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Grand Prix du Pacifique | Aïda (Japon) 22 octobre 1995 |
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e circuit
d'Aïda au Japon accueille pour le Grand Prix du Pacifique la quinzième
manche du championnat du monde. Poleman, Coulthard
est l'auteur du meilleur départ, entraînant dans son sillage Alesi,
qui a su profiter de la petite explication entre Hill
et Schumacher... Les premiers ravitaillements interviennent au 18ème
tour, qui voit l'entrée groupée dans les stands du "train" Alesi/Hill/Schumacher.
Comme il nous y a habitué tout au long de la saison, c'est Schumacher
qui jaillit le premier de son stand, suivi par Jean Alesi, qui perd
aussitôt le contact avec le virtuel champion du monde, tandis que Hill
tarde à reprendre la piste... Bien que parti de la seconde ligne derrière
les deux Williams-Renault
de Coulthard et de Hill, Michael Schumacher s'est montré une fois encore
supérieur à tous ses adversaires, grâce notamment à l'excellente stratégie
mise en place par Benetton pour ses ravitaillements.
Tous les pilotes de pointe se sont arrêtés à trois reprises, et c'est à l'occasion du deuxième arrêt de David Coulthard que Schumacher s'est emparé du commandement. Berger, venant finalement à bout d'Alesi, a classé sa Ferrari à la quatrième place devant celle de son équipier. Et c'est Johnny Herbert qui a marqué le point de la sixième place. Bientôt la délivrance... Magistral, plein de panache, servi par une écurie qui n'a pas commis la moindre faute, Schumacher peut sauter dans les bras de Flavio Briatore, qui embrasse l'Allemand qui n'a pas encore ôté son casque... Au pied du podium du champion du monde, le Français Alesi, qui vient de terminer là son centième Grand Prix, se dit qu'il pourrait bien être à la place de l'Allemand l'an prochain, là-haut, sur la première marche du podium... Après avoir décroché sa huitième victoire de la saison sur ce circuit d'Aïda, l'Allemand Michael Schumacher est devenu, à 26 ans, champion du monde des conducteurs pour la seconde année consécutive. C'est en grand champion, et avec panache, qu'il vient de décrocher les 10 points de la victoire alors que seule une quatrième place aurait suffi à son bonheur et à son sacre définitif... "Pour le moment, ce que je ressens est assez bizarre, car je n'ai pas encore tout à fait assimilé le fait que je sois champion du monde pour la seconde fois", a admis Schumacher après l'arrivée. "C'est super, car j'ai remporté le titre mondial, mais j'ai aussi gagné la course. Je tiens à remercier l'équipe Benetton-Renault, qui a pris une part très importante dans mes succès tout au long du championnat. J'ai pris un bon départ, mais Damon a élargi sa trajectoire pour m'empêcher de le doubler, ce qui a permis aux deux Ferrari de passer devant. Mais tout cela n'a guère d'importance, je suis seulement très heureux d'avoir gagné ! " Il est tout heureux... Damon Hill, quant à lui, a jeté ses derniers dés, en vain... "Je suis déçu. J'ai pourtant essayé de faire de mon mieux pour obtenir un bon résultat, mais ce n'était pas le bon jour Je pense désormais à la saison prochaine, mais aussi aux deux courses à venir.". Parti en cinquième position sur la grille, "Schumi" a encore une fois dominé tous ses adversaires, tirant parti au maximum des aléas de la course et des stratégies des autres pilotes. En fait, il n'y a guère eu de bataille du Pacifique, mais plutôt un combat avec lui-même, une quête de la performance pure, dans un style généreux et conquérant. Schumacher semble bien être de l'étoffe de la race de ces seigneurs de la piste... |
