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Grand Prix d'Europe | Nürburgring 21 mai 2000 |
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Schumi, à domicile | ![]() |
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algré les 39 victoires désormais couchées sur son palmarès, Michael Schumacher ne s'était jamais imposé devant son public au volant d'une Ferrari. A l'occasion du Grand Prix d'Europe disputé sur le Nürburgring, le champion allemand a effacé cette faute de goût. Et, pour récompenser ses admirateurs, agglutinés dans les gradins après avoir bravé trois jours d'intempéries, il n'a pas manqué d'y mettre la manière.
Freinage exemplaire. L'apparition de la pluie dès le dixième tour l'a encore une fois aidé à briller. Dans des conditions précaires d'adhérence et de visibilité, personne n'a été capable de troubler la démonstration du pilote Ferrari. Pourtant, Hakkinen, auteur d'un départ de rêve, qui s'est propulsé de la deuxième ligne en tête de la course dès le premier virage, a fait illusion jusqu'à l'apparition des premières gouttes. Mais Schumacher n'a pas attendu un ravitaillement pour reprendre la tête. Il s'est imposé au Finlandais, toujours d'une extrême sportivité, lors d'un freinage exemplaire à l'approche d'une chicane.
Dès lors, il lui restait à construire son quatrième succès de la saison en prenant un maximum de précautions. "Hormis mon départ vraiment trop lent, le moment critique a été lors de l'apparition de la pluie. C'est délicat d'être leader et de prendre la décision de s'arrêter pour changer de pneus. Dès que nous avons été certains - en observant les temps au tour des pilotes qui venaient de chausser des pneus pluies - que ce type de gommes était plus efficace, je me suis arrêté. J'ai ensuite couvert plus de 150 km avec les mêmes pneus." C'est tout juste si Schumacher s'est attardé sur le léger contact avec la McLaren d'Hakkinen au moment du départ. "Cela n'a pas affecté le comportement de ma voiture", s'est-il contenté de préciser.
Hakkinen considère, lui, avoir pris l'un des meilleurs départs de sa carrière. La suite fut moins facile pour le champion du monde. "Ma voiture était parfaite en équilibre, mais j'ai perdu du temps lors de mon premier arrêt (écrou grippé sur la roue arrière droite). En milieu de course, j'avais la possibilité de creuser un écart sur Schumacher alors qu'il venait de s'arrêter, mais je suis tombé sur des retardataires et ça n'a pas marché. Ensuite, j'ai rencontré du trafic jusqu'à la fin."
Alesi neuvième. Hakkinen peut au moins se satisfaire d'être le seul pilote à être classé dans le même tour que Schumacher. Coulthard, pourtant auteur de la pole-position, et Barrichello, habituellement plus à l'aise sur les pistes mouillées, terminent très attardés devant un excellent Fisichella (Benetton), et un surprenant de la Rosa (Arrows). Alesi était seul à défendre les couleurs Prost-Peugeot après la disqualification de la voiture de Nick Heidfeld, à cause d'un poids non conforme. Le Français, malgré de nombreux problèmes, a rallié l'arrivée à la 9e place. Alesi comme Schumacher sont désormais impatients de se retrouver à Monaco, dans quinze jours, l'un des rares circuits où le pilotage prend le dessus sur la machine. LIONEL FROISSART ![]() ![]() |
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