c'est plus que de l'argent. «Cette pénalité a ruiné ma course, alors que nous étions compétitifs.» Pour l'Ecossais, qui terminera 4e malgré ses efforts pour remonter, tout est dit.
Et c'est encore aux stands que se joue le sort de la course pour Ralf Schumacher, qui y a perdu la première place: «J'avais quelques soucis de freins, puis, lors de mon arrêt, il y a eu un problème sur la roue arrière droite. En plus, mon deuxième train de pneus n'était pas aussi bon que le premier et j'ai perdu beaucoup de temps. Dans ces conditions difficiles, je suis content d'être deuxième.»
Ennuis de Ralf. Son frère Michael l'est encore plus d'être premier: «Je dois reconnaître que les ennuis de Ralf m'ont aidé, mais nous avions vraiment une bonne stratégie et mon premier arrêt a été parfait. Avec mon deuxième train, j'avais l'impression de voler.» Au passage, le champion du monde en titre, qui a de bonnes chances de le rester alors que sept courses sont encore au programme, a félicité son lieutenant Rubens Barrichello, qui est grimpé sur le podium pour la sixième fois cette saison.
Bleu pâle. Si le rouge Ferrari a resplendi sous l'ardent soleil de la Nièvre, le bleu de France a pâli. Panis a dû se contenter d'une modeste neuvième place, devant la première Prost-Acer, celle de Luciano Burti. L'équipier du Brésilien, Jean Alesi, a raté son rendez-vous avec son public en terminant douzième. LIONEL FROISSART |
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