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Grand Prix des USA | Indianapolis
24 septembre 2000 |
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Schumacher en plein dans le mile | ![]() |
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'est
une manie chez les pilotes. A peine réveillés, ils se précipitent vers une
fenêtre pour scruter le ciel. Celui de l'Indiana les a déçus. Gris
et menaçant, il apportait la promesse d'une journée froide et pluvieuse.
Quelques heures plus tard, les pilotes en ont la confirmation lorsque la
pluie détrempe les 225 000 spectateurs qui se sont donné rendez-vous dans
les tribunes du Speedway d'Indianapolis. Pour la première fois, les
race fans de la région vont assister à un départ arrêté et voir des
monoplaces en action sur une piste mouillée, ce qui n'est pas dans la
coutume locale puisque les 500 miles d'Indianapolis disputés sur l'anneau
ne peuvent se dérouler que sur piste sèche.
Alors qu'ils se préparent à prendre le départ du premier grand prix des Etats-Unis depuis neuf ans, les pilotes de F1 ont un autre problème à résoudre. L'averse s'est éloignée. Un vent froid est venu sécher la piste, mais uniquement sur la partie la plus rapide du circuit. Toute la portion sinueuse dans l'infield (l'intérieur du circuit) reste humide. Les pneus pluie vont souffrir, mais aucun concurrent ne prend le risque de partir en configuration pour le "sec".
Coulthard, voisin de Schumacher en première ligne, se met hors course dès le départ. Il anticipe son envol et se retrouve pénalisé de dix secondes. En attendant, il fait son travail d'équipier modèle et retient Schumacher, le temps qu'Hakkinen revienne au contact. Mais l'Allemand, qui n'est pas du genre patient, trouve l'ouverture en force et rappelle qu'il est irrésistible quand les conditions de piste sont les plus difficiles. Il est d'ailleurs le dernier à changer ses pneus. Quand il retrouve sa place de leader en sortant des stands, on l'informe qu'Hakkinen n'est pas loin. Le Finlandais revient même à moins de cinq secondes lorsque sa transmission rend l'âme au 26e des 73 tours. C'est l'abandon, et le soulagement pour Schumacher.
Par le jeu des ravitaillements, c'est Barrichello qui se replace dans son sillage, en protection. Le leader de la Scuderia n'a plus qu'à se mettre à l'écoute de sa mécanique et a ménager ses gommes. Au bout des 306 km de la course, il y a une 42e victoire à ajouter à son palmarès et la tête du championnat. Schumacher se fait pourtant une énorme frayeur à quatre tours de la fin lorsqu'une petite faute de concentration l'expédie en tête-à-queue. Deux secondes plus tard, tout est rentré dans l'ordre, l'Allemand file vers la victoire, qu'enjolive Barrichello avec la deuxième place. Avec désormais huit points d'avance sur Hakkinen, Schumacher abordera l'avant-dernier grand prix, au Japon dans quinze jours, gonflé à bloc. LIONEL FROISSART
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