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Grand Prix d' Allemagne | Hockeinheim 29 juillet 2001 |
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En Allemagne, ça casse et Ralf passe | ![]() |
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'est un Schumacher
qui a remporté le Grand Prix d'Allemagne. Mais pas vraiment celui que
le public attendait. Pour la troisième fois de la saison, c'est Ralf,
le cadet de la fratrie qui est monté sur la plus haute marche du podium.
Lucide, Ralf Schumacher a reconnu que la chance n'est pas étrangère à son succès. Comme Barrichello, Villeneuve, les pilotes Benetton, Fisichella et Button, et enfin le Français de l'écurie Prost Jean Alesi, il est un des rares à avoir échappé à l'hécatombe qui a décimé cette douzième épreuve de la saison.
Tout commençait de la pire des façons pour Michael Schumacher, qui ne se faisait pourtant pas d'illusion sur la possibilité d'obtenir sa 51e victoire devant son public, tant les pilotes des Williams-BMW avaient dominé les deux jours d'essais. Juan Pablo Montoya, le Colombien avait d'ailleurs obtenu la première pole-position de sa carrière samedi, avec un avantage de quelques millièmes sur son équipier Ralf Schumacher. Michael Schumacher et les pilotes McLaren étaient relégués loin derrière.
Catapulté. Le pilote de la Scuderia avait donc pour principal objectif de limiter les dégâts en attendant de retrouver un circuit plus favorable à sa monoplace. Mais dès le départ, l'Allemand sent le moteur de sa Ferrari s'étouffer, tandis que le peloton l'avale à pleine vitesse. Schumacher rentre la tête dans les épaules, craignant le choc. Le sort désigne le Brésilien Luciano Burti qui, masqué par un autre concurrent, n'a pas vu la Ferrari au ralenti. Le contact entre les deux voitures est terrible et la Prost-Acer de Burti est catapultée en tonneaux.
Pour Michael Schumacher, l'histoire se répète. Comme l'an dernier à Hockenheim, il n'a pas dépassé le premier virage. Les Williams-BMW et les McLaren-Mercedes sont déjà loin, quand le leader du championnat du monde, revient à pied, résigné, vers son stand. Mais cette fois, il profite d'un petit coup de pouce du destin. Malgré l'entrée en piste de la voiture de sécurité, le directeur de course décide de tout arrêter. Trop de débris jonchent la piste. Schumacher et Burti peuvent donc se précipiter vers leur voiture de réserve.
Accrochages. Un nouveau départ est donné, et cette fois, rien ne trouble l'envol de la Ferrari n°1 qui s'attaque aussitôt à la McLaren d'Hakkinen. Mais comme prévu, les Williams s'échappent. L'hécatombe commence par quelques accrochages. Hakkinen ouvre la longue liste des casses mécaniques. Puis c'est au tour de Michael Schumacher, juste après son ravitaillement. L'Allemand retrouve le sourire quand, du bord de la piste, il apprend l'arrêt définitif de David Coulthard, lui aussi trahi par son moteur.
Mais le plus durement touché est Montoya, qui, pour la deuxième fois de la saison, abandonne en tête d'une course, qu'il domine de la tête et du pied droit. Son moteur BMW a rendu l'âme. Reste son équipier Ralf Schumacher, qui assure jusqu'à l'arrivée pour s'imposer devant son public. LIONEL FROISSART |
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