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Grand Prix du Canada | Montréal 7 juin 1998 |
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Une victoire très "limite" | ![]() |
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Incertaine mais aussi mouvementée. Dès le départ, un carambolage, suite à un accrochage entre Alexander Wurz (Benetton) et Jean Alesi (Sauber), dans lequel Jarno Trulli (Prost) et Johnny Herbert (Sauber) se trouvaient impliqués, contraignait la direction de course à stopper immédiatement l'épreuve. Un accident spectaculaire, Wurz, dont la monoplace était partie en tonneaux, ressortant toutefois indemne de sa voiture.
Il était dit que ce Grand Prix du Canada serait riche en rebondissements. Au second départ encore, un nouvel accident survenait entre Trulli et Alesi, suite à un tête-à-queue de Ralf Schumacher (Jordan). Sans toutefois que la course soit interrompue, la voiture de sécurité neutralisant l'épreuve pendant cinq tours.
Mais au-delà des incidents, un événement important était survenu au premier tour. Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes), l'un des favoris, rentrait au ralenti à son stand et abandonnait, victime de sa transmission (boite bloquée en 1ere vitesse).
Le Finlandais laissait s'expliquer ses deux principaux rivaux, David Coulthard , son coéquipier, et Michael Schumacher (Ferrari). Seuls, loin devant les autres concurrents, devant Giancarlo Fisichella (Benetton) et Jacques Villeneuve (Williams-Mecachrome), relégués à plus de 11 secondes après onze tours... Avant que la voiture de sécurité ne rentre à nouveau en piste quatre tours plus tard, afin de nettoyer la piste, de la terre et de la pelouse se trouvant sur l'asphalte après une sortie de Pedro Diniz (Arrows).
La folie s'installait sur le Grand Prix du Canada. La voiture de sécurité venait à peine de libérer une nouvelle fois les voitures que David Coulthard ralentissait et rentrait au stand pour abandonner lui aussi... Avant qu'un énième accident, entre Mika Salo (Arrows) et Herbert (Sauber), n'oblige le "safety-car" à revenir en piste (20e tour).
Michael Schumacher (Ferrari) en profitait pour passer au stand ravitailler, changer de pneus, laissant le commandement à Giancarlo Fisichella. En ressortant, l'Allemand "sortait proprement" de la piste son compatriote Heinz-Harald Frentzen (Williams). Puis, alors que la voiture de sécurité libérait les monoplaces, Jacques Villeneuve tentait un dépassement impossible sur Fisichella, sortait et abîmait son aileron avant.
Le Canadien perdait cinq tours dans l'affaire. Michael Schumacher, lui, perdait de précieuses secondes en purgeant une pénalité de " 10 sec" pour sa manœuvre sur Frentzen. Resort 3e des stands, l'Allemand allait se lancer à la poursuite de Fisichella, après s'être débarrassé de Damon Hill (Jordan) après une lutte âpre.
Schumacher devait profiter du ravitaillement de !'Italien (44e tour) pour prendre la tête. Olivier Panis , alors 3e, avait, quant à lui, renoncé, victime d'une sortie de piste (40e) suite à un problème d'accélérateur. Hill (44e) aussi, en raison d'ennuis mécaniques.
L'Allemand s'étant "ménagé" un écart substantiel et bénéficiant de la célérité de ses mécaniciens, parvenait à ressortir des stands juste devant Fisichella après son second ravitaillement (50e tour). Pour Michael Schumacher, le plus dur était fait. Il s'imposait devant Fisichella, Irvine (Ferrari), Wurz (Benetton) le miraculé et les deux Stewart de Barrichello et Magnussen.
Schumacher remportait ainsi sa deuxième victoire de la saison la 29e de sa carrière. Et surtout l'Allemand s'installait à la deuxième place du Championnat du monde, à douze points de Mika Hakkinen. AFP
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