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Grand Prix de Malaisie | Sepang 22 octobre 2000 |
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Schumacher, une cerise rouge sur le gâteau | ![]() |
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ika Hakkinen était trop pressé d'en finir avec cette saison qui l'a vu perdre son titre de champion du monde au profit de Michael Schumacher. Les feux rouges donnant le signal de départ du Grand Prix de Malaisie n'étaient pas encore éteints que sa McLaren avait déjà fait un petit bond en avant. Ce départ anticipé le mettait hors-jeu pour cette dix-septième et dernière course de la saison. Une course pour l'honneur, sauf pour Ferrari qu'un microsuspense ne faisait pas encore l'écurie championne du monde des constructeurs. Il ne lui fallait que trois points supplémentaires face aux deux McLaren-Mercedes pour préserver un titre déjà acquis en 1999.
Mika gentleman. Schumacher aurait pourtant pu se croire déjà en vacances après son sacre japonais, mais c'eut été oublier la loyauté de l'Allemand qui aime terminer le boulot. Hakkinen, en tête après quelques mètres de course, ne risquait pas d'inquiéter le nouveau champion du monde. Qui savait que son principal adversaire cette saison allait devoir s'arrêter pour purger une pénalité. A cette occasion, Hakkinen a démontré une fois de plus qu'il est un gentleman en ne bloquant pas la Ferrari revenue dans son sillage.
Le Finlandais contraint à une vaine course-poursuite, David Coulthard s'est retrouvé au commandement, et le seul pilote McLaren a pouvoir troubler la sérénité des Ferrari. Mais Schumacher, dans un style flamboyant, a mis un terme au suspense dès que Coulthard s'est arrêté pour son premier ravitaillement.
Fidèle à une tactique qui a souvent permis à Ferrari de s'imposer, Ross Brawn, le directeur technique et génial stratège de la Scuderia a alors demandé à Schumacher de profiter de la piste libre devant lui pour hausser le rythme et reprendre de manière virtuelle quelques secondes à Coulthard. L'une des forces de Schumacher, c'est d'être capable d'augmenter la cadence sans pour autant se mettre dans le rouge.
Succès complet. Comme prévu, son retour en piste après son propre ravitaillement confortait sa première place, qu'il confirmait après son second stop. Un beau travail d'équipe que Coulthard tentait de contester jusqu'à l'arrivée, sans y parvenir. Rubens Barrichello complétait le succès de Ferrari en montant sur le podium. Quatrième, après une étourdissante remontée, Hakkinen pouvait nourrir des regrets. Son départ anticipé lui a sans doute coûté une victoire de consolation. LIONEL FROISSART |
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